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  • Des interviews exclusives de Dja-Apharou ISSA IBRAHIM, ami et confident de Jacques Baulin, responsable par donation de l’intégralité des documents constituant le fond, et président de l’association sont actuellement publiées dans la rubrique présentation.

  • Les trois ouvrages de J. Baulin : Conseiller du président Diori, La politique africaine d’Houphouët-Boigny et La politique intérieure d’Houphouët-Boigny
    seront disponibles sur le site en version iBook et en version Pdf dès septembre
    2009.


















ÉNERGIE



Les coupures d’électricité en Bretagne déclenchent une polémique entre la C.F.D.T. et l’E.D.F.


Mercredi soir 10 novembre, les téléspectateurs bretons ont été privés des vingt dernières minutes du long film de Daryl Zanuck, "le jour le plus long". Il ne s’agissait pas d’une panne de télévision mais d’une coupure générale de courant en Bretagne, décidée par les responsables de l’Electricité de France inquiets devant la chute de tension occasionnée par la très forte et inhabituelle consommation d’électricité, en raison notamment de la longueur et du succès du film diffusé par la troisième chaîne.



En outre, il semble que l’arrivée mercredi soir dans des résidences secondaires de nombreuses personnes dans l’Ouest de la France, en raison du "pont" de quatre jours, ait contribué à cette augmentation de la consommation du fait de la mise en marche des radiateurs électriques et du chauffage de ces maisons.



Les baisses de tension ont été constatées sur toute la France, mais c’est en Bretagne qu’elles ont été le plus sensibles ( - 30 %).
Si l’E.D.F. avait laissé la situation se détériorer, c’est toute la France qui aurait subi des coupures. Aussi, les responsables régionaux pour la Bretagne ont-ils décidé, vers 23 heures, de couper le courant pour éviter la contagion sur le reste du réseau. En quelques minutes la tension est remontée, et, l’heure tardive aidant, au bout d’une vingtaine de minutes on a pu rétablir l’électricité.



Jeudi matin, la direction régionale de l’E.D.F. à Nantes (Loire-Atlantique) a indiqué que cette baisse de tension était inévitable, car l’Ouest consomme plus d’électricité qu’il n’en produit. Ce déficit est dû au fait que les deux centrales de Cordemais, près de Saint-Nazaire, d’une puissance de près de 700 mégawatts chacune, ne sont pas en fonctionnement, les réglages rencontrant quelques difficultés. De plus, affirme la direction régionale, la consommation d’électricité en Bretagne s’accroissant annuellement de 10 %, les deux groupes de Cordemats - lorsqu’ils fonctionneront - ne pourront rétablir l’équilibre que pendant quelques années. Aussi, de nouvelles coupures sont-elles à prévoir, explique la direction générale, qui en tire argument pour juger absolument indispensable l’installation d’une centrale nucléaire en Bretagne.



La Fédération gaz-électricité de la C.F.D.T. a immédiatement réagi. Pour elle, c’est le choix du "tout nucléaire" qui constitue la raison principale des coupures.
"La mobilisation de tous les moyens de l’E.D.F. sur le nucléaire a empêché la construction de centrales thermiques et hydrauliques. L’incident se reproduira, en Bretagne ou ailleurs, si le gouvernement n’autorise par l’E.D.F. à construire des usines classiques dont on connaît les capacités et dont on a la maîtrise."



WASHINGTON CHERCHE A MOBILISER LES ACHETEURS DE "BRUT"



(Suite de la première page.)


Mais cette dernière ne peut rester isolée des pays arabes, quelle que soit sa possibilité de "casser" le marché, tant sont importantes ses réserves et sa production. L’Arabie Saoudite s’est d’ailleurs déclarée elle aussi favorable à une hausse - modérée - des prix du "brut", et elle s’est vivement irritée, fin novembre, à Paris, des propositions des pays consommateurs de pétrole lors de la dernière session du dialogue Nord-Sud. A la proposition des pays industrialisés que soient étudiées préalablement les "responsabilités" de chaque Etat ou groupes d’Etats dans l’inflation mondiale, elle a menacé d’opposer le "droit des Etats" à disposer de leurs ressources.


