U-006-035

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LA COOPERATION NUCLEAIRE

m 15/3/76

Quel partenaire industriel pour Siemens ?


Si l’on excepte le secteur aéronautique, la coopération industrielle franco-allemande est presque inexistante. La volonté exprimée par les deux gouvernements de collaborer dans l’étude et la réalisation de sur-générateurs (le réacteur nucléaire de l’avenir) est donc un événement non négligeable.


Que les deux pays aient choisi de s’associer dans ce domaine n’est guère surprenant dans la mesure où leurs atouts paraissent, par bien des côtés, complémentaires. La France, grâce aux travaux du Commissariat à l’énergie atomique, possède, dans ce secteur, une avance technique incontestable et incontestée. Développer seul ce type de réacteurs présente cependant un inconvénient majeur : le coût de la recherche journal découpé est extrêmement journal découpé qui aurait la responsabilité de l’ingénierie et de la réalisation des sur-générateur, et, dans un premier temps, du prototype Super-Phenix. Le capital de cette société serait réparti entre Creusot-Loire (40%), le Commissariat à l’énergie atomique (30%) et Alsthom, filiale du groupe C.G.E. (30%). Le groupe Creusot-Loire, qui est animé par le baron belge Empain et qui a obtenu récemment le monopole de la construction des réacteurs de type classique en France, se verrait ainsi confier la responsabilité industrielle de l’opération au détriment de son concurrent C.G.E., déjà éliminé du marché des réacteurs classiques. - Ph. L.

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