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1962. Le prétexte avancé par les “révolutionnaires” sera l’absence d’invitation au Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (G.P.R.A.). Mais bientôt, en juillet 1962, l’Algérie ayant accédé à l’indépendance, ce problème ne pourra plus constituer un frein pour tous ceux qui se trouvent entraînés dans la voie choisie par le président Houphouët-Boigny en particulier, et les “modérés” dans leur ensemble.
Le président Houphouët-Boigny profite encore d’une escale à Conakry du bateau qui le ramène de Dakar, pour discuter avec M. Sékou Touré et obtenir son assentiment « sur la nécessité et l’opportunité qu’il y a de réunir le plus tôt possible les deux groupes dits de Monrovia et de Casablanca ».
Le 15 août, le président Modibo Keita arrive à son tour à Abidjan.
Il fait face au Mali à des « difficultés économiques graves ». Le communiqué commun ivoiro-malien s’en ressent. Les deux parties y affirment « avec force la nécessité urgente de tenir une conférence des chefs d’États africains, sans exclusive aucune, pour conjuguer les efforts en vue d’une coopération large et effective ». Donc, le but de la conférence sera l’harmonisation, la coopération entre États africains. Il n’est plus question d’unité.
Le 19 octobre 1962, le président Houphouët-Boigny rend visite au second de ses cadets : il restera en Guinée jusqu’au 2 novembre. Dans le communiqué final, les deux chefs d’État « se félicitent des efforts accomplis pour le rapprochement des groupes de Casablanca et de Monrovia, se réjouissent de l’accord unanime intervenu pour la convocation de la prochaine conférence au sommet ».
Une fois de plus, M. N’Krumah se trouve totalement isolé en Afrique noire. Il reste sans alliés. Son régime est en pleine crise. Des bombes éclatent, l’état d’urgence est proclamé à Accra.
La conférence constitutive de l’O.U.A. s’ouvrira le 22 mai 1963, à Addis-Abéba, capitale de l’Éthiopie. C’est le triomphe du concept confédéral.
Et pourtant, une année auparavant, le Dr Du Bois, ancêtre du panafricanisme et maître à penser de M. N’Kruma en matière africaine, disait à l’envoyé spécial du Monde, à Accra, sa conviction « que le leadership du continent africain doit revenir aux États d’expression anglaise et d’abord au Ghana ».
Cela donne la mesure du succès de M. Houphouët-Boigny.


À cette époque, le président Houphouët-Boigny refusait

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