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16/11/76

ÉCONOMIE
ÉNERGIE




Les États-Unis et l’Allemagne "pourraient absorber une hausse de 15 % des prix du pétrole", déclare M. Schmidt


La commission économique de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) se réunit lundi 15 novembre à Vienne (Autriche), au siège de l’Organisation. Les experts devaient débattre de "questions économiques". Il s’agit en fait de préparer le dossier des prix du pétrole qui sera examiné par les ministres, le 15 décembre, à Qatar. Cette réunion s’ouvre au moment où le climat s’est brusquement tendu entre producteurs et consommateurs, à la suite des "pressions" du département d’Etat américain ("le Monde" du 13 novembre) pour "éviter" une hausse des prix du brut.


Les ministres des Neuf devaient examiner, lundi, à Bruxelles les propositions de Washington de procéder à des "consultations d’urgence" entre pays acheteurs.
Le chancelier de la République fédérale d’Allemagne, M. Helmut Schmidt, a déclaré de son côté, dimanche 14 novembre, que les économies nationales des Etats-Unis et de son pays "pourraient absorber une hausse de 15 % du prix du pétrole. Mais un tel relèvement aggraverait sérieusement l’inflation et le déséquilibre des balances des paiements d’un grand nombre de pays industrialisés".


Les déclarations de Washington ont eu pour effet de resserrer les rangs au sein de l’OPEP. Pour le ministre koweïtien des finances, M. Abdoul Rahman, "l’intention qui se cache derrière ces menaces est l’espoir de monter les pays pauvres et en voie de développement contre l’OPEP et de tenir l’Organisation pour responsable de la situation économique dans le monde. Mais les pays en voie de développement n’attacheront pas d’importance à ces menaces, tout simplement parce que les Etats-Unis et les autres pays industrialisés sont responsables de la détérioration des conditions économiques dans le monde".


L’agence Algérie Presse Service estime de son côté qu’une nouvelle augmentation du brut est "parfaitement justifiée... et ne couvrira pas toutes les pertes des pays producteurs". La mise en garde américaine fait partie des "prises de position intempestives et inutiles de M. Kissinger, qui sèment le désaccord au sein même du clan des riches qu’il croit ainsi rassembler sous la houlette des Etats-Unis".


Rastakhiz, le journal du parti unique iranien, estime, lui aussi, qu’ "une fois de plus les Etats-Unis essayent de dresser les pays
pauvres contre les pays exportateurs de pétrole, alors que les "vrais responsables" de l’appauvrissement du tiers-monde sont les pays industrialisés"
. - (A.F.P., Reuter, U.P.)



LE ROI KHALED : les pays d’Europe doivent mettre de l’ordre chez eux.


"Si nous étions les seuls à être concernés par le prix du pétrole, nous aurions opté pour un "gel" des tarifs jusqu’à la fin de 1977", a déclaré le roi Khaled d’Arabie Saoudite dans un interview au magazine américain Newsweek accordée avant la mise en garde du département d’Etat américain.
Toutefois, "nos engagements vis-à-vis des pays de l’OPEP pourraient empêcher ce gel".


"Si les pays d’Europe ne prennent pas les mesures nécessaires pour mettre de l’ordre chez eux, ils continueront à être en proie à des problèmes économiques qui affecteront d’autres nations", ajoute le roi Khaled, pour qui il est "impossible de demander aux nations productrices d’accorder des subsides aux pays consommateurs en gelant les prix, au détriment des intérêts économiques des pays de l’OPEP".


E.D.F. est autorisée à signer deux contrats avec des sociétés belges. - Les pouvoirs publics viennent d’approuver deux contrats conclus le 5 décembre 1975 entre l’Electricité de France et des sociétés belges. Le premier, signé avec la société Synatom, a trait à l’usine d’enrichissement d’uranium d’Eurodif. On sait que la Belgique participe pour 11 % environ à ce projet. Or E.D.F. va assurer l’intégralité de la fourniture d’énergie nécessaire au fonctionnement de l’usine. Le contrat qui vient d’être approuvé vise à ce que Synatom reverse à E.D.F. une quantité d’énergie égale à 11 % de la consommation d’Eurodif.


Le second contrat, signé avec les sociétés belges EBES et Intercom, concerne cette fois la centrale nucléaire du Tricastin, dont le coût global est de 8 milliards de francs environ. Ces deux sociétés belges en financeront 12,5 %. En contrepartie, elles disposeront de 12,5 % de la production d’électricité du Tricastin (soit 450 MW sur 3 600 MW).


MONNAIES
HAUSSE DE LA LIVRE ET DE L’OR


Le cours de la livre s’est nettement redressé lundi matin sur les marchés des changes, s’établissant à 1,6450 dollar contre 1,6325 dollar vendredi sur le marché de Londres, et à 8,20 F contre 8,08 F sur celui de Paris. Ce redressement est attribué à la prise de position de la en faveur de la réduction des balances sterling rendue publique à l’issue de la réunion de Rambouillet. Le calme a régné sur les autres monnaies, le franc restant stable avec un dollar à 4.9850 F et un deutschmark à 2,06 F, ce qui a permis à la Banque de France de réduire encore de 1/8 % le taux du marché monétaire.


La hausse de l’or a repris sur le marché libre de Londres, où l’once de métal précieux a été cotée 138,20 dollars contre 135,60 dollars.

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