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    2009.















OUVERTURE DE L’ASSEMBLEE ANNUELLE

7 octobre 1974 </date

IMF Survey BULLETIN du FMI


Witteveen : la lutte contre l’inflation , « dilemme douloureux »


Discours de M. H. Johannes Witteveen , Président du Conseil d’administration et Directeur général du Fonds Monétaire International , prononcé à Washington le 30 septembre , lors de la présentation du vingt-neuvième Rapport annuel des Administrateurs au Conseil des Gouverneurs du Fonds :


Monsieur le Président , je tiens à me joindre à vous pour vous indiquer combien nous avons été sensibles aux paroles cordiales de bienvenue du Président des Etats-Unis . En saluant tous les participants à cette vingt-neuvième Assemblée annuelle , je souhaité m’adresser tout particulièrement aux observateurs de la Papouasie Nouvelle -Guinée , dont la demande d’adhésion sera soumise aux Gouverneurs cette semaine .


L’année qui s’est écoulée depuis notre réunion de Nairobi a été une période agitée pour l’économie mondiale . L’inflation des prix s’est fortement accélérée . La croissance économique a enregistre un vif ralentissement . Un déséquilibre énorme s’est produit dans les paiements internationaux . Les marchés financiers ont été soumis à de graves tensions . L’appréhension que suscite la situation économique s’est reflétée sur les marchés des valeurs mobilières du monde entier . Ces événements ont été à l’origine d’une combinaison de problème économiques qui est à la fois sans précédent et préoccupante . Tous les gouvernements doivent faire face simultanément à des problèmes graves , qui touchent à tous les aspects de la politique économique , ainsi qu’aux interactions complexes qui existent entre ces problèmes . (suite à la page 309)


De gauche à droite : M.Henri Konan Bédié , Président de l’Assemblée annuelle ; M.H. Johannes Witteveen , Directeur général du Fonds ; M. Robert S.McNmara , Président du Groupe de la Banque Mondiale .


Les Administrateurs du
FMI modifient la formule
du mécanisme pétrolier


Les Administrateurs du Fonds passé en revenue les opérations effectuées à ce jour au titre du mécanisme pétrolier , ainsi qu’ils devaient le faire avant la mi-septembre , conformément à leur décision portant création de ce mécanisme , et ont décidé d’accroître les montants que les membres pourront demander en 1974 . Les pays membres sont désormais autorisés à effectuer des achats jusqu’à concurrence de 90 pour 100 , au lieu de 35 pour 100 , du montant maximal fixé initialement pour 1974 (Bulletins du FMI du 24 juin , page 177, et du 23 septembre 1974 , page 289).


Aux termes de la décision du 13 juin créant le mécanisme pétrolier jusqu’au 31 décembre 1975 , les achats maximaux qu’un membre enregistrant un déficit pétrolier est autorisé à effectuer sont déterminés par une formule (suite à la page 312 )

COMMUNIQUE DE PRESSE


Achats - mécanisme pétrolier


Le Fonds Monétaire International a annoncé que neuf autres pays ont effectué des achats d’un montant total de 383,97 millions de droits de tirage spéciaux (DTS) au titre du mécanisme pétrolier , par lequel des ressources sont mises à la disposition des pays membres pour les aider à faire face à l’incidence sur leur balance des paiements du renchérissement du pétrole et des produits pétroliers . Les sommes allouées aux membres à ce titre s’ajoutent à toute aide financière qu’ils peuvent obtenir du Fond en vertu d’autres dispositifs permettant l’utilisation de ses ressources . Les pays qui ont effectué des achats ( ainsi que l’équivalent en droits de tirage spéciaux du montant de leur achat) sont :



DTS



DTS


Costa Rica


5.360.000


Panama


7.370.000


Côte d’Ivoire


11.170.000


République Malgache


3.450.000


Fidji


340.000




Grèce


36.220.000


Uruguay


17.560.000


Italie


262.500.000


Yougoslavie


40.000.000


Les premières opérations au titre du mécanisme pétrolier , par lequel neuf pays ont acheté l’équivalent de 142,5 millions de DTS , ont été annoncées par le Fonds le 6 septembre .Communiqué de presse N° 74/44 , 29 septembre .

ACTIVITES DU FONDS


Commissions du Fonds : des taux
majorés et un barème plus simple

A compter du 1er juillet 1974 , le Fonds a adopté un barème révisé des commissions qu’il prélève sur les excédents des avoirs du FMI en les monnaies de ses pays membres par rapport à leurs quotes-parts respectives . C’est à première fois depuis le 1er mai 1963 que ces commissions font l’objet d’une révision , décidée en vue de simplifier le barème des commissions et de relever leurs taux.