Il n’est pas étonnant que les Etats-Unis tentent de recréer le front commun des pays consommateurs, comme M. Kissinger l’avait déjà fait peu après la crise de 1973, en proposant la création de l’Agence internationale pour l’énergie (A.I.E.). A court terme, ces pays peuvent se trouver des intérêts communs : la crainte d’une accélération de l’inflation, en période d’hésitations de la conjoncture mondiale, l’inexistence de leurs politiques énergétiques respectives, peuvent les pousser à s’entendre.


Mais déjà, lors de la création de l’A.I.E., le front commun des pays acheteurs avait connu quelques lézardes. La France, parce qu’elle voyait dans l’Agence "une machine de guerre" contre les pays producteurs, avait refusé de s’associer à sa fondation... La position française ne semble pas avoir changé. Dans une interview publiée le 11 novembre par le quotidien égyptien Al Ahram, M. Raymond Barre, parlant de l’augmentation vraisemblable du prix du pétrole à compter du 1er janvier, a bien précisé qu’il fallait tenir compte aussi des intérêts et des besoins des pays producteurs de "brut".



BRUNO DETHOMAS.



LE FONDS SPÉCIAL DE L’OPEP ACCORDE 200 MILLIONS DE DOLLARS DE PRÊTS SANS INTÉRÊT A QUARANTE-CINQ PAYS DU TIERS-MONDE


Le conseil des gouverneurs du Fonds spécial de l’OPEP, créé en janvier 1976 à Paris et destiné à venir en aide aux pays en voie de développement, a décidé le 11 novembre à Vienne d’allouer 200 millions de dollars (1 milliard de francs environ) à quarante-cinq pays du tiers-monde. Cette somme, qui représente un quart des sommes dont dispose le Fonds (800 millions de dollars), sera distribuée sous forme de crédits sans intérêt, remboursables en quinze ans avec un différé de remboursement de cinq ans. Le montant de ces prêts dépendra de la population et du revenu de chacun des pays bénéficiaires : il variera de 1,55 million de dollars (pour les îles du Cap-Vert) à 21,8 millions de dollars (pour l’Inde).


Les principaux bénéficiaires seront l’Inde, le Pakistan, le Bangladesh et l’Egypte. Les quarante-cinq pays ont été avertis des décisions du Fonds, et les premiers contrats pourraient être signés d’ici quelques mois. Le Fonds a par ailleurs décidé de surseoir provisoirement à l’allocation des 200 millions restant disponibles (400 millions étant toujours réservés au Fonds international de développement agricole de la F.A.O.).



AVIS FINANCIERS DES SOCIÉTÉS



ACCORD
ALSTHOM-ATLANTIQUE/ CEM-COMPAGNIE ÉLECTROMÉCANIQUE DANS LE DOMAINE DES TURBO-ALTERNATEURS


Les conseils d’administration des Sociétés Alsthom-Atlantique et CEM-Compagnie Electromécanique, réunis le 10 novembre 1976, ont approuvé le projet d’accord relatif à l’industrie des turbo-alternateurs qui leur a été présenté par les présidents ainsi que les rapports des deux conseils et les résolutions qui seront présentées aux assemblées générales extraordinaire à convoquer avant le 1er juillet 1977 aux fins de ratification.


Cet accord, qui répond aux orientations données par les pouvoirs publics, a pour objet de rassembler les moyens des deux sociétés dans le domaine de la production d’énergie. Il se présente sous la forme d’un apport partiel d’actif de CEM à Alsthom-Atlantique comprenant essentiellement l’usine du Bourget et ses activités dans le domaine des turbo-alternateurs, des centrales thermiques conventionnelles et nucléaires et du passif qui lui est attaché, la CEM recevra 427 825 actions d’Alsthom-Altantique, représentant 6 % du capital actuel de cette dernière.


Le conseil d’administration d’Alsthom-Atlantique proposera, à la prochaine assemblée générale des actionnaires, l’attribution au profit de CEM d’un siège d’administrateur.


Par ailleurs, Alsthom-Atlantique recevra de B.B.C.-Société anonyme Brown Boveri & Cie les licences de fabrication et de vente nécessaires pour lui permettre de poursuivre, parallèlement aux fabrication du matériel de sa propre marque, la fabrication de turbo-alternateurs de la marque B.B.C.


