décomposition interne du camp conservateur", ainsi que l’antagonisme entre Mohammed Diawara et
G. Comte n’aurait pas réagi si le Président ivoirien s’était contenté de faire saisir cette livraison du Monde, comme il l’a d’ailleurs fait.
Mais il avait ajouté :
Il semble également que l’on ne saura pas de sitôt les noms des responsables de la diffusion des documents concernant le "doctorat" de M. Bédié ; comme on ne saura pas de sitôt quel est le collaborateur du ministre des Affaires économiques et financières qui a subtilisé une photocopie du contrat, et la filière qui a amené ce document entre les mains du ou des auteurs.
En ce qui concerne ces derniers, je pense qu’il s’agit tout simplement d’étudiants. Car, quelque trois semaines avant l’apparition du tract, le président Houphouët-Boigny, s’appuyant sur le doctorat tout neuf de M. Bédié et afin d’amplifier son prestige, lui avait demandé de l’accompagner à Yamoussoukro, en même temps qu’Usher Assouan
et Philippe Yacé, pour dialoguer avec un millier d’étudiants et de bacheliers ivoiriens. Or, selon certains, lors de cette rencontre, son attitude aurait été sinon arrogante, du moins sentencieuse. Ce qui aurait heurté ses auditeurs.
Une ultime question : pourquoi M. Konan Bédié a-t-il pris un tel risque ?
Quel besoin avait-il d’un doctorat d’Université ? D’aucuns pensaient à l’époque que ce désir découlait de son complexe vis-à-vis de Diawara, mieux pourvu en diplômes. Selon d’autres collègues de l’intéressé, il croyait qu’en étant plus diplômé que ses concurrents potentiels, il rendrait plus "normale" sa primauté dans la course pour la présidence.
Hélas, cette bévue provoquera un retard de plusieurs années
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