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Donc, pour M. Houphouët-Boigny, le seul cumul non scandaleux est celui de la terre et de la fonction publique [4]. Mieux encore, logique avec lui-même jusqu’à l’extrême, il obligera bientôt tous les cadres supérieurs à posséder des plantations, à appartenir, volens nolens, à la couche des planteurs. En tout cas, pour le Président, la propriété foncière apparaît normale, naturelle, non-créatrice d’un fait social extraordinaire et à fortiori d’une classe, ou encore de rapports capitalistes de production.
La démarche politique du chef d’État ivoirien ne peut être appréhendée hors de ce contexte. En partant de ce concept, il s’attachera à promouvoir le renforcement de la grande propriété, afin de permettre en pratique, à la bourgeoisie terrienne, d’étancher sa soif de terres tout en renforçant ses assises économiques et politiques.
M. Houphouët-Boigny ne tiendra pas compte, entre autres, d’« un ancien texte territorial… [limitant] la propriété définitive en ce qui concerne les concessions à douze hectares, le reste de la propriété faisant l’objet d’un bail » [5]. Ce texte restant donc toujours en vigueur, on parle de l’abolir pour faire coïncider la loi à la réalité. Car, à cette époque, on est déjà loin, très loin, de cette douzaine d’hectares.
De fait, dès l’accession de la Côte d’Ivoire à la souveraineté nationale, le président Houphouët-Boigny multiplie les interventions favorables à l’extension de la propriété foncière. En octobre 1961, il déclare :
« … L’agriculture ivoirienne doit se développer sans entraves sous l’égide de la République de Côte d’Ivoire, désormais seule propriétaire, et seule, cela est très important, à attribuer des surfaces d’exploitation au regard du seul critère d’une mise en valeur courageuse et appliquée » [6].
Quelques semaines plus tard il revient à la charge :
« Plus de terres vacantes et sans maîtres, dit-il ; plus de propriétés coutumières figées ; mais un patrimoine national accessible à tout

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