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reproduire les articles anti-guinéens parus à l’étranger, mais avec des « chapeaux » de moins en moins compromettants, pour en arriver, très rapidement, à la publication d’extraits dépourvus d’une quelconque introduction.


Ce flottement provoque des remous au sein du F.L.N.G. de Paris. En conséquence, lors d’une réunion, le 12 avril au matin, les deux Guinéens décident de partir immédiatement pour Abidjan.
Je suis moi-même convoqué dans la capitale ivoirienne. J’y arrive le 16 au matin, et le président Houphouët-Boigny me reçoit immédiatement, dans sa chambre à coucher, car il est malade. Il me fait part :
a) « De la mauvaise volonté de Senghor qui ne se rend pas compte qu’en obligeant Sékou à se battre sur deux fronts (le sénégalais et l’ivoirien), il pourrait se débarrasser de l’épine Sékou » ; pour le président ivoirien, l’opposition du chef de l’État sénégalais provient une fois de plus du fait que lui, Houphouët-Boigny, est le chef de file du mouvement hostile au leader guinéen ;
b) « des hésitations de nos amis de l’Entente qui avancent l’argument de la fragilité de nos États, pour déconseiller un engagement susceptible de nous compromettre » ;
c) « le combat contre Sékou sera long... »
Donc, aucune récrimination contre ses amis ; une fois de plus, il démontre qu’il sait garder la tête froide dans l’adversité, faire preuve de réalisme et changer de tactique en maintenant tel quel l’objectif stratégique.
On passe aux détails.
a) La nécessité de créer un « Secrétariat du comité de coordination du F.L.N.G ». Le président Houphouët-Boigny ne veut même pas jeter un coup d’oeil sur le texte du Front : « Faites pour le mieux », dit-il.
b) Les problèmes financiers et la propension des dirigeants guinéens à amener des « cadeaux » aux autres, sous forme de billets de banque... « Payez », répond-il.
c) L’un des dirigeants guinéens ne peut se déplacer facilement car, contrairement aux autres, il n’a pas de passeport français. Il lui faudrait un passeport ivoirien... Sans mot dire, le président sort de son lit et téléphone à M. Goba, chef de la Sûreté : « Je vais vous envoyer quelqu’un, vous lui donnerez ce qu’il demande. »
Une heure plus tard, M. Goba, après avoir essayé d’en savoir davantage sur l’affaire, regarde la photo du Guinéen et dit :

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