
MB/AI
REPUBPLIQUE DU NIGER
MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS
DES TRANSPORTS
DES MINES ET DE L’URBANISME
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS
ET DE L’URBANISME
NIAMEY, LE 25.08.69
NOTE sur la Route GOURE/ N’ GUIGMI
La liaison GOURE/ N’ GUIGNI forme sur près de 437km la partie non praticable de la route nationale n°1, épine dorsale du réseau routier nigérien.
La construction en même temps qu’elle revêt un caractère économique (même si dans l’état actuel l’économie de la région desservie n’est pas développée) a une très grande importance sociale, culturelle et politique.
1. Economie
1.1 - Population
La desserte intéresse 4 arrondissements dont la population est d’environ 198.979 habitants répartie comme suit :
Arrondissement de GOURE : 77 227
Arrondissement de MAINE SOROA : 58 477
Arrondissement de DIFFA : 39 682
Arrondissement de N’ GUIGMI : 23 593
1.2Agriculture
Annuellement, les principales productions sont, en tonnes :
Il faudrait remarquer que les perspectives agricoles de la région se trouveront améliorées avec les études sur la
région du bassin du lac actuellement en cours. Des possibilités agricoles seront dégagés en bordure du Lac Tchad et de la Komadougou.
1.3 Elevage
La région intéressée est une zone d’élevage. Le chaptel est ainsi décomposé :
1.4 Pêche - Cueillette
Le Lac Techad est un lac très poissonneux. On estime à environ 35. 000 t la production annuelle actuelle. Un rapport de la FAO (cf. Développement Agriculture Développement in Nigeria, 1965-1970 ; FAO 1966) estime que cette production pourrait atteindre le chiffre de 200. 000 t/an de poissons frais. Actuellement le poisson est commercialisé sous forme de "banda" fumé ou séché au soleil et exposé au Nigéria. Avec la construction de la route GOURE/ N’ GUIGNI, la région de ZINDER constituera un débouché important.
Comme produit de cueillette , il faudrait signaler la gomme arabique dont la production est en 1968, de 200 tonnes pour la région de GOURE/NAINE SOROA.
1.5 Mines
Bien qu’aucune industrie minière ne soit actuellement installée dans la région, les perspectives semblent être prometteurs d’après les premiers indices. Les études et prospections actuellement en cours ou à venir devront préciser si les espoirs sont fondés concernant :
- la cassitérite ;
- l’or ;
- le colombo-tantalite ;
- le wolfram ;
- l’uranium ;
- le pétrole ;
- la bauxite.
2 Technique de construction
2.1 - Le relief et l’hydrologie ne posent pas de problèmes particuliers pour la construction de la route. On peut dire que ces problèmes sont du même genre que ceux que l’expérience nous permet de résoudre dans d’autres parties du Niger.
2.2 - Par contre, la géotechnique sera l’un des points méritant une attention particulière. En effet, la région semble être dépourvue de gîtes de matériaux latéritiques. Si cela se confirme, une autre technique que celle de la route en terre traditionnelle au Niger devra être trouvée. Cette technique devra être recherchée dans le sens d’une stabilisation chimique (ciment ou autres produits) des matériaux locaux. la stabilisation au ciment semble à priori la plus séduisante car elle procurerait un débouché important à la cimenterie de MALBAZA. Mais l’adoption de cette solution nécessite des études de laboratoire très poussées et même pour plus de sécurité, il serait désirable de faire des essais sur le terrain.
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