Avertissement: Ce site n'est plus maintenu à jour. Vous pouvez continuer à le consulter en archive.

Le miracle ivoirien

  • Recherche textuelle
  • Brèves
  • Des interviews exclusives de Dja-Apharou ISSA IBRAHIM, ami et confident de Jacques Baulin, responsable par donation de l’intégralité des documents constituant le fond, et président de l’association sont actuellement publiées dans la rubrique présentation.

  • Les trois ouvrages de J. Baulin : Conseiller du président Diori, La politique africaine d’Houphouët-Boigny et La politique intérieure d’Houphouët-Boigny
    seront disponibles sur le site en version iBook et en version Pdf dès septembre
    2009.

« Le miracle ivoirien n’est pas un mirage comme le prétendent certains détracteurs mais une réalité », déclarait le président Houphouët-Boigny en mars 1974. « Quand on songe, ajoutait-il qu’avec des potentialités très limitées nous sommes arrivés - tout est relatif - à un développement durable et envié ! »
Pour la compréhension de l’évolution de la Côte d’Ivoire, il convient d’analyser le contenu de ce « miracle », de préciser ces diverses composantes.
Le « miracle ivoirien » constituait au départ, en 1964, un bon slogan publicitaire destiné à frapper les esprits des journalistes étrangers invités par groupes à visiter la Côte d’Ivoire. Ils débarquaient en effet, prévenus aussi bien contre le pays hôte - à cause des fameux « complots » - que contre l’Afrique dans son ensemble accusée d’être mal partie. Le calme régnant dans le pays, joint à l’état apparemment florissant des finances, aux progrès de l’économie et à l’hospitalité traditionnelle des gens de la brousse, contribuaient à identifier dans leurs esprits le pays et le slogan publicitaire. Ils se trouvaient ainsi amenés, et à travers eux l’opinion mondiale, à considérer la Côte d’Ivoire comme une exception dans une Afrique en débandade.
Durant cette vaste campagne psychologique, dans laquelle l’auteur de ces lignes a joué un rôle non négligeable, un élément fondamental d’analyse du « miracle ivoirien » restait soigneusement caché. Et pourtant, ce facteur, ignoré à ma connaissance par l’ensemble des publicistes, ou du moins oublié, explique, à lui seul, l’opulence financière et l’expansion économique qui ont marqué les premières années de la Côte d’Ivoire indépendante.
Une évaluation rapide de l’ensemble des données et des potentialités de l’économie ivoirienne au moment de l’accession de la Côte d’Ivoire à la souveraineté nationale s’avère indispensable pour comprendre les causes de ce départ foudroyant. En somme, les interventions surnaturelles se faisant de plus en plus rares, il s’agit d’expliquer les rouages du « miracle ivoirien ».
Tout d’abord, je rejette, comme le fait la Banque Mondiale dans son Rapport Confidentiel de février 1977 [1], l’explication par la « chance », le hasard, le concours de circonstances.
Par contre, fait tangible, le territoire ivoirien dispose de ressources énormes reconnues. Dès avant la guerre, nous l’avons déjà relevé, les colons le considère comme « la colonie la plus riche » de l’A.O.F. En 1950, M. Philippe Diolé, journaliste avisé et observateur sagace, constatait, de son côté, dans Le Monde, qu’« Abidjan… croît comme une ville américaine ». Il citait à l’appui des progressions de l’ordre de 20 % dans la production de café, de cacao et de bananes entre 1948 et 1949, c’est-à-dire avant même l’ouverture du port d’Abidjan et le désapparentement.
En novembre 1960, à la veille de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, M. Massieye, Président de la Chambre de Commerce, déclarait :
« … De 1950 à 1960, notre commerce d’exportation a presque quintuplé. Notre parc automobile a triplé au cours des dix dernières années, tandis que notre consommation d’électricité augmente régulièrement de 30 % par an. En 1960, on a déterminé le P.N.B. à environ 120 milliards de francs C.F.A… » [2].
Ces prises de position indiquent à l’évidence l’existence d’une économie dynamique bien avant l’arrivée de M. Houphouët-Boigny aux affaires. Il n’en reste pas moins que ce dernier jouera un rôle certain dans l’accélération des progrès de l’économie de son pays.
La destruction de la Fédération de l’A.O.F. conditionnait en effet l’épanouissement de la Côte d’Ivoire. Ses premiers effets bénéfiques se feront sentir dès l’accession de la souveraineté par une aisance financière sans équivalent ailleurs.
Effectivement, un bon prodigieux des ressources de l’État - bond de type “pétrolier” pourrait-on dire de nos jours - apparaît quand on compare les budgets de la Côte d’Ivoire pour 1957 et 1959. D’un exercice à l’autre, les recettes du budget ivoirien sautent 8 402 429 000 à 210 723 000 000 de francs C.F.A.
