Avertissement: Ce site n'est plus maintenu à jour. Vous pouvez continuer à le consulter en archive.

africain économiquement et potentiellement le plus intéressant, en est l’initiateur. Il essaie, à l’évidence, de mobiliser la partie du colonat d’Afrique non encore menacée directement, pour généraliser l’opposition contre les prétentions des élites africaines, renforcer ainsi la position de ses amis de Côte d’Ivoire et d’augmenter d’autant leurs chances de combattre le S.A.A. et le P.D.C.I.
Sa hargne transparaît dans chacune des phrases de son discours. Lui et ses amis n’avaient pas jugés utile de célébrer la Libération de Paris en Août 1944 ; ils ne se posent pas moins en défenseur de l’Empire. Les colons, affirme-t-il, sont des « hommes courageux et tenaces » et pourtant on les avait traités de « ratés et d’ivrognes invétérés ». Quant aux autochtones, « ce n’est pas d’un trait de plume que l’on peut faire des millions d’êtres incultes tout à fait, des citoyens conscients et organisés ».
L’élite africaine, sous l’impulsion d’Houphouët, riposte en lançant, en septembre 1946, un Manifeste qui appelle à la réunion des Africains à Bamako. Il sera signé par presque tous les élus africains présents alors à Paris.
La volonté des colons de Côte d’Ivoire d’isoler les planteurs ivoiriens, amènera les autorités françaises à commettre une erreur énorme.
En effet Marius Moutet, ministre S.F.I.O. de la France d’outre-mer, ordonnera aux administrations locales de s’opposer par tous les moyens à la réunion du Congrès. Faute plus grave encore, il demandera aux élus africains de son parti de boycotter la réunion.
Résultat ? Les autres chefs de file africains seront donc absents de Bamako quand les délégations de base éliront M. Houphouët-Boigny président du Rassemblement Démocratique Africain (R.D.A.). Faute de concurrents, aux dires même de l’intéressé.
L’absence des autres élus ne devait pas éviter pour autant quelques heurts bénins, notamment entre partisans et adversaires de l’autonomie.
Félix Houphouët-Boigny, lui, y était - et restera toujours - franchement hostile. Il sera suivi. Cette position sur les liens organiques avec la métropole se confondait, elle aussi, avec la stratégie d’alors du Parti communiste français [54].

Compagnon de route


A ce stade, il convient de démêler l’écheveau des relations entre le Parti communiste français d’une part, et Félix Houphouët, les gros planteurs, Le Syndicat Agricole Africain, le

Creative Commons License Fonds d’archives Baulin (http://www.fonds-baulin.org), développé par Résurgences, est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.
Plan du site
Site propulsé par l'Atelier du code et du data, chantier d'insertion numérique