Cette réorganisation permettra à Alsthom-Atlantique de regrouper l’ensemble des fabrications de turbo-alternateurs des deux sociétés et d’assurer la coordination industrielle nécessaire, compte tenu des programmes de production prévus pour les prochaines années et de l’évolution des puissances unitaires de ces matériels.


Alsthom-Atlantique se situe désormais au nombre des plus grands constructeurs mondiaux de turbo-alternateurs. Notamment dans le domaine nucléaire, la société, qui a la charge de la réalisation de l’important programme français, pourra également confirmer la place de premier plan qu’elle a déjà acquise sur les marchés internationaux.


De son côté, CEM poursuivra, en association avec le groupe Brown Boveri, ses activités dans ses domaines propres et notamment : la transformation et la distribution de l’énergie électrique, les machines tournantes de moyenne puissance, les moteurs électriques, l’appareillage basse tension, la traction, la réfrigération, la réparation des matériels électriques, l’ingénierie d’ensembles industriels, l’électronique industrielle et le dessalement de l’eau de mer. Elle pourra désormais y consacrer, comme aux activités nouvelles qui en constitueraient l’utile prolongement, des moyens financiers accrus, nés du renforcement de ses fonds propres, consécutif aux plus-values dégagées à l’occasion de l’apport, et de l’allégement de son endettement par le transfert des dettes liées à la branche apportée.



GROUPE DE L’UNION INDUSTRIELLE DE CRÉDIT SOFAL


Les produits et agios encaissés par le groupe au cours des neuf premiers mois de l’année ont atteint 372 millions de francs contre 325 millions de francs pour le même période de 1975.



PRÉCISION MÉCANIQUE LABINAL


Le chiffre d’affaires (H.T.) des trois premiers trimestres de 1976 s’est élevé à 284 031 750,02 F. contre 297 002 263,98 F pour la même période de 1975.



DROUOT INVESTISSEMENTS


Au 30 septembre 1976, le capital était composé de 638 056 actions de 100 francs.


L’actif net global s’élevait à 96 713 705,47 francs, soit une valeur par action de 151,58 francs.


L’actif de la Société au 30 septembre 1976 comprenait :


29,2 % de fonds d’Etat et d’obligations libellées en francs.


20,8 % d’actions de sociétés françaises.


2,9 % d’obligations libellées en devises.


44,4 % d’actions de sociétés étrangères.


2,7 % de liquidités en banque.


Au cours de ce trimestre, le poste obligations, 7,73 %, a été renforcé de 4 150 titres, la part des actions françaises a légèrement progressé puisqu’elle était de 20 % au 30 juin 1976.


A noter que la valeur liquidative de l’action au 29 octobre ressortait à 152,33 francs.


L’assemblée générale de Drouot Investissements s’est tenue le 29 octobre. Dans son allocution, le président, Jean Barroux, a notamment déclaré :
"Notre dernier exercice social, clos le 30 juin 1976, a été marqué par une forte reprise conjoncturelle dont votre Société a bénéficié puisque la valeur liquidative est en augmentation de 15,7 % sur l’ensemble de notre exercice."


"Quatre mois se sont écoulés depuis la fin de notre excercice et je voudrais brièvement évoquer la situation particulière de l’économie française, quelques jours après la publication de ce que l’on a déjà appelé le "plan Barre" :"


"Depuis plus d’un an, nous avons privilégié les placements aux Etats-Unis et au Japon tout en maintenant un pourcentage investi en actions françaises proche de 20 %.
Nous pensons que cette prudence relative vis-à-vis du marché français pourrait, à moyen terme, évoluer vers une attitude plus positive, cela compte tenu des deux composantes de la décision d’investissement, le risque de change et le risque de marché."


"Au niveau de la devise, alors que l’année dernière nous vous avions dit que le dollar nous semblait très sous-évalué par rapport au franc français, nous estimons aujourd’hui que le franc a atteint un niveau d’équilibre, d’autant plus que le succès du plan gouvernemental de lutte anti-inflation implique la défense énergique des parités actuelles."