Pour évaluer correctement l’importance de ce dernier chiffre et fournir un point de repère, il suffira de préciser qu’à la même époque, en 1958, le budget total du Niger - avec une population équivalente à celle de la Côte d’Ivoire - s’élevait à 3 573 000 000 de francs C.F.A. [3]
Ainsi, la destruction de l’A.O.F. aura permis à la Côte d’Ivoire d’augmenter de 158 % ses ressources budgétaires.
Au demeurant, l’« Exposé des motifs » du Budget 1959 reconnaît ouvertement que « les réformes politiques qui ont fait disparaître depuis le 1er avril [1959] la super administration, inutile et coûteuse, du Haut Commissariat Général de Dakar, restituent à la Côte d’Ivoire les droits perçus à l’entrée sur les marchandises importées… ». En contrepartie, « la prise en charge des services transférés » - c’est-à-dire, en gros, la quote-part ivoirienne des dépenses de l’ancienne A.O.F. - est évaluée à la somme relativement modique de 444 000 000 de francs C.F.A.
Le démantèlement de la Fédération permet donc à un seul des nouveaux États, la Côte d’Ivoire précisément, de disposer d’un viatique impressionnant. Ainsi, dès le départ, le « miracle » n’apparaît nullement comme la résultante d’initiatives économiques heureuses et d’une sage gestion, mais comme la conséquence directe du courage politique du président Houphouët-Boigny. Celui-ci, conscient de son rôle de champion de l’ensemble de la bourgeoisie de Côte d’Ivoire, et des planteurs en particulier, a tenu ferme devant ceux qui l’accusait de vouloir « balkaniser » l’Afrique occidentale pour préserver les intérêts « égoïstes » de la Côte d’Ivoire. Intérêts représentés, à ce moment précis, par la classe terrienne en plein devenir, et dont M. Houphouët-Boigny était sans conteste le champion.
En somme, si l’on retient la division de toute communauté humaine en classes comme une donnée de base de l’analyse politique ou historique, on ne peut, en toute honnêteté, faire grief à M. Houphouët-Boigny de son action « comme principal agent africain de la destruction du gouvernement fédéral et le principal adversaire de toute nouvelle fédération » [4].
A ces deux paramètres - le financier et le politique - du « miracle ivoirien », s’ajoutent, selon la Banque Mondiale, « l’étendue des terres vierges et les importantes ressources forestières, la migration des travailleurs (y compris ceux des pays voisins) vers les régions ayant un potentiel de production élevé, et l’afflux massif de capitaux et de connaissances techniques en provenance de l’étranger, notamment de la France » [5].
Il convient d’étudier, rapidement, ces différentes données.
Parmi les facteurs cités par le document ci-dessus, le rôle de la forêt dans l’épanouissement spectaculaire de l’économie ivoirienne nous paraît essentiel.
En effet, quand on vient à l’analyse de l’économie ivoirienne, on pense avant tout et quasi automatiquement, au café et au cacao. Certes, ces deux produits tiennent toujours une place considérable dans les exportations de la Côte d’Ivoire avec respectivement 275 000 et 312 000 tonnes en 1979. Mais quoique les exportations de bois ne représentaient en valeur que 22,5 % du total - contre 53,7 % pour le café et le cacao - en 1970, le ministère du plan lui accordait, dès le lendemain de l’indépendance, une place prépondérante. Il considérait en effet que « l’exploitation forestière a constitué l’amorce de la mise en valeur de la Côte d’Ivoire… [Elle] fournit du trafic aux transporteurs routiers, aux chemins de fer et aux entreprises de remorquage [du port]… »
L’accroissement de la production de grumes paraît spectaculaire. Elle passe de 292 000 m3 en 1954, à 2 258 000 dix ans plus tard, 3 500 000 en 1970, et à 5 200 000 m3 en 1977.
Mais le ministère du Plan, loin de se féliciter de cette évolution, avait jeté un cri d’alarme dès 1965. Il avait relevé d’abord qu’entre le début de la colonisation et 1961, l’étendue de la forêt dense avait régressé de 50 %, tombant de 14 000 000 à 7 000 000 d’hectares. Poussant l’analyse plus loin, « un hectare de forêt dense tropicale, notait-il, contient en moyenne 200 m3 de bois de diamètre exploitable… [Or], sur la base des besoins actuels de la clientèle, précisait-il, on évalue à environ 4 m3, soit 2 % seulement, le tonnage commercialisable ». En somme il condamnait le gaspillage d’une richesse non renouvelable.
A la même époque, au début de 1967, M. Abdoulaye Sawadogo, ministre-délégué à l’Agriculture, abondait dans le même sens dans une « Communication en Conseil des Ministres. » Dans ce document confidentiel d’une quinzaine de pages, il insistait, déjà, sur l’existence d’« un véritable écrémage de la forêt ».
