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pouvons accepter la seconde partie concernant vos relations avec l’URSS. Tout d’abord, en quoi le gouvernement soviétique peut-il être responsable si des jeunes gens ont suivi des cours idéologiques ou syndicaux à Prague, qui ne se trouve pas en URSS, et si ces jeunes gens sont partis ensuite poursuivre d’autres cours à Nankin ?
« En ce qui concerne la thèse de la souveraineté limitée, je puis vous informer officiellement, au nom de mon Gouvernement, que cette thèse n’est pas la nôtre.
« C’est pourquoi je vous demande de reprendre la note, car en dépit de son caractère non officiel, si je la garde, je serai obligé d’en transmettre le contenu à Moscou et cela créerait un incident inutile, et les relations nigéro-soviétiques pourraient en souffrir. Nous sommes extrêmement satisfaits de l’atmosphère très cordiale et très sympathique qui a prévalu jusqu’ici et nous voudrions que cette atmosphère ne soit pas obscurcie par un élément quelconque.
« J’ai répondu à Chvedov sur un ton tout aussi conciliant. Je lui ai dit que le but de la note non officielle qui lui avait été remise était de préciser, pour lui personnellement, la position du gouvernement nigérien sur le problème de l’unité nationale et la diversifications de ses partenaires, de sa position en Afrique et dans le monde. Je lui ai dit que je lui faisais confiance, et que s’il jugeait que la possession de cette note pourrait altérer les bonnes relations nigéro-soviétiques à leur début, j’étais prêt à la reprendre puisque le but que nous cherchions, c’est-à-dire son information, était de toute façon atteint... »

Dans le communiqué conjoint publié à l’issue du séjour en URSS de la délégation soviétique, les deux parties indiquaient qu’elles avaient décidé, entre autres, d’établir des relations diplomatiques et de procéder à l’échange d’ambassadeurs.

Pour ma part, je devais faire deux autres séjours en URSS avant la nomination de l’Ambassadeur du Niger. Le premier, celui de février 1972, qui devait avoir un caractère officiel, a tourné à la catastrophe : je n’ai subi, ma vie durant, qu’une seule crise de paludisme ; elle m’a frappé dans l’avion qui m’amenait de Paris à Moscou. Si elle m’a permis de tester l’extrême efficacité des services médicaux du ministère des Affaires étrangères et aussi la sollicitude et l’amitié des diplomates soviétiques, elle m’a obligé à rentrer de toute urgence.

Le second, en juin 1972, fut plus fructueux. Après M. Chvedov, le vice-ministre des Affaires étrangères, M. Kozyrev, devait m’assurer : « Nous n’avons aucun intérêt spécifique au Niger. Nous ne désirons qu’établir des relations d’amitié et de coopération. » Je rencontrais et

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