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METTANT EN CAUSE LA POLITIQUE NUCLÉAIRE
Une commission officielle britannique condamne les surrégénérateurs


24/9/76


Londres (A.P., A.F.P., U.P.I.), - La Grande-Bretagne doit retarder le plus possible la mise en service d’un surrégénérateur nucléaire, et s’efforcer de mettre au point et d’exploiter des sources d’énergie moins polluantes, vient d’affirmer, dans un rapport de deux cents pages rendu public mercredi 22 septembre à Londres, la commission royale sur la pollution de l’environnement.


Ce rapport, premier document officiel qui met en cause l’utilisation de l’énergie nucléaire, affirme que la Grande-Bretagne, qui fut le premier pays à avoir utilisé la fission nucléaire pour produire de l’électricité, ne devrait utiliser de procédés entraînant la production de plutonium " que s’il n’existe pas d’autres possibilités ". La commission ajoute que le pays devrait éviter, aussi longtemps que possible, de s’engager de manière décisive dans un programme d’énergie nucléaire, dans l’espoir que ce choix puisse ne jamais être nécessaire.


La commission royale, qui comprend dix-sept membres, dont seulement deux experts en matière nucléaire - en particulier son président, Sir Brian Flowers, président de la Fondation européenne de la science, - ne préconise cependant pas l’abandon de la fission nucléaire, ce qui ne serait " ni sage ni justifié ". Mais elle recommande que soient intensifiés les travaux de recherches consacrés aux autres sources d’énergie (charbon, vent, soleil, marées). Une utilisation plus importante de ces sources d’énergie permettrait, estime la commission, de retarder de cinquante ans la mise en service d’un surrégénérateur, et de diminuer de moitié le besoin en réacteurs nucléaires conventionnels.


Le rapport souligne les problèmes importants posés par les déchets radio-actifs : les efforts du gouvernement, dans ce domaine, sont tout à fait insuffisants, affirment les membres de la commission , qui ne s’estiment " en rien convaincus que le gouvernement ait réellement réalisé le danger de voir un groupe terroriste s’emparer du plutonium " pour réaliser une bombe artisanale.


L’Agence britannique de l’énergie atomique a vivement réagi aux conclusions du rapport qui sera soumis au Parlement. Dans un communiqué publié mercredi dans l’après-midi, l’Agence déclare que les craintes pour l’environnement exprimées par la commission sont "très exagérées", et indique qu’elle ne croit pas "qu’une attaque terroriste pour s’emparer de plutonium réussirait ou, même si c’était le cas, que celui-ci pourrait être utilisé". Elle souligne, d’autre part, que "sans l’option nucléaire, la Grande-Bretagne pourrait connaître une période de production d’énergie insuffisante", ce qui pourrait avoir "une série de conséquences sur la balance des paiements et sur l’économie tout entière".


[ A la différence des réacteurs nucléaires "conventionnels", qui, peut-on dire, ne contentent de brûler de l’uranium en produisant des déchets qu’il est difficile de "retraiter", les surrégénérateurs ont la particularité de produire plus de matière fissile qu’ils n’en consomment. Le coeur de ces réacteurs est composé d’un noyau de plutonium entouré d’uranium.
La fission, tout en permettant, comme dans toute centrale, de fournir de l’électricité, produit du plutonium qui pourra à son tour être utilisé.


La Grande-Bretagne se prépare à prendre, d’ici quelques mois, la décision de construire un surrégénérateur de 1 300 MW. En France, la décision ferme a été prise, en avril dernier, de construire Super-Phénix, un surrégénérateur de 1 200 MW, sur le site de Creys-Malville (Isère).]


LE CANADA INTERDIT LA DIFFUSION A L’ÉTRANGER DES INFORMATIONS SUR LES VENTES D’URANIUM


Le gouvernement canadien a interdit que les informations relatives aux transactions commerciales sur l’uranium, conclues au canada entre 1972 et 1975, sortent du territoire national.


Le ministre fédéral de l’énergie, M. Alastair Gillespie, a expliqué que cette mesure est une réponse aux assignations à comparaître émises aux Etats-Unis et expédiées à plusieurs dirigeants de sociétés américaines exploitant ou transformant de l’uranium au Canada dans le cadre d’une enquête sur un présumé cartel mondial des producteurs d’uranium entre 1972 et 1975.


[ Cette décision fait suite à un procès qui a lieu aux Etats-Unis.
L’action en justice concerne un cartel de l’uranium qui aurait regroupé, entre 1972 et 1975, le Canada, la Grande Bretagne, l’Australie, l’Afrique du Sud et la France ( "le Monde" du 1er septembre 1976). Le Canada comme d’ailleurs la France ont affirmé que ce cartel n’existait pas. Rendre secrètes les transactions sur l’uranium n’est certainement pas le meilleur moyen de pouvoir sa bonne foi.]




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