
De notre correspondant
Montréal . Le gouvernement canadien a annoncé , le mercredi 22 décembre , un durcissement des conditions d’exportation de ses produits nucléaires. Désormais , a déclaré M. Jamieson , ministre des affaires extérieures « les accords de ravitaillement , dans le cas des pays non encore équipés d’armes nucléaires , seront restreints à ceux d’entre eux qui auront ratifié le traité de non-prolifération ou qui accepteront d’une façon ou d’une autre de soumettre leur programme d’équipement nucléaire aux mesures internationales de sécurité »
Les restrictions a l’exportation annoncées à la suite de l’explosion annoncées à la suite de l’explosion atomique réalisée par à l’uranium canadien , ne prévoyaient pas le ces des pays qui , tout en utilisant l’uranium ou la technologie du Canada , importaient d’autres pays du matériel nucléaire . Cette fois , les clients éventuels du Canada devront permettre l’examen de la totalité de leurs activités nucléaires s’ils veulent voir faite pour les pays ayant déjà un armement nucléaire réserve , notamment , le cas de la France . Intéressée par l’uranium canadien et qui n’est pas signataire du traite de non - prolifération .
« La menace
sur le genre humain »
En revanche , cette nouvelle politique compromet des négociations commerciales avec d’autres pays . « Nous sommes prêts à payer le prix pour freiner la menace que fait peser la prolifération nucléaire sur le genre humain » , a affirmé M. Jamieson . La fourniture d’uranium et l’aide technologique au Pakistan cessent immédiatement . Le réacteur de Karachi de conception canadienne pourrait s’arrêter . Ottawa rappelant ses assistants techniques et cessant son approvisionnement en uranium (25 tonnes par an). Les négociations entre le Canada et le Pakistan avaient été interrompues le 1er décembre , le Pakistan ayant refusé les conditions de contrôle demandées par le Canada .
Les autres clients du Canada qui peuvent être touches par ces dispositions sont notamment l’Espagne , la Suisse , l’Inde et l’Argentine , M. Jamieson a indiqué que l’accord intervenu avec l’Argentine concernant la vente d’un réacteur Canada ne serait pas remis en cause , mais que , si ce pays confirmait son intention d’acheter un second réacteur , il lui faudrait soit à un contrôle international .
ALAIN - MARIE CARRON .
Moscou (A.F.P.) . - La « Pravda » du mercredi 22 décembre reproche à la France , à la chine , ainsi qu’à l’Afrique du sud , a Isra—êl , au Brésil et à l’Argentine de ne pas avoir signé le traité de non-prolifération nucléaire .
« L’U.R.S.S. , écrit encore le quotidien , désire que tous les exportateurs de matériels nucléaires suivent en cette matière des normes très sévères afin d’empêcher toute possibilité de prolifération des armes nucléaires » . La « Pravda » indiques , que les mesures adoptées au début de 1976 par le Club de Londres (groupement des exportateurs de technologie nucléaire ) ne sont pas suffisantes . Elle estime indispensables que l’Agence Internationale de l’énergie atomique assure un contrôle non seulement sur les matériaux , les équipements et les technologie , même s’il n’a pas signé le traité de non-prolifération .
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