
Paris et Bonn aux ventes d’ usines nucléaires
M. Kissinger n’ a pas caché que d’ autres interventions américaines seraient faites pour tenter d’ annuler la vente de l’ usine française au Pakistan.
Le secrétaire d’ Etat américain a rejeté les suggestions des deux sénateurs. Il a fait remarquer qu’ il n’ était pas certain que l’ Union soviétique accepterait de se joindre aux Etats-Unis pour suspendre ses livraisons d’ uranium enrichi à la France et à l’ Allemagne fédérale et que, de toute façon, la position monopolistique américaine et soviétique cesserait vers 1979-1980, date à laquelle l’ usine européenne d’ enrichissement d’ Eurodit construite en France à Tricastin commencerait à produire du combustible M. Kissinger a, d’ autre part, fait valoir que les troupes américaines stationnées en Europe défendaient d’ abord les intérêts américains. Il conclu que "l’ utilisation de pressions maladroites sur Paris et Bonn ne feraient qu’ accélérer la développement de leur industrie nucléaire", qu’ une entente soviéto-américaine "soulèverait une vague de nationalisme en France comme en Allemagne" et qu’ une confrontation au sein de l’ OTAN "mettrait en danger l’ unité du monde occidental".
M. Kissinger estime que les négociations sur le contrôle des exportations de matériels nucléaires ont déjà marqué un progrès. Il faut maintenant, selon lui, poursuivre les discussions qui reprendront dans quelques mois pour tenter de convaincre Paris et Bonn d’ accepter la suggestion américaine d’ interdire toute vente d’ usine de retraitement à l’ étranger et de construire des centres multi-nationaux de retraitement.
|
||
| Plan du site |