livreDès le 27 mars, Fraternité Matin avait confirmait que le PDG de la COGEXIM menaçait de publier un "Livre Blanc".
De part de mon expérience, je sais à quel point M.Houphouët-Boigny est allergique à ce genre de publications.
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Les amis de M.Dioulo triomphent.M.Bédié et le Président deviennent la risée de toute la Côte-d’Ivoire.


J’imagine fort bien la déconvenue de M.Houphouët-Boigny. Jadis, ceux de ses compagnons qui se savaient menacées-MM.Mockey, Gadeau, Banny, etc.-ne songeaient pas à fuir. Dans l’immédiat, sa colère trouvera des cibles de choix : ses ministres, dont l’incapacité, dit-il à un visiteur, le "rend malade" ; ensuite un homme comme M.Dioulo en liberté, disposant de fonds importants à l’étranger, ayant la possibilité de publier un livre rapportant des faits dont il fut témoin ou acteur, représente une bombe à retardement.


Autre exutoire à son trop plein de fureur, les médias. Sous l’impulsion de M.Bédié-dont "le dépit fait plaisir à voir", me dira un ministre-la presse traite M.Dioulo d’"escroc", de "roi de l’esbrouffe", de "lâche", de "menteur". Elle révèle que le PDG de la COGEXIM avait adressé au Président, avant sa fuite, "plusieurs

lettres dans lesquelles il mettait en cause maints de nos responsables et cadres", et se demande "comment Emmanuel Dioulo a pris la fuite".
Fraternité Matin assure, de plus, que le procès au pénal aura bien lieu.


Dans sa livraison du 28 mars, le quotidien du parti unique apporte quelque lumière supplémentaire sur les véritables causes de toute l’affaire. Ainsi, il apprend à ses lecteurs qu’à l’audience du tribunal de première instance-celui qui avait fait preuve de modération-"des cris de joie avaient ponctué l’énoncé du jugement". Selon le journaliste, "on a gagné, hurlaient les comparses du PDG". Le quotidien confirme ensuite que M.Dioulo "s’estimait promis à un grand destin, et le préparait en conséquence et par tous les moyens". Et dans ce but, précise l’auteur de l’article, il s’était constitué "ce qu’il dénommait en privé : mon trésor de guerre". De quelle guerre ? "De la succession bien sûr, pour laquelle Emmanuel Dioulo se créait, depuis 1980, une "clientèle fidélisée"."


Donc, l’affaire BNDA-COGEXIM visait bien à limer les crocs financiers de M.Dioulo et à

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