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négociations financières franco-maliennes, ouvertes à Paris, le 22 février dernier, paraissent au point mort ». Et c’est précisément le président Houphouët-Boigny qui peut, seul, intercéder auprès de l’Élysée pour débloquer les choses. La nécessité de sauver la conférence au sommet d’Accra, la tentative de réconcilier MM. Sékou Touré et Houphouët-Boigny, etc., constitueront un alibi valable - quoique non convaincant - pour expliquer aux Maliens le voyage à Bouaké.
La rencontre aura lieu le dimanche 14 juin en présence des présidents Yaméogo et Diori. Fraternité-Matin mettra les points sur les “i” dans son éditorial du 17 juin 1965, en considérant cette réunion comme « le désaveu tacite, sur le plan africain, de la campagne d’injures déclenchée contre le président Félix Houphouët-Boigny par Sékou Touré... »
Le président Maurice Yaméogo, qui avait prolongé son séjour en Côte d’Ivoire et avait déclaré que croiser le fer avec M. Sékou Touré « ça m’amuse », quitte Abidjan pour Ouagadougou ce même 17 juin. Au moment de s’embarquer il dit aux journalistes : « ... Je vous demande d’être à l’écoute à partir de demain midi, car lorsque je vais rentrer ce soir, je vais me préparer à envoyer [à M. Sékou Touré] la réponse qui s’impose. »
Effectivement, le vendredi 18 juin, le président Yaméogo répond à son collègue guinéen. Plusieurs des arguments utilisés comme la coïncidence dans le temps indiquent une participation directe du président Houphouët-Boigny à la rédaction du texte. Chose caractéristique, le rédacteur en chef du quotidien abidjanais publie le texte intégral de la déclaration du président Yaméogo coiffé d’un “chapeau”. Il tient à le relever d’entrée de jeu « ce discours a été prononcé, à Ouagadougou, le vendredi dernier 18 juin, alors que le président Yaméogo était rentré la veille d’Abidjan ». Pourquoi vouloir établir une relation de cause à effet quand, tout de suite après, il met en garde ses lecteurs contre les termes utilisés « dont l’emploi... par un chef d’État pourrait surprendre » ? Effectivement, les propos de M. Maurice Yaméogo dépassent en vulgarité ceux de sa précédente causerie du début du mois.
« Mais qui est donc, dit-il, ce Sékou, alias Touré, qui désire tant qu’on parle de lui ? Un homme orgueilleux, menteur, jaloux, envieux, cruel, hypocrite, ingrat, intellectuellement malhonnête... [Sékou] tu es le prototype de l’immoralité la plus intolérable. Et tu oses traîner dans la boue les femmes ivoiriennes... personne n’ignore que tu es arrivé à un

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