"Au niveau du marché et au-delà de l’accueil très réservé fait par la Bourse au plan de lutte contre l’inflation, il nous semble que sa réussite sera susceptible de mettre en lumière le faible niveau de capitalisation de certaines grandes sociétés françaises, par rapport à leurs capacités bénéficiaires."


"En définitive, nous nous tenons prêts, dans les mois qui viennent, à augmenter nos investissements sur le marché français, dans la perspective de voir la France rejoindre le groupe des pays qui conduisent le développement économique mondial tout en maîtrisant l’évolution de leurs prix."










MONNAIES ET CHANGES




LÉGÈRE REPRISE DE LA LIVRE


Le plus grand calme régnait vendredi dans la matinée sur les marchés des changes, où l’activité se montrait des plus réduites : en France, par exemple, de nombreuses entreprises font "le pont". Le cour du dollar est resté stable aux alentours de 2,4160 DM à Francfort et de 4,9825 F à Paris, de même que celui du franc (le deutsche-mark a été coté à 2,0625 F, sans changement).


<après son fléchissement de la journée de jeudi, en liaison avec les difficultés rencontrées par le gouvernement au Parlement à l’occasion du vote de ses projets de loi, la livre a légèrement remonté pour se fixer à 1,6260 dollar (8,10 F à Paris).



BILAN HEBDOMADAIRE DE LA BANQUE DE FRANCE



(Principaux postes sujets à variation en millions de francs)


ACTIF


28/10


4/11


1) OR ET CRÉANCES SUR L’ETRANGER


89 231


89 997


Fonds de stabilisation des changes


9 578


9 532


Annuités de prêts de la B.I.R.D. et de l’Export import Bank


82


41


2) CREANCES SUR LE TRESOR


15 153


19 356



Monnaies divisionnaires


250


243


Comptes courants post.


227


387


Concours au Trésor public


13 534


17 679


3) CREANCES PROVENANT D’OPERATIONS DE REFINANCEMENT


68 723


69 032


Effets escomptés


24 214


24 662


Effets achetés sur le marché mon. et obl.


34 966


35 160


Avances sur titres


41


43


EH. en cours de recouv.


9 500


9 274


4) DIVERS


2 856


2 861



175 974


180 246


PASSIF




1) BILLETS EN CIRCULATION


112 725


113 886


2) COMPTES CREDITEURS EXTERIEURS


7 252


7 234


Comptes des banques, institutions et personnes étrangères


587


569


Compte spéc. du Fonds de stabilis, des changes, Contrepartie des allocations de droits de tirage spéciaux


2 634


2 634


3) COMPTE COURANT DU TRESOR PUBLIC


110


841


4) COMPTES CREDITEURS DES AGENTS ECONOMIQUES ET FINANC.


9 594


11 377


Comptes cour. des établ. astreints à la constitution de réserves


7 88


9 354


Autres comptes dispos. et autres engag. à vue


1 755


2 023


5) RESERVE DE REEVALUATION DES AVOIRS PUBLICS EN DR


40 663


40 663


6) CAPITAL ET FONDS DE RESERVE


1 368


1 368


7) DIVERS


4 370


5 715



176 974


180 246


LES AVOIRS OFFICIELS DE CHANGE DE LA FRANCE se sont élevés à 86 486 millions de francs à la fin octobre, en augmentation de 1 161 millions par rapport au mois précédent. Les avoirs en devises, qui ont atteint 20 473 millions de francs, ont progressé de 976 millions. Cette variation résulte, d’une part du versement par l’Iran de la troisième tranche, soit 1 422 millions, du dépôt que ce pays, au terme du protocole franco-iranien du 27 juin 1974, constitue auprès de la Banque de France, de l’autre des opérations du Fonds de stabilisation des changes, qui se sont traduites par une diminution de 446 millions.



LE TAUX D’INTÉRÊT DES EURODEVISES



Dollars


Deutschemarks


Francs suisses


48 heures


4 1/2 5 1/2


3 1/8 4 1/8


1/4 1 1/4


1 mois


4 7/8 5 3/8


3 5/8 4 1/8


1 1 1/2


3 mois


5 1/4 5 3/4


4 1/8 4 5/8


2 2 1/2


6 mois


5 5/8 6 1/8


4 1/2 5


2 1/4 2 3/4

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