Aux termes des Statuts du Fonds , « le Fonds (prélève) des commissions , uniformes pour tous les membres , qui (sont) établies sur la moyenne des excédents quotidiens des avoirs du Fonds en la monnaie d’un membre par rapport à la quote-part de ce membre ». Les Statuts stipulent également que les taux des commissions sont proportionnels à la durée de la période pendant laquelle les tirages en cours dépassent les quotes-parts , ainsi qu’à l’excédent des tirages sur la quote-part .


Supposons , par exemple , qu’un pays membres ait une quote-part de 100 millions de DTS , qu’il a versée à raison de 25 millions de DTC en or et de 75 millions de DTC en sa monnaie ; le paiement de la souscription en or , égale à 25 pour 100 de sa quote-part , représente la tranche-or qui , si elle était tirée par les pays membre , porterait les avoirs du Fonds en la monnaie de ce pays membre à 100 pour 100 de sa quote-part . Ceci tient au fait qu’un membre qui effectue un tirage sur le Fonds achète en réalité à ce dernier des devises avec sa propre monnaie . Si le pays membres effectue un achat supplémentaire équivalant à 25 pour 100 de sa quote-part - c’est-a-dire utilise sa première tranche de crédit - les avoirs du Fonds en la monnaie de ce pays membre excéderont alors sa quote-part de 25 millions de DTC , soit de 25 pour 100. Les tirages ultérieurs effectués dans la deuxième ou la troisième tranche augmenteront d’autant les avoirs du Fonds .


Une comparaison des deux barèmes fait apparaître que les taux des commissions (qui sont des taux annuels) ont été relevés d’un minimum de 2 pour 100 et portés à 4 pour 100 et , qu’au lieu d’augmenter tous les six moins pendant une période de 4 à 4 ans et demi pour atteindre 5 pour 100 par an , ils augmentent dorénavant de 0,5 pour 100 par an pour atteindre 6 pour 100 par an sur les tirages en cours pendant un maximum de 5 ans .


Si l’on tient compte de la commission de tirage de 0,5 pour 100 , payable au titre des achats les tranches de crédit (à l’exception des tirages dans la tranche-or , qui en sont exemptés aux termes d’une décision du Fonds) , le taux de commission effectif moyen a été porté dans le nouveau barème d’environ 1,4 pour 100 à 2,5 pour 100 , selon la durée de la période pendant laquelle les tirages en cours excèdent la quote-part .


En majorant les commissions en vigueur de ces pourcentages assez faibles , le Fonds a tenu compte de plusieurs considérations qui sont (pas nécessairement par ordre d’importance ) : la hausse des taux d’intérêt du marché au cours des onze dernières années , les taux de rémunération versés par le Fonds (c’est-à-dire, pour chaque pays membre , la somme dont les 75 pour 100 de sa quote-part excèdent le montant de sa monnaie détenu par le Fonds ) , la politiques appliquée par le Fonds en ce qui concerne l’utilisation de ses ressources et sa propre situation financière . Par exemple , le taux de commission initial de 4 pour 100 par an (qui , si on y ajoute la commission de tirage , s’élève en fait à 4,5 pour 100 par an , pour une période maximum d’un an) , applicable aux avoirs qui excédent la quote-part pendant une période maximale d’un an , est lié au taux moyen de rémunération .


Lorsque le Fonds a révisé le barème de ses commissions , il a été guidé par plusieurs considérations : d’une part , la relation entre ce que coûte au Fonds l’obtention de ses ressources financières et le revenu que lui procurent les utilisateurs de ces ressources : d’autre part , il estimait souhaitable de pouvoir continuer a fournir à ses pays membres une assistance financière à des conditions qui ne la rendent pas inaccessible , et jugeait nécessaire de disposer à tout moment de liquidités adéquates qui lui permettent de répondre aux besoins de ses pays membres , or , il ne pourra le faire que dans la mesure ou des pays membres sont disposés à octroyer du crédit au Fonds en autorisant celui-ci à vendre leur monnaie à d’autres pays membres , le montant de ces ventes abaissant à moins de 75 pour 100 de la quote-part des pays créditeurs , les avoirs du Fonds en la monnaie de ceux-ci . Bien que l’acceptation par un pays d’une position créditrice ne soit pas motivée exclusivement par la rémunération versée par le Fonds sur cette position , les versements qu’il effectue à ce titre représentent , pour le Fonds , un chef de dépenses très important , lequel , a-t-on estime , devrait être en grande partie financé par ses revenus — c’est -a-dire essentiellement les commissions qu’il perçoit sur les soldes en excès des quotes-parts .


