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construisons beaucoup. »
« Nous avons l’impression que le Niger ne veut pas développer ses relations avec l’URSS. Je me trompe peut-être. Mais mon scepticisme est basé sur des réalités concrètes. »
« M. Chvedov m’a lu alors une longue liste de rebuffades subies par l’URSS, au total dix étalées sur dix ans... Puis, il me pose la question : « Faut-il maintenant ajouter à cette liste, votre venue à Moscou le 16 mai 1971 ? »
« Quant au plan commercial, poursuit le représentant soviétique, le volume du commerce dans les deux sens a été, depuis la signature de l’accord de commerce en 1962, de 92 000 roubles seulement. Nous avons proposé...
« Nous restons donc sceptiques, conclut M. Chvedov, quand vous nous dites que votre Président veut établir des relations avec l’URSS sur les plans diplomatique, économique et commercial. Seuls quatre pays africains _ Madagascar, la Côte d’Ivoire, le Gabon et le Niger_ n’ont pas de relations avec nous. Ça ne nous dérange pas beaucoup : nous pouvons attendre. »

Alors que la longue liste de rebuffades infligées à Moscou m’avait démoralisé, cette dernière phrase m’amène à relever d’un ton très sec :
« Le fait que je sois porteur d’un passeport diplomatique ne me transforme pas en diplomate et j’en suis fort aise car je veux parler avec franchise. Puisque vous me dites que l’URSS peut vivre sans relations avec le Niger, je puis vous répondre que celui-ci également peut vivre et se développer sans avoir de relations avec Moscou. La meilleure preuve en est qu’il le fait depuis dix ans, depuis son accession à l’indépendance. Le Niger n’a pas et ne compte pas avoir de relations avec un pays trois fois plus peuplé que l’URSS, et ne s’en porte pas plus mal. Au demeurant, vous ne citez pas la démarche effectuée par M. Mayaki en novembre 1969 à la suite d’un télex du 20 novembre du Président de la République pour l’établissement, précisément, de relations diplomatiques... »

De façon concrète, je précise ensuite une fois de plus ma mission, à savoir :
1. Explorer les domaines de la coopération entre les deux pays, surtout sur les plans économique et commercial ;
2. M’enquérir de l’absence de réponse au télex de la Présidence du 20/11/69, concernant la visite d’une délégation soviétique de bonne volonté ;
3. Inviter deux journalistes soviétiques à visiter le Niger ;

L’entrevue de près de deux heures se termine par la déclaration de M. Chvedov :
«  Nous attendons donc l’invitation officielle pour la visite

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