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concession du Dr N’Krumah s’avèrera inutile. En effet, à Ouagadougou où se trouvent réunis tous les chefs d’État de l’Entente ainsi que celui du Togo, un communiqué annonce, le 20 octobre, le boycottage par les cinq États, de la conférence d’Accra.


Mais en poussant trop loin l’épreuve de force, le président Houphouët-Boigny débouchera sur un échec dans la mesure où les représentants de 28 des 36 États africains membres de l’O.U.A., participeront à la rencontre, y compris ceux de tous les arabophones, de tous les anglophones, et de 6 des 14 francophones.
La position de la Côte d’Ivoire se trouvera affaiblie davantage par l’annonce dans les deux semaines suivant la conférence au sommet d’Accra, de la découverte d’un complot en Guinée. M. Léon Maka, président de l’Assemblée nationale de Guinée, accuse publiquement la Côte d’Ivoire et le Conseil de l’Entente d’avoir participé à l’organisation d’un complot tendant à l’assassinat du président Sékou Touré et à l’instauration d’un nouveau régime en Guinée.
L’affaire se présente sous un jour fort ennuyeux pour le chef d’État ivoirien puisqu’un haut fonctionnaire ivoirien s’y trouve impliqué ; il a de plus avoué l’objet de sa mission au micro de Radio-Conakry.
Dans le but de gêner davantage le président Houphouët-Boigny, M. Sékou Touré demande à l’O.U.A. « de statuer sur les activités subversives financées par M. Houphouët-Boigny en vue d’un coup d’État en Guinée » [26].
Pour manifester sa force sur le plan intérieur - face au Ghana et à la Guinée - le président Houphouët-Boigny décrète des mesures de grâce en faveur des 90 condamnés des divers complots, et commue en particulier la peine de mort de 18 personnes - dont celle de M. Mokey - en travaux forcés à perpétuité ou à 20 ans.
Des coups plus rudes encore seront portés au leader ivoirien dans les premiers jours de 1966. Tout d’abord, M. Maurice Yaméogo, président de la Haute-Volta, est renversé le 3 janvier. Le 15, c’est le coup d’État au Nigeria. Dans l’immédiat, l’élimination du régime nigérian qui n’avait pas hésité à manifester son hostilité à la politique ghanéenne, apparaît inquiétante au leader ivoirien.
Cette inquiétude se trouve confirmée par deux initiatives du Dr N’Krumah. D’abord, l’empressement du Ghana à annoncer, dés le 17 janvier, la reconnaissance

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