Jusqu’au 1er juillet 1974 , les taux des commissions payables sur les avoirs du Fonds en la monnaie d’un pays membre excédant la quote-part de ce dernier d’un pourcentage maximal de 50 pour 100 étaient , après un certain temps , inférieurs à ceux qui étaient appliqués aux achats portant les avoirs du Fonds en la monnaie d’un pays membre à plus de 50 pour 100 de la quote-part de celui-ci . Ce type particulier de majoration progressive des commissions a été supprimé dans le nouveau barème , et un taux de commission unique s’applique à l’excès des avoirs en la monnaie d’un pays membre sur la quote-part de ce dernier .

BAREMES DES COMMISSIONS DU FONDS
Précédent (applicable à
compter du 1er mai 1963)


Commissions en pourcentage
annuel pour la période
indiquée , sur la fraction
des avoirs dépassant la
quote-part de
(pourcentage)



Supérieur à


0


50


100



Mais ne

dépassant pas


50


100


Nouveau (applicable à
compter du 1er juillet 1974)


Commissions en pourcentage
annuel pour la période
indiquée , sur les avoirs en
excès de la quote-part


0 à 3 mois
3 à 6 mois
6 mois à 1 an


0,0
2,0
2,0


0,0
2,0
2,0


0,0
2,0
2,5


0 à 12 mois


4,0



1 à 1 1/2 an

1 1/2 à 2 an


2,0
2,5

2,5
3,0


3,0
3,5


1 à 2 ans


4,5



2 à 2 1/2 ans

2 1/2 à 3 ans


3,0
3,5


3,5
4,0 Pourcentage à partir duquel le Fonds et le pays membres sont tenus d’entame des consultations.


4,0*
4,5


2 à 3 ans


5,0



3 à 3 1/2 ans

3 1/2 à 4 ans


4,0*
4,5


4,5
5,0


5,0


3 à 4 ans


5,5*



4 à 4 1/2 ans


5,0




4 à 55 ans


6,0


Bulletin FMI


Cette modification simplifie considérablement le calcul des commissions ; une autre prolonge la durée de la période d’application d’un taux de commission donné : selon le précédent barème , les commissions augmentaient généralement.


à intervalles de six mois , alors que dans le nouveau , leur taux augmente tous les douze mois.


Aux termes des Statuts et des Règles du Fonds , lorsque le taux des commissions payables par un pays membres atteint 5,5 pour 100 , le Fonds et ledit membre sont tenus d’examiner ensemble les moyens de réduire les avoirs du Fonds en la monnaie de ce pays . Par la suite , comme l’indique le barème , le taux des commissions est relevé de 0,5 pour 100 et s’établit à 6 pour 100 ; faute d’accord entre les Fonds et le membre , le Fonds peut alors imposer tel taux qu’il jugera approprié . Comme les membres monnaies détenus par le Fonds en excès de leurs quotes -parts dans les 3 à 5 ans qui suivent la date de leurs tirages sur le Fonds , les commissions ne devraient pas normalement dépasser 5 à 6 pour 100 par an , soit , aux taux moyens en vigueur , 4,7 à 5,1 pour 100 par an . Un pays membre qui rachète le montant en excès de sa quote-part , cinq ans après que ce montant ait été constitué , versera au Fonds , selon le nouveau barème , un taux de commission effectif moyen de 5,1 pour 100 par an .


Le barème des commissions du Fonds est applicable à tout achat qui porte les avoirs du Fonds en la monnaie d’un membre à plus de 100 pour 100 de sa quote-part , exception faite des achats effectués au titre du mécanisme pétrolier nouvellement créé , sur lesquels sont prélevées des commissions distinctes .


Comme indiqué plus haut , les achats dans les tranches de crédit sont assortis d’une commissions de tirage de 0,5 pour 100 . Les autres commissions prélevées par le Fonds comprennent notamment une commission d’engagement de 0,25 pour 100 , applicable d’être acheté dans le cadre d’un arrangement « stand-by » avec un pays membres . Toutefois , lorsqu’un pays membre achète des devises au Fonds , a ce titre , cette commission d’engagement est remboursée au prorata , après paiement de la commission de service de 0,5 pour 100 ; par conséquent , un arrangement <> qui est intégralement ne donne pas lieu au versement d’une commission d’engagement .