Pour sa part, la B.C.E.A.O., dans son bulletin de mai 1973, estimait « la superficie existante de forêts denses [à] 5 500 000 ha », soit 1 500 000 ha de moins que dix ans auparavant.
Comment expliquer l’inertie de l’État devant ce que l’organe officiel du P.D.C.I. [6] appelait le « saccage » de la forêt ivoirienne ? Comment expliquer cette inertie quand le ministre de l’Agriculture, en désespoir de cause, dénonçait en public, lors d’une émission télévisée, « l’écrémage forcené mais légal de la forêt » ? [7] Quand le ministère du Plan en était réduit à préciser en 1974 :
« Le fait que les objectifs du Plan aient été dépassés ne correspond… pas à un succès mais à un échec, car cela prouve que les limitations décidées n’ont pu être concrétisées dans les faits » ?
Pourquoi donc une telle carence dans un domaine aussi important ?
L’incapacité de l’État à préserver le patrimoine sylvicole s’explique à mon sens par sa politique à court terme, voire à courte vue [8]. Ici, comme ailleurs, la recherche d’une prospérité apparente - illustrée dans les statistiques, par une balance commerciale excédentaire - a primé de toute évidence la nécessaire préservation du patrimoine forestier [9].
On pourrait penser que cette surexploitation a été compensée par une politique cohérente et dynamique de reboisement. Il n’en est rien, puisque la reforestation ne portait, en 1980, que sur un total de 35 000 hectares [10].
La Société d’Études pour le Développement Économique et Social (S.E.D.E.S.) de Paris, avait donc bien raison de relever que l’exploitation de la forêt ivoirienne était de type « minier ».
Et pourtant, il convient de le rappeler, le président Houphouët-Boigny fut, de tout temps, profondément conscient de la nécessité de préserver la richesse sylvicole du pays. Dans son discours d’investiture du 30 avril 1959, il y a plus de vingt-deux ans, il déclarait devant l’Assemblée Législative de Côte d’Ivoire :
« Nos objectifs tendront à mettre fin à la destruction progressive de la couverture forestière… »
Le facteur des « terres vierges » relevé par les enquêteurs du F.M.I. comme autre élément de l’essor économique de la Côte d’Ivoire, se trouve directement rattaché au problème de la déforestation. En effet, la surexploitation par les entreprises forestières ne peut-être tenue pour seule responsable de l’état actuel déplorable de la forêt ivoirienne. Selon les auteurs des Perspectives Décennales 1960-1970, les « défrichements inconsidérés » [11], conséquence de « l’agriculture itinérante » aggravent encore le mal. Pour eux, le « danger le plus sérieux est le nomadisme des cultures annuelles, pour lesquelles la rotation, actuellement nécessaire, multiplie les surfaces par 7 à 10 et aggrave de façon dramatique l’érosion [destruction du sol] et la déforestation [dégradation du climat]… Il est indispensable, relevaient-ils encore, d’adopter une politique d’élévation des rendements agricoles s’opposant à l’extension des surfaces cultivées. Faute de quoi, concluaient les experts du ministère du Plan, on aboutira à la ruine du pays et la génération actuelle portera une lourde responsabilité vis-à-vis des générations futures »...
Là encore, le court terme devait l’emporter, quoique dans le discours d’investiture déjà cité, M. Houphouët-Boigny avait insisté également sur la nécessité du recours à la « culture intensive ».
Et pourtant rien ne sera fait, M. Abdoulaye Sawadogo, ministre de l’Agriculture, déclarera en effet lors de l’inauguration d’une exposition consacrée précisément à l’environnement :
« A l’heure où le Sahel se meurt au profit du désert, certaines méthodes agricoles sont synonymes d’appauvrissement irréversible et de stérilisation des sols. Telle contrée, bien fertile aujourd’hui, peut n’être plus demain que désert. En Côte d’Ivoire même, la cadence de destruction des forêts atteint la cote d’alerte » [12].
A la riche dotation de départ, conséquence d’une décision politique, et à la destruction de la forêt ivoirienne par les exploitants forestiers comme par l’agriculture itinérante moins onéreuse, il convient d’ajouter une troisième composante non négligeable du « miracle ivoirien » à savoir la disponibilité d’une main-d’oeuvre immigrée particulièrement abondante. Avantage énorme quand on prend en considération une particularité propre au secteur primaire ivoirien, et que nous avons déjà relevée, à savoir son caractère nettement capitaliste.
