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La politique africaine d’Houphouët-Boigny
L’O.U.A. ou la fin du rêve unitaire

M. Houphouët-Boigny a joué un rôle de tout premier plan dans la création de cette Organisation de l’unité africaine qui verra le jour, en mai 1963, à Addis-Abeba.
Et pourtant, cela peut paraître paradoxal, M. Houphouët-Boigny n’y croit pas. Il n’y a même jamais cru : pour lui, l’O.U.A. devait être une voie de garage pour les rêveurs de l’unité africaine. Une série de faits concordants étayent cette thèse.
Ainsi, il a assisté seulement à la conférence constitutive de l’O.U.A. Addis-Abeba. Depuis, il s’est abstenu d’y participer [1]. Il l’a fait sous les prétextes les moins crédibles.
En juillet 1964 déjà - au plus fort de la polémique autour de la représentativité du gouvernement de M. Tshombé - il répugne à affronter ses pairs. En octobre 1965, M. Houphouët-Boigny tente de faire boycotter la conférence de l’O.U.A d’Accra par l’ensemble de l’O.C.A.M., et échoue.
En 1966, acharné à provoquer la chute du régime guinéen, il ne désire pas voir l’O.U.A. s’y intéresser de trop près. Il essaie d’obtenir en conséquence le report de la conférence au sommet d’Addis-Abeba.
En août 1967, à la veille du sommet de Kinshasa [2], le président Houphouët-Boigny veut obtenir, à nouveau, le report de la conférence. Il échoue encore.
En septembre 1968, le drame biafrais a pris de l’ampleur. La réunion de l’O.U.A. à Alger ne peut que mettre en relief l’isolement de la Côte d’Ivoire et des trois autres États qui ont reconnu le Biafra. Fraternité-Matin regrette ces conférences annuelles de l’O.U.A. et propose une réunion tous les trois ans, etc.
Ce manque évident d’intérêt de sa part pour cette organisation ne peut guère étonner dans la mesure où, pour lui, il convient de le répéter, la conférence de mai 1963 constitue non pas un point de départ, mais un aboutissement, la matérialisation, le triomphe de sa conception d’un regroupement africain de type confédéral lâche, et par conséquent la
mise à mort du rêve d’unité panafricaine des N’Krumah et

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