Il convient de rappeler , pour conclure , que la décision de simplifier le barème des commissions du Fonds et de relever les taux des commissions est intervenue au terme d’une révision qui tenait compte de plusieurs facteurs , notamment des objectifs et de la situation financière du Fonds . Comme le stipulent les Statuts , ce barème a été modifié à une majorité dépassant 75 pour 100 du total des voix .


R.I. Familton , Trésorier adjoint


7 octobre

Le Président de l’Assemblée annuelle évoque l’aide du Fonds au tiers monde.


Extraits du discours d’ouverture prononcé le 30 septembre à Washington par le président de l’Assemblée annuelle 1974 , M. Henri Konan Bédié , Ministre de l’Economie et des Finances de la Côte d’Ivoire  :


. . . Le mois de juillet dernier a marqué le trentième anniversaire de la rédaction à Bretton Woods , dans le New Hampshire , des Statuts de la Banque et du Fonds . Les institutions ne peuvent survivre que si elles sont utiles à ceux qu’elles ont mission de servir . Ainsi , si les organisations nées à Bretton Woods ont pu surmonter l’épreuve de ces trente années , c’est qu’elles ont su s’adapter à l’évolution qu’a connue le monde entier au cours de cette période .


Certes , nous sommes fiers d’avoir su répondre aux besoins de nos pays membres . Mais il ne suffit plus aujourd’hui de faire face aux événements ; nous devons nous efforcer de maîtriser leur cours . Dans la période troublée que nous traversons , beaucoup de pays ont l’impression d’être à la merci de forces aveugles . Ils voudraient que nos institutions les mettent à l’abri des périls économiques auxquels ils sont exposés . Le Fonds et le Groupe de la Banque , de leur côte , estiment qu’ils se doivent de donner à leurs pays membres la possibilité d’améliorer leur destinée . Tous deux s’efforcent , dans leurs domaines respectifs , d’accroître leurs efficacité par des moyens que j’évoquerai plus loin . En outre , soucieux des intérêts des pays en voie de développement , le Fonds et la Banque vont , au cours des prochaines réunions , décider d’actions conjointes afin de poursuivre les travaux entrepris par un Groupe technique des Suppléants du Comité des Vingt . . .


J’ai d’ailleurs le plaisir d’annoncer à ce propos que le Directeur général du Fonds et le Président de la Banque m’ont transmis des projets de résolution portant création d’un Comité ministériel conjoint des Conseils des Gouverneurs de la Banque et du Fonds sur le transfert de ressources réels aux pays en voie de développement , comité que l’on pourrait appeler couramment Comité du développement . Cette résolution fait partie d’une résolution fait partie d’une résolution d’ensemble sur les travaux du Comité spécial sur la réforme du système monétaire international et les questions connexes , et sur un programme d’action immédiate . Cet ensemble comprend quatre résolutions importantes , dont la troisième se double d’une résolution de même teneur de la Banque . Ces résolutions visent à créer un Comité du développement destiné à « faire avancer l’étude du transfert de ressources réels aux pays en voie de développement et à recommander les mesures à prendre en vue d’appliquer ses conclusions » . . .


. .. Le Comité des Vingt a consigné les résultats de ses travaux dans un Plan de réforme qu’il a publie à l’issue de sa dernière réunion , le 13 juin 1974 . Ce plan comprend , pour l’essentiel , un ensemble de principes applicables à long terme ainsi qu’une série de mesures , y compris la formation de projets de résolution et d’amendements aux Statuts , que le Comité recommande aux Administrateurs de prendre immédiatement . Nous avons tiré des travaux du Comité des enseignements précieux quant aux problèmes délicats que pose la réforme monétaire , et nous sommes maintenant mieux armés pour assumer notre rôle dans le système futur. Les principes de la réforme à terme , définis dans la première partie du Plan , s’inspirent largement des éléments de l’avant -projet qui nous avait été soumis à Nairobi ; bien qu’ils n’aient pas réuni tous les suffrages du Comité , on peut dire que certains d’entre eux ont déjà subi avec succès l’épreuve du temps , du moins sur le plan conceptuel , je n’entrerai pas ici dans les détails puisque chacun peut se reporter au Plan , qui été publié . Je ne mentionnerai que le maintien de « parités stables mais ajoustables » et la modification de la structure du Fonds , recommandée par le Comité des Vingt , et dont l’objet sera de confier la gestion et l’adaptation du futur système monétaire au Conseil restreint des Gouverneurs , nouveau comité permanent et représentatif du Conseil des Gouverneurs qui sera créé par voie d’amendement aux Statuts . La réforme envisagée à plus long terme reste a l’ordre du jour et , en notre qualité de Gouverneurs du Fonds , nous devons être prêts à en poursuivre la mise au point , par étapes , au cours de cette Assemblée annuelle et des suivantes .


