et les investisseurs étrangers non français.


Le Centre d’Information et de Documentation Ivoirien, outil pourtant très souple, est remanié en conséquence avec un renforcement adéquat du secteur économique.


Vers la mi-novembre, je suis de nouveau à Abidjan. Je crois en toute bonne foi que M. Konan Bédié a été dûment informé par le Président.
D’où, dès le lendemain de mon arrivée, ma visite au ministre délégué à l’Economie dont l’appui et la coopération me paraissent indispensables. Dès les premières minutes, je m’aperçois qu’il n’est absolument pas au courant de ma nouvelle mission. Son visage, souriant quelques instants auparavant, se fige. C’est évident, l’ensemble de l’affaire lui déplaît souverainement. Il paraît à la fois vexé et inquiet. Vexé d’avoir été tenu à l’écart par le Président dans un domaine relevant tout de même de sa compétence.
Inquiet, à l’idée que je deviendrai, avec le CIDI, une source indépendante d’informations et d’analyses pour le Président.


M. Konan Bédié me demande si j’ai un plan d’action. Je lui réponds que j’espère avant tout obtenir de lui et de Diawara des données
et des renseignements de base sur les zones déjà explorées, puis une liste exhaustive des projets de développement du pays. Une fois ces éléments étudiés par le personnel du CIDI, je me propose de prospecter aussi bien les investisseurs potentiels privés que les pays et organismes donateurs internationaux. Comment pénétrer


ces milieux ? D’abord en utilisant l’atmosphère réceptive, amicale envers la Côte-d’Ivoire, créée dans de nombreux pays étrangers par notre toute fraîche campagne de relations publiques. En recourant ensuite aux bons offices des journalistes, devenus des amis personnels, pour établir le contact aussi bien avec le monde des affaires qu’avec les organismes officiels. Enfin, en rééditant avec les hommes d’affaires notre tactique d’invitations, par petits groupes nationaux, qui avait donné de si brillants résultats avec les journalistes des 17 pays ayant visité la Côte-d’Ivoire...


Il me dit :"Tu ne réussiras pas". L’avenir quasi immédiat montrera qu’il n’avait pas tort. En attendant, je deviendrai son axe d’intérêt 3 bis.


Dans une première phase, je décidais de me cantonner au secteur privé. Après avoir mobilisé nos amis des

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