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    2009.

















30/5/76

Les problèmes nucléaires dans les relations internationales
Aux Etats-Unis


Le recyclage du plutonium est interdit
par une cour d’ appel fédérale


New-York (A.F.P.). - La cour d’ appel fédérale de New-York a interdit l’ usage commercial du plutonium jusqu’à l’ achèvement de l’ étude sur les effets de cette substance sur l’ environnement.


Cette décision annule une autre décision de la commission de réglementation nucléaire, qui avait octroyé provisoirement, en attendant les résultats de l’ étude, des licences d’ exploitation aux usines de recyclage de matières nucléaires. Ces usines auraient transformé en combustible pour les centrales à eau légère le plutonium fourni par les usines retraitement.


Le conseil pour la qualité de l’ environnement, le conseil pour la défense des ressources naturelles et de nombreux groupes de défenseurs de l’ environnement avaient exprimé leur inquiétude devant la possibilité que des transports de matières nucléaires en grandes quantités puissent inspirer d’ éventuels auteurs de vols ou de sabotages.


Les combustibles irradiés dans les réacteurs nucléaires contiennent du plutonium. Ce dernier peut en être extrait dans les usines de retraitement. Il peut ensuite être recyclé dans les réacteurs nucléaires actuels et y remplacer l’ uranium enrichi.


Cette dernière technique n’ en est encore qu’ au stade expérimental. L’ agence américaine chargée de la réglementation nucléaire, la N.R.C. (National Regulatory Commission), avait autorisé provisoirement la construction d’ usines pour fabriquer des éléments combustibles utilisant le plutonium. Une décision définitive sur le recyclage doit être prise au début de 1977, après une étude serrée des avantages et des inconvénients de cette technique.


La cour d’ appel fédérale de New-York vient d’ annuler cette autorisation. Les usines de recyclage du plutonium ne pourront fonctionner qu’ une fois que l’ étude sera terminée et la décision définitive prise. Non seulement, cet arrêt va entraîner un retard dans l’ utilisation du plutonium comme combustible dans les centrales actuelles mais il devrait aussi retarder le moment où la décision définitive pourra être prise : l’ étude devrait s’ appuyer sur le fonctionnement des usines qui avaient été autorisées provisoirement. (C’ est d’ ailleurs la raison pour laquelle l’ autorisation provisoire avait été délivrée.)


Pendant un certain temps, le plutonium va se trouver sans utilisation immédiate. Une raison de plus pour que l’ industrie américaine ne construise pas de nouvelles usines d’ extraction de ce métal. La pénurie mondiale de capacité de retraitement que vient de dénoncer à Vienne le congrès de l’ UNIPEDE (Union internationale des producteurs et des distributeurs d’ énergie électrique) ne devrait donc que s’ accentuer.

WASHINGTON
CONFIRME SON INTENTION
DE VENDRE DEUX RÉACTEURS
A LA RÉPUBLIQUE
SUD-AFRICAINE


Cette politique était jugée trop libérale, notamment à l’ égard de pays qui risquent de vouloir se doter d’ une capacité nucléaire militaire dans un avenir plus ou moins lointain. Le projet de vente au Pakistan d’ une usine française de retraitement des combustibles irradiés était et reste jugé sévèrement à Washington. Les Etats-Unis sont aussi très critiques à l’ égard du contrat signé, en juin 1975, entre la République fédérale d’ Allemagne et le Brésil, et qui reste d’ ailleurs le plus gros du genre : huit grosses centrales, une usine d’ enrichissement de l’ uranium et une usine de retraitement des combustibles doivent être fournies en quinze ans. Ces deux projets ont pourtant été approuvés par l’ agence internationales de Vienne (le Monde du 28 février).


Le projet de vente à l’ Afrique du Sud est plus modeste et, en principe, moins dangereux, puisqu’ il ne porte que sur deux centrales : c’ est surtout par la voie du retraitement des combustibles irradiés dans ces réacteurs, ou encore par l’ enrichissement de l’ uranium, que l’ on peut accéder à la bombe. En outre, Pretoria s’ est lancé dans la construction d’ une usine de séparation isotopique, afin de produire, par ses propres moyens, le combustible nécessaire à ses centrales ainsi qu’ à l’ exportation. L’ Afrique du Sud pourrait donc, en "poussant" un peu ses installations d’ enrichissement, se lancer toute seule dans des fabrications militaires. Cet argument a cependant moins de valeur sur le plan politique, dans la mesure où le geste de Washington est un encouragement à l’ industrie nucléaire avancée dont se dote l’ Afrique du Sud Or ce pays n’ a pas signé le traité de non-prolifération, arguant que les sauvegardes imposées par celui-ci gêneraient sa liberté et nuiraient à la protection du secret de ses techniques.


A la conférence de Londres, à la fin de l’ an dernier, les Etats-Unis avaient insisté pour un contrôle très strict d la part des pays exportateurs, selon des exigences voisines de celles que l’ agence de Vienne impose aux signataires du traité de non-prolifération. De fait, c’ est en inspectant l’ ensemble des installations nucléaires d’ un pays, et non pas seulement celles qui sont achetées à l’ extérieur, que l’ on s’ assurera que ce pays ne fabrique pas d’ armes atomiques. Il ne semble pas que l’ on ait fait preuve de la même sévérité à l’ égard de l’ Afrique du Sud.


MICHEL TATU.

LA FIN DE LA VISITE DU PREMIER MINISTRE IRANIEN


Paris et Téhéran ont la même optique
dans les relations internationales


déclare M. Hoveyda


Hôte à déjeuner, vendredi 28 mai, de la presse diplomatique, M. Hoveyda, qui achevait son séjour officiel en France, a réaffirmé, à propos du projet iranien d’ achat d’ équipements nucléaires, que son pays n’ avait d’ autre but que d’ augmenter son potentiel énergétique. "Nous ne désirons pas construire une bombe atomique, a-t-il dit. Nous avons signé l’ accord contre la dissémination des armes nucléaires, et nous sommes membres de l’ Agence de Vienne."


Interrogé sur les questions pétrolières, le premier ministre iranien a affirmé : "Nous ne voyons aucun inconvénient à ce qu’ il y ait des relations directes de gouvernement à gouvernement. Mais je n’ ai pas encore de propositions précises à ce sujet du côté français."`


M. Hoveyda a affirmé que les relations avec la France demeurent "privilégiées". "Au pont de vue

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