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La succession d’Houphouët-Boigny
L’élimination d’un ultime concurrent



















L’imbroglio constitutionnel créé inopinément le 25 novembre 1980 avait provoqué un certain malaise. Les hiérarques du régime se rendaient bien compte qu’il s’agissait d’une simple diversion destinée à masquer, sans provoquer trop de remous, la progression de M. Bédié vers le podium.


Plusieurs cadres du pays essaieront donc de contrecarrer ce projet,
et pour ce faire, multiplieront les pressions. Ils pensent pouvoir obliger le président Houphouët-Boigny à désigner le vice-président de la République, éloignant d’autant la perspective de voir M. Bédié - dans l’immédiat numéro deux du régime par intérim - accéder, par accident, à la magistrature suprême.


Bien entendu, le Président se montre hostile à une telle initiative qui porterait un coup sévère, voire fatal, à ses desseins concernant son successeur. Pour expliquer ses réticences, il utilisera toute une gamme d’arguments. Par exemple, il excipe de la nécessité d’organiser des élections présidentielles puisque la loi du 21 novembre précise que le président et le vice-président doivent être élus en même temps. La riposte à cet argument viendra au Conseil national de novembre 1981 quand Camille Adam, vétéran des temps héroïques de l’Appel de

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