. . . Les dispositions relatives à deux nouveau mécanismes de crédit du Fonds témoignent de la volonté universelle de prendre pleinement en considération les intérêts des pays en voie de développement : le « mécanisme pétrolier » , conçu par M. Witteveen , et déjà entre en service grâce aux efforts soutenus de son auteur et à la coopération de plusieurs pays membres , et le mécanisme « élargi » , mis en place au début de ce mois , permettre de consentir , aux pays en voie de développement avant tout - pour les aider a résoudre certaines difficultés de paie-

ments — , des crédits à plus longue échéance et d’un montant plus élevé que par le passé . Des projets d’amendement aux Statuts , dont un sur le « lien » , sont actuellement examinés par les Administrateurs . . .


Par ces quelques remarques sur la réforme , je voulais mettre en lumière la fait que nous ne nous sommes pas écartés de notre objectif fondamental même si , finalement , il s’est révélé impossible de respecter le calendrier établi il y a deux ans . Notre but , c’est la réforme . Une partie de celle-ci est dispositions ont été prises pour les étapes suivantes .


. . . Je sais qu’il est difficile de distinguer nettement la réforme monétaire des activités courantes du Fonds . Mais si par « activités courantes » on entend celles auxquelles le Fonds se serait consacré s’il n’avait pas été question de réforme , il en est au moins une que je tiens à mentionner , car elle peut avoir une forte incidence sur les activités futures du Fonds . Je veux parler de la sixième révision générale des quotes-parts qui , commencée en avril , devra être soumise à la décision du Conseil des Gouverneurs au début du mois de février , et dont dépendra dans une grande mesure l’étendue des opérations du Fonds et , par conséquent , l’utilité que celui-ci présente pour ses membres , pris individuellement ou dans leurs ensemble . C’est donc avec intérêt que nous attendrons les recommandations des Administrateurs . . . .

Communiqué du Groupe intergouvernemental des Vingt-Quatre sur les affaires monétaires internationales .


Les Ministres ont tenu leur huitième réunion au Sheraton Park Hotel , à Washington . D.C., le 28 septembre 1974 . La réunion était présidée par M. Ismail Mahroug. Ministre des Finances de l’Algérie , assisté de deux Vice-Présidents , M.N . M. Perera , Ministre des Finances de Sri Lanca et M. Amicar Vargas Gavilano , Ministre des Finances du Pérou . Ont assisté à la réunion M.H.I. Witteveen , Directeur général du Fonds Monétaire International , M. Gamani Corea , Secrétaire général de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et de Développement et M.R.S. McNamara , Président de la Banque Mondiale .


La réunion était précédée par la dix-septième réunion des Suppléants , présidée par M.R. Bouraoni , Algérie , M. L. Jayawardena , Sri Lanka , assumant la vice-présidence , et M.A. Wagner , Pérou , faisant office de rapporteur .


Les Ministres se sont déclarés préoccupés par les problèmes ardus et complexes de l’économie internationale et notamment l’inflation généralisée et les perspectives de récession en particulier , de même que les problèmes qui se posent en voie de développement . Ces problèmes ne peuvent être surmontés que par les efforts collectifs de la communauté internationale dans son ensemble et la mise en œuvre de politiques nationales anti-inflationnistes qui tiennent auxquels se heurtent les pays en voie de développement .


Les ministres ont fait valoir que tous les pays devraient participer pleinement à toutes les phases des consultation et se sont déclarés inquiets de la tendance à s’éloigner de cet objectif.


Les ministres ont examiné les principaux points avant l’Assemblée annuelle des Conseils des Gouverneurs du Fonds Monétaire International et de la Banque Internationale pour la Reconstruction et de Développement . Ils ont renouvelé leur opinion qu’une amélioration de l’économie internationale à court comme à long terme exigeait une approche « tripartite » , comportant des mesures touchant au domaine monétaire , au financement du développement et aux échanges .