A l’orée de l’indépendance, l’exploitation de ces ouvriers agricoles se trouve aggravée. En 1945, au moment du lancement du Syndicat agricole africain, M. Houphouët-Boigny et ses collègues, attelés alors à l’élimination de leurs concurrents les planteurs blancs, avaient lutté et obtenu pour les ouvriers agricoles un salaire quotidien de 20 francs C.F.A. Quinze ans plus tard, en 1960, ces derniers reçoivent certes 156 francs C.F.A par journée de travail, mais durant la même période le prix du kilogramme de café est passé de 6 francs C.F.A. à 105.
Au plan de la rémunération des travailleurs également, la primauté des planteurs se trouve mise en évidence. En effet, le S.M.I.C. horaire dans le secteur secondaire passera de 37 francs C.F.A. en 1958 à 158 francs C.F.A. au 1er janvier 1979 [13], soit une augmentation de 327 % ; par contre, celui des travailleurs agricoles des plantations de café, de cacao, de coton et de riz, grimpera très lentement, de 19,50 francs C.F.A. l’heure à 400 francs C.F.A. par jour en 1979, soit une augmentation de 156 %, à supposer que la journée se limite à 8 heures de travail… Inutile de le préciser, il s’agit de salaires en francs C.F.A. courants.
Ainsi, les ouvriers agricoles - en grande partie originaires de Haute-Volta - participent, tout naturellement, à l’accumulation accélérée du capital au profit des planteurs.
Dernier élément d’explication du « miracle ivoirien » relevé par le Fonds Monétaire International dans son rapport de 1971 déjà cité, « l’afflux massif de capitaux et de connaissances techniques en provenance de l’étranger, notamment de la France ». Pour ma part, je ne partage absolument pas l’optique du F.M.I. sur ce point. Il est vrai que depuis, les organismes financiers internationaux ont largement nuancé leur opinion sur ce plan. Ainsi, dans son étude de février 1977, la B.I.R.D. [14] reconnaît que le bilan de ce chapitre s’avère largement négatif, même si, au départ, il a pu jouer un rôle mobilisateur en créant une atmosphère de confiance dans les milieux d’affaires français.
Quelle a été la politique des autorités ivoiriennes dans ce domaine ?
Schématiquement, dès ses premiers pas au royaume des indépendances, l’État ivoirien n’a pas ménagé ses efforts pour attirer capitaux privés et technologie. Le libéralisme de son « Code des Investissements » paraît, aujourd’hui, invraisemblable. Un tableau comparatif des législations fiscales des différents États de l’ex-A.O.F., publié par Marchés Tropicaux du 18 avril 1959 [15] la désignait déjà, à cette époque, comme la plus accueillante de tous. On assista effectivement à un afflux apparent de capitaux en provenance de France, et même d’Indochine dans les années qui suivirent Dien-Bien-Phu. M. Raphaël Saller - ministre des Finances, des Affaires économiques et du Plan - poussait déjà dès 1964, un cri d’alarme en déclarant publiquement :
« Il est un fait qu’à l’heure actuelle, en Côte d’Ivoire, les transferts purement financiers atteignent un montant qui est aujourd’hui un peu moins élevé que celui des investissements reçus de France, mais il y a deux ans, ce montant était supérieur à celui des investissements » [16].
En somme, des rapatriements de fonds d’un volume imposant représentaient - et représentent plus que jamais - la contrepartie de l’afflux apparent [17] de capitaux vers les secteurs secondaire et tertiaire. Mais dans l’optique de dirigeants axés sur le court terme, ces entrées et sorties de capitaux, quels qu’en fussent les débits, amorçaient la pompe des investissements, donnaient un air de santé à l’économie ivoirienne (hôtels, immeubles, usines, etc.) tandis que les transferts financiers vers l’étranger se trouvaient masqués par le produit des exportations de café et de cacao. Et quand l’écart deviendra fossé, il faudra essayer de le combler à coups d’emprunts extérieurs de plus en plus onéreux.
Sans avoir l’air d’y toucher, la Banque Mondiale s’attache, six ans après le rapport du F.M.I. de 1971 déjà cité, à souligner le caractère œparticulièrement néfaste pour l’économie, du modèle ivoirien d’industrialisation [18].
Il n’en reste pas moins qu’à l’orée de l’indépendance, la Côte d’Ivoire dispose d’une dotation opulente provenant des dépouilles de l’ancienne A.O.F., à laquelle s’ajoutent une rente forestière, la possibilité d’étendre les zones agricoles et d’en augmenter la production à coups de défrichages anarchiques, une main-d’œuvre immigrée pléthorique et mal rétribuée, et une atmosphère de confiance dans les milieux d’affaires européens.
Ce sont là les composantes fondamentales du miracle ivoirien.
Cet ensemble de facteurs amènera M. Houphouët-Boigny à croire qu’il lui sera aisé de monopoliser le pouvoir au profit de la seule bourgeoisie terrienne.

