différents pays-cibles, j’entrais en relations soit personnellement en me déplaçant, soit par télex, avec les Chambres de Commerce et d’Industrie d’Oslo, de Stockholm, de Copenhague, de Rome et aussi avec Afrika Verein de Hambourg. Jouant cartes sur table, j’exposais à leurs responsables le but recherché et les priais de nous aider à faire un choix d’hommes d’affaires susceptibles de s’intéresser à la promotion de projets spécifique tendant au développement de la Côte-d’Ivoire.


Une fois ce tri effectué, le Centre leur faisait parvenir de Paris des invitations à visiter la Côte-d’Ivoire. Durant leur séjour, ils étaient reçus à Abidjan ou à Yamoussoukro par un Houphouët-Boigny charmeur à souhait, avec affabilité par Djibo Sounkalo, le maire de Bouaké, par le préfet Koblan Huberson à Korhogo. Puis les hommes d’affaires étrangers avaient des discussions avec les deux ministres-délégués aussi bien qu’avec M. Sawadogo alors en charge de l’Agriculture.


Bien entendu, ces visites, dont nous amplifions les échos dans nos bulletins hebdomadaires en français, en anglais et en allemand, soulevaient beaucoup d’intérêt dans les différents organismes nationaux qui patronnaient ces visites créant ainsi de nouvelles vocations d’investisseurs.


Tous ces contacts, ces travaux d’approche, déboucheront sur le néant. La guérilla Bédié-Diawara, et à un degré moindre Bédié Sawadogo, sera incessante et d’une ampleur incroyable, dépassant de loin les échauffourées de la période mars-septembre. Parfois, j’en entretenais le Président en évitant toutefois de mettre trop en évidence le rôle négatif de Bédié. Je lançais, sans grand espoir de succès, une ultime tentative de rapprochement entre les deux hommes pour arriver au moins à un modus vivendi, à une cohabitation.


Je me trouvais de plus en plus gêné dans l’accomplissement de ma propre mission. Dès le début de l’été 1967, il devenait patent que
M. Bédié en particulier faisait preuve d’une mauvaise volonté évidente. Je devais me résoudre à admettre que l’élimination pure
et simple de M. Diawara du circuit et le cumul des deux postes de l’Economie et du Plan étaient devenus son objectif prioritaire. Je devais également me résoudre à admettre qu’en ce qui me concernait, il voulait faire la démonstration et de mon incapacité et de mon échec.


Je me décidais donc, une fois de plus, à dégager ma responsabilité <br

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