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il souhaite en conclusion des éclaircissements de la part du principal intéressé. M. Kamano s’obstinera à garder le mutisme le plus complet.
L’affaire aura encore des suites à l’Assemblée générale des Nations Unies. En effet, dès l’arrivée de M. Béavogui à Conakry, M. Sékou Touré exige du secrétariat général de l’O.N.U. l’inscription et des débats publics sur cette violation de la Charte par les Ivoiriens.
Devant la VIe commission de l’O.N.U., M. Marof, l’un des Guinéens interceptés à Abidjan, déclare avoir été « détenu pendant 92 jours... pour des raisons dictées exclusivement par la haine d’un homme, M. Félix Houphouët-Boigny... ». Le délégué guinéen demande ensuite à l’O.N.U. de prendre « les mesures nécessaires en vue d’empêcher les actes de piraterie, de banditisme, d’agression, de terrorisme... »
La condamnation implicite de la Côte d’Ivoire par le « machin », se trouve toutefois largement contrebalancée par la récupération de M. Kamano, du “Kerisper” et de son équipage. M. Houphouët-Boigny marque donc, à nouveau, un point...

Paris suit toujours Abidjan


Quelques jours après l’arraisonnement du “Kerisper”, le gouvernement américain avait décidé de relancer la coopération guinéo-américaine, gravement touchée par la crise de l’automne précédent. En conséquence, M. Dean Rusk, secrétaire d’État américain, invite son homologue guinéen à une visite officielle aux États-Unis entre le 6 et le 15 mars 1967.
Le séjour américain de M. Béavogui - quatre mois après sa mésaventure ghanéenne et trois mois avant son arrestation à l’escale d’Abidjan - se déroule sous les meilleurs auspices. Selon la presse guinéenne, le ministre des Affaires étrangères « s’est entretenu six heures avec le secrétaire d’État Dean Rusk et huit heures avec M. Joseph Palmer, secrétaire d’État adjoint chargé des affaires africaines ».
Une dépêche A.F.P. datée du 27 mars confirme le rapprochement entre les deux pays et annonce le rétablissement intégral de l’aide américaine à la Guinée.
Le lundi 22 mai 1967, le président de la République me reçoit. Quand les discussions en arrivent aux relations guinéo-américaines, le chef de l’État fait preuve de scepticisme. « Notre ambassade à Washington, dit-il, pense que l’écho de la visite de M. Béavogui à Washington a été exagéré. » Son entrevue avec M. D. Rusk n’aurait pas été de six heures, mais de quatre, le secrétaire

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