Notes

[1Report n° 1147 b-IVC - Ivory Coast : a basic economic report- Summary and conclusions - february 1977- Document of the World Bank, p. 3.

[2Fraternité du 25 novembre 1960, p. 9.

[3Banque centrale de l’Afrique de l’Ouest, n° 134, novembre 1966.

[4The American Political Science Review, june 1960, p. 403.

[5Fonds Monétaire International - « Rapport n° SM/71/212 » du 19 août 1971 -Document confidentiel - « Résumé et Conclusions », parag. I.

[6Fraternité Numéro spécial - « Bois » - du 29 novembre 1968.

[7Fraternité-Matin du 24 mars 1971.

[8La recherche du court terme apparaît d’ailleurs comme une constante de la conception politique de M. Houphouët-Boigny. Déjà, en 1952, dans sa réponse à la « 1re lettre de d’Arboussier », il écrivait, dans Afrique Noire daté du 24 juillet 1952 :
« Je ne me soucie pas de résoudre des problèmes d’avenir éloigné : que seront la France, l’Europe, le monde dans vingt ans seulement ? C’est l’avenir immédiat qui me préoccupe. »

[9Aujourd’hui encore « l’exploitation des grumes contribue pour 30 % à la confection du budget national » (« Agri 80 », Édition spéciale de Fraternité-Matin, p. 45).

[10« Agri 80 », op. cité, p. 50.

[11Op. cit., pp. 113 et 114.

[12A.F.P. du 8 juin 1974.

[13Fraternité-Matin du 16 mars 1979.

[14« Report n° 1147 b-IVC », op. cité.

[15Op. cit., p. 923

[16Fraternité du 12 juin 1964.

[17J’insiste sur ce caractère, car, à proprement parler, et dans la plupart des cas, il n’y a pas eu apports effectifs privés, personnels, de capitaux. La surfacturation, découverte tout récemment par le président Houphouët-Boigny, y a toujours suppléé largement.

[18Cf. infra, p.166.

Creative Commons License Fonds d’archives Baulin (http://www.fonds-baulin.org), développé par Résurgences, est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.
Plan du site
Site propulsé par l'Atelier du code et du data, chantier d'insertion numérique