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Conseiller du Président Diori
Annexe D
le 17 avril 1986, j’envoie au " Journal du Dimanche " une lettre accompagnée de ma réponse aux élucubrations du Ministère ivoirien de l’Information. En voici le texte complet.

Réponse au ministère ivoirien de l’Information

Avant de relever le caractère calomnieux de l’attaque frontale du ministère de l’Information de Côte d’Ivoire, il me faut préciser qu’elle se situe dans un contexte des plus curieux.

Ainsi, vingt quatre heures avant la formation du gouvernement de M. Chirac, un ancien officier de police devenu journaliste me demandait une entrevue pour discuter de mon "action déstabilisatrice en Côte d’Ivoire". Le lendemain, un gendarme, parmi les plus célèbres, se présentait aussi comme journaliste pour m’entretenir du même sujet. Quarante huit heures encore et paraissait un article intitulé "Foccart de retour" me qualifiant de "plus farouche adversaire d’Houphouët-Boigny" et laissant entendre que "le gouvernement Chirac" s’y intéresserait à bref délai (?). Cet intérêt inusité m’a amené à rétablir les faits, à savoir que j’avais été conseiller du Président de la Côte d’Ivoire, poste dont j’avais démissionné parce qu’hostile à sa politique pro-biafraise, et que je m’étais limité à écrire deux ouvrages de caractère historique.

En réponse, le ministre nie ma qualité de conseiller, ce qui touche à l’absurde. La vieille garde ivoirienne et les diplomates en poste alors savent que j’étais, toute modestie mise à part, non pas "conseiller", non pas un conseiller, mais le conseiller du Président, même s’ils ignoraient souvent, à l’époque, l’étendue des responsabilités multiformes qui m’avaient été confiées et que j’expose dans mes deux livrés précités.

Quant à la raison de mon départ, elle figure dans ma lettre "de démission de mon poste de conseiller" adressée au président Houphouët-Boigny et datée du 23 avril 1969. J’y relève en effet que "je ne comprends plus, depuis bientôt deux ans, votre conception du devenir africain et en particulier votre stratégie au Nigéria".

Ce départ, M. Bédié le présente sous un jour crapuleux, comme résultat d’un "litige portant sur une affaire commerciale". Or, quoique chargé de la promotion économique de la Côte d’Ivoire six années durant, je n’ai jamais participé, je dis bien jamais, à aucune transaction de nature commerciale. Je défie M. Bédié d’en citer une seule.

Je suppose qu’il fait allusion à l’affaire du don de 18.000 tonnes de blé canadien obtenu par moi pour la

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