Les ministres ont pris connaissance du Projet de Résolution d’ensemble approuvé par les Administration du Fonds Monétaire International , qui doit être présenté au Conseil des Gouverneurs , et qui adopte les recommandations du Comité des Vingt. Ils ont réaffirmé leur opinion que les recommandations du Comité ne représentent pas une manière suffisamment équilibrée d’aborder les questions . Ils ont souligné que la Partie I du Plan de Réforme ne donnait qu’une idée générale et ont réaffirmé que selon eux aucune partie de ce Plan ne sera réalisée sans être endossée de façon explicite par tous les Etats membres du Fonds .


Les ministres ont pris note du projet de résolutions parallèles des Conseils des Gouverneurs du FMI et de la BIRD établissant un Comité ministériel conjoint point le pour le transfert de ressources réelles . Bien qu’il ait été possible de parvenir à un accord quant au texte qui sera soumis aux Conseils des Gouverneurs , ce texte ne répond pas aux espoirs des pays en voie de développement pour ce qui est du mandat du Comité comme de ses procédures . Ils ont tenu à formuler leurs opinion selon laquelle :


1) le Comité ministériel conjoint doit encourager le transfert de ressources réelles , pour les montants et aux conditions nécessaires au processus de développement , et exercer un contrôle sur le processus en collaboration avec d’autres institutions compétentes dans la sphère d’activités du Comité ;


2) à cette fin , les Secrétariats de certaines organisations et institutions , notamment le GATT , L’OCDE et la CNUCED , seront invités à participer aux tâches du Comité ;


3) le Comité conjoint évitera dans ses travaux le double emploi avec les Opérations de Secours d’Urgence des Nations Unies en ce qui concerne les pays les plus gravement touchés , et coordonnera le plus étroitement possible ses tâches avec l’ensemble des opérations d’aide des Nations Unies , à court et à long terme ;


4) Le Comité sera habilité à prendre en collaboration avec la Banque Mondiale et le Fonds , au niveau du Secrétariat et aux niveaux techniques , toutes dispositions nécessaires pour lui permettre d’atteindre ses objectifs ;


5) le programme de travail du Comité portera notamment sur les montants et la qualité de l’aide publique au développement ; une révision des politiques d’action et des procédure des organisations de financement multilatéral du développement ; l’amélioration de l’accès aux marchés financiers en général ; et des projets de financement international pour la réglementation et la stabilisation des prix des produits de basse . Il conviendra de donner la priorité aux points suivantes :


I) les problèmes des pays les plus gravement atteints par la situation économiques actuelle ;


II) l’accès aux marchés des capitaux et l’encouragement du flux des ressources en capitaux vers les pays en voie de développement ;


III) la protection et l’expansion de la valeur réelle des recettes d’exportation des pays en voie de développement .


Les Ministres ont souligné que le Comité intérimaire du FMI proposé devra également accorder d’urgence une attention soutenue au transfert de ressources réels , dans le contexte du processus d’ajustement .


Les Ministres ont accueilli avec plaisir la création de la facilité élargie du Fonds , et exprimé l’espoir que ses dispositions seront améliorées dans le brefs délais . Les Ministres ont réaffirmé leur opinion selon laquelle cette facilité ne pourrait pas être considérée comme facilité leur opinion selon laquelle cette facilité ne pourrait pas être considérée comme un substitut au Lien , et ont souligné une fois de plus qu’une décision finale de créer le lien devrait être prise sans plus de délai et , dans tous les cas , au plus tard en février 1975 .


Les Ministres ont réaffirmé avec force la nécessité de réviser le système des quotes-parts au FMI afin I) qu’il traduise avec plus de précision les besoins des pays en voie de développement pour ce qui est du financement de leur balance des paiements ; II) qu’il reflète les récents changements apportés à la position des balances des paiements et à la situation de créditeurs des Etats membres du FMI ; et III) de parvenir a accroître la participation des pays en voie de développement aux prises de décision .


Bulletin FMI

7 octobre 1974

Il est urgent de maîtriser l’inflation


L’inflation est un problème économique majeur dans le monde entier et il n’est pas nécessaire , devant cette assemblée , de s’étendre sur les injustices et les difficultés qu’elle entraîne . A moins qu’elle ne soit maîtrisée maintenant , l’inflation pourrait échapper un peu plus tout contrôle et provoquer des déséquilibres et des perturbations graves dans l’économie mondiale .


