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politiques de l’A.-O.F. sur la nécessité de créer des États-Unis d’Afrique. Tout cela ne correspond pas aux concepts politiques de M. Houphouët-Boigny.
Moins d’un mois après l’apparition du Ghana sur la scène internationale, le Dr N’Krumah rend visite à M. Houphouët-Boigny, devenu ministre délégué à la présidence du conseil de la IVe République. L’initiative vient du leader ghanéen.
Le samedi 6 avril, au cours de la réception traditionnelle, M. Houphouët-Boigny définit à nouveau clairement son option pour « une communauté franco-africaine à base d’égalité et de fraternité ».
Le Premier ministre du Ghana, qui n’a pas aperçu un seul drapeau ghanéen dans tout Abidjan, réaffirme, de son côté, sa certitude de la prochaine accession de tous les pays africains à l’indépendance.
Au cours de cette rencontre d’Abidjan, le ministre de la IVe République lancera son fameux défi au Premier ministre du Ghana : dans dix ans, prédira-t-il, grâce à l’aide de la métropole, la Côte d’Ivoire dépassera le Ghana dans le domaine économique et social.
De ce moment jusqu’à la chute de Kwame N’Kruma, en février 1966, le président ivoirien n’aura de cesse d’affaiblir la position de son voisin.

De l’antagonisme actif...


Jusqu’à l’accession du Ghana à la souveraineté, chacun des deux leaders de stature internationale d’Afrique noire travaille de son côté. Si le brio et les succès du Ghanéen portent ombrage au lustre de l’Ivoirien, il n’y a pas encore de concurrence directe et par conséquent de heurts.
Mais bientôt, le Dr Kwame N’Kruma et M. Houphouët-Boigny deviendront adversaires : il faut en chercher la raison profonde dans la volonté claironnée de M. N’Kruma d’utiliser le Ghana indépendant comme tremplin pour atteindre l’unité continentale.
Cette vision du devenir africain ne pouvait évidemment plaire à M. Houphouët-Boigny qui s’obstinait alors à refuser d’envisager le simple maintien de la Fédération de l’A.-O.F. A fortiori ne pouvait-il être partisan d’une fédération panafricaine.
Le Dr N’Kruma accentue davantage son offensive en entreprenant une vaste tournée en Afrique et en visitant cinq pays arabes (Maroc, Libye, Tunisie, R.A.U., Soudan), puis l’Éthiopie et le Liberia. Au Caire, le communiqué commun, signé par le président Gamal Abdel Nasser et lui-même, les engage à soutenir la lutte pour l’indépendance des pays africains.
Le “non” de la Guinée, le 28 septembre 1958, paraît

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