l’Unité, paraîtra en première page du Temps du Niger daté du 26 novembre 1969, en même temps que l’annonce de l’arrivée de la délégation conduite par M. Yvon Bourges.

Fin janvier 1970, je suis de nouveau à Ottawa. Cette fois, ma mission est essentiellement politique car on se trouve à la veille de la seconde conférence de la Francophonie.

Toutefois, nos projets de développement et surtout celui de la Route de l’Unité restent plus que jamais à l’ordre du jour. On me montre les termes de référence du mandat de la nouvelle équipe qui ira au Manga, pour étudier le problème sous un autre angle. Ils indiquent clairement que « le projet n’est pas économiquement rentable au sens conventionnel », mais « il est également reconnu qu’il est d’une importance vitale pour le gouvernement de la République du Niger. » En somme, il est demandé aux ingénieurs-conseils de prendre en compte le facteur politique. Quant au calendrier, la nouvelle équipe partira fin janvier 1970, retournera début mars, présentera son rapport début avril, permettant ainsi au gouvernement fédéral de prendre sa décision vers la mi-juin...

Nouveau séjour, à la mi-avril, au Canada, pour évaluer les retombées de Niamey II _la seconde conférence de la « Francophonie »_ et passer en revue l’état d’avancement des différents projets d’aide. Pour la Route, «  la décision à prendre sera difficile », me dit M. Hudon. « Pour la première fois, ajoute-t-il, nous aurons à choisir entre la thèse purement économique et la thèse donnant la priorité au paramètre politique. »

En juin 1970, nous nous retrouvons à trois à Ottawa, avec Mai Maigana et André Saunier [6], nouveau conseiller canadien du Président. Qu’en est-il du fameux rapport ? Un ministre, Jean-Pierre Goyer, donne quelques coups de téléphone et nous dit que « le dossier de la route a été rendu potable. » Dans l’après-midi, un haut fonctionnaire des Affaires extérieures nous le confirme, « le rapport sur la route est valable. » Le lendemain, douche froide : M. Gouin nous affirme que le rapport est négatif ; et il parle d’une troisième étude...

Mais l’atmosphère de complicité ambiante est telle que dans mon rapport au Président daté du 11 juin, j’écris qu’à mon avis « le feu vert définitif sera donné vers la fin du mois en cours. » De toute évidence, le gouvernement canadien ne pouvait plus refuser ce projet au Niger.

Les choses traînent pourtant. Je multiplie les coups de téléphone et

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