Les mesures destinées à faire face à l’inflation se heurtent au dilemme suivant : effectuer des progrès importants sur le front des prix sans qu’il en résulte des conséquences trop sévères pour la croissance et l’emploi . Ce problème revêt une acuité exceptionnelle à l’heure actuelle , car les principaux pays industrialisés enregistrent des taux de croissance peu élevés ou négatifs , alors que les prix continuent à augmenter à un rythme très rapide . En outre , la lutte contre l’inflation est aussi compliquée par les forts relèvements des prix qui s’imposent dans certains secteurs de l’économie si l’on veut ajuster la réparation de la demande et favoriser les changements structures — changements rendus nécessaires par le renchérissement considérable des coûts de l’énergie et l’apparition de pénuries et de goulots d’étranglement .


Il y a quelques mois les experts nationaux et internationaux prévoyaient généralement une reprise économique prononcée dans les principaux pays industrialisés au cours du second semestre de 1974 , ainsi qu’un retour à des taux de croissance normaux avant le milieu de 1975 . Il est maintenant évident que ces prévisions étaient trop optimistes et que les tendances de la croissance à court terme dans les pays industrialisés seront plus faibles qu’on ne le prévoyait vers le milieu de l’année .


Ce dilemme douloureux de la lutte contre l’inflation en période de faible croissance est maintenant quelque peu familier grâce à l’expérience acquise par certains pays . A l’heure actuelle , toutefois , il revêt un caractère beaucoup plus préoccupant . L’inflation s’est accélérée et la situation économique est devenue plus instable en raison des déficits d’une ampleur sans précédent des comptes courants des pays importateurs de pétrole . Pour l’économie mondiale , cette évolution a eu pour effet de renforcer les courants qui poussaient déjà à une combinaison d’inflation et de stagnation ou même d’inflation et de dépression . Car le renchérissement du pétrole a renforcé , la spirale inflationniste qui s’amorçait , tout en exerçant des effets potentiellement déflationnistes.


Dans une certaines mesures , ces effets déflationnistes doivent être acceptés car une réduction de la demande est nécessaire pour combattre l’inflation . Cependant , il faudra éviter que l’élimination nécessaire de la demande excédentaire ait des répercussions internationales entraînant une récession grave et prolongée . L’apparition de condition de conditions réceptionnistes prononcées serait non seulement néfaste en elle-même , mais on pourrait aussi s’attendre à ce qu’elle aille à l’encontre des mesures adoptées pour combattre l’inflation . En effet , ces conditions entraîneraient inévitablement des pressions généralisées en faveur d’une réorientation des politiques économiques dans un sens fortement expansionniste , ce qui pourrait fort bien ranimer ou exacerber les pressions et l’état d’esprit inflationnistes . Etant donné les incertitudes actuelles qui règnent sur le plan international , il sera d’une importance cruciale que les autorités nationales appliquent leurs politiques de gestion de la demande en ayant toujours à l’esprit les changements dans la situation économiques fondamentale et , ce faisant , qu’elles tiennent compte à la fois des retards avec lesquels les mesures font sentir leurs effets et de l’interdépendance de l’évolution dans les divers pays .


Les politiques anti-inflationnistes devraient utiliser une combinaison de mesures permettant de répondre à des impératifs différents . Le premier impératif réside dans une politiques efficace de la gestion de la demande . Il est essentiel que les mesures anti-inflationnistes des principaux pays industrialisés des visent directement a contenir la demande globale , afin de maintenir , pendant une période prolongé n une pression de la demande sur les ressources sensiblement moins forte qu’a l’accoutumée . Mais la nécessité de mesures complémentaires d’un caractère plus spécifique apparaît aussi clairement. Ces mesures pourraient servir à améliorer les conditions de l’offre , a renforcer la concurrence , à influer directement sur les salaires et les prix dans un sens favorable à l’intérêt public et à faire face à des problèmes ou à des déséquilibres précis . A condition que ces mesures ne fassent pas perdre de vue la tâche essentielle , a savoir l’utilisation des politiques monétaire et budgétaire pour contenir la demande globale , elles pourraient jouer un rôle important dans la lutte contre l’inflation et , en outre , réduire l’incidence défavorable d’une réduction de la demande sur le niveau de l’emploi .


Il est évident que le champs d’application de mesures portant directement sur les prix , mesures qui constituent maintenant ce qu’on appelle la « politique des revenus » , variera selon les pays membres intéressés en raison de différences dans les situations politiques et les dispositions institutionnelles . Mais je souhaite insister sur le fait que , d’une manière générale , la situation économiques dans le monde industrialisé commence à mieux se prêter à l’utilisation d’une politiques des revenus . Les tentatives de réglementation des salaires et des prix ne sont généralement pas très efficaces en période de pressions exercées par la demande excédentaire . Cependant , dans la situation actuelle , les pressions de la demande sur les ressources s’atténuent tandis que la hausse des salaires et des prix se poursuit à un rythme rapide . Par conséquent , la politiques des revenus pourrait s’avérer relativement efficace et extrêmement utile dans cette situation ; je tiens à insister sur le fait qu’en l’absence d’une telle politique il pourrait être extrêmement difficile de freiner les pressions de coûts et de modérer la hausse des prix sans qu’il en résulte , a plus long terme , un accroissement du chômage et de la capacité de production inutilisée .


Il est probable que la volonté politiques des autorités nationales sera sérieusement mise à l’épreuve si les taux de croissance des pays industrialisés sont maintenus à des niveaux inférieurs à la moyenne pendant une période prolongée de refroidissement , mais il ne semble pas qu’il existe vraiment d’autres solutions que de persévérer dans cette voie . Cette solution s’impose si l’on veut réduire les pressions à la hausse sur les prix et les coûts caractérisée par une psychologie inflationniste généralisée et profondément ancrée . De plus , il importera , d’un point de vue social , d’adopter diverses mesures précises visant à soulager les détresses que cet ajustement économique entraînera inévitablement dans certains secteurs .


Les problèmes fondamentaux des politiques économiques intérieures — qu’il s’agisse des pays en voie de développement ou des pays industrialisés -ont été études d’une manière approfondie dans le Rapport annuel des Administrateurs que j’ai l’honneur de vous présenter . Laissant de côté les commentaires d’ordre général que je viens de formuler sur l’inflation et la croissance , je souhaiterais axer cette allocation sur les problèmes qui apparaissent à l’horizon monétaire international et sur leurs conséquences pour les opérations

du Fonds . A moins qu’une solution satisfaisante ne leur soit apportée , ces problèmes pourraient entraîner des dangers graves pour l’économie mondiale .


Le fait dominant sur la scène monétaire internationale est le revirement brutal et d’une ampleur extraordinaire des positions en compte courant , revirement qui a tenu avant tout à la hausse des prix du pétrole vers la fin de l’année dernière . Les principaux pays exportateurs de pétrole enregistreront un excédent global en compte courant de quelque 65 milliards de dollars en 1974 et cet excédent aura pour contrepartie les déficits des pays importateurs de pétrole du monde entier . Il s’agit , pour la quasi-totalité des pays membres , d’une situation nouvelle et « différente » qui pose des problèmes d’ajustement et de financement des balances des paiements et de financement difficiles , problèmes qui continueront probablement à se poser pendant plusieurs années et qui pourraient s’aggraver si l’on n’y fait pas face en commun dans un cadre international .


En ce qui concerne l’ajustement , il est admis sans difficulté que les pays exportateurs de pétrole , considérés en tant que groupe , ne peuvent guère ajuster à court terme leur position en compte courant si les niveaux actuels des prix du pétrole et ceux de la production sont maintenus . Il est aussi admis sans difficulté , étant donné les circonstances actuelles , que les pays importateurs de pétrole considérés en tant que groupe ne peuvent pas éliminer à court terme leur déficit global en compte courant , et que les efforts effectués pour arriver à ce résultat auraient seulement pour effet de modifier la réparation du déficit entre les pays importateurs et qu’ils pourraient se traduire par une contraction grave du commerce et de l’actualité économiques dans le monde .


Un fait qui n’est peut-être aussi bien admis , c’est que les pays importateurs de pétrole , tout en devant accepter un déficit global en compte courant d’un montant extrêmement élevé , doivent s’efforcer sans relâche de réaliser à l’intérieur de leur groupe les ajustements nécessaires en matière de compte courant et de compte de capital . Avant la hausse des prix du pétrole , l’équilibre des paiements internationaux n’avait pas encore été rétabli et de nombreux pays avaient encore à résoudre des déséquilibres importants . En outre , l’incidence du renchérissement du pétrole variant considérablement selon les pays importateurs , il en a résulté de nouveaux déséquilibres qui sont venus s’ajouter à ceux qui existaient à la fin de 1973 . De ce fait , le déséquilibre global des paiements des pays importateurs de pétrole a été réparti d’une manière tout à fait inégale entre ces pays en 1974 .


En raison de la fréquence de déséquilibres des paiements d’un montant élevé et des incertitudes qui entourent les perspectives des paiements , il est devenu inévitable de maintenir le flottement généralisé qui existe depuis le début de 1973 . Cependant , il apparaît maintenant clairement que le flottement a peut-être atténué les problèmes de balance des paiements , mais qu’il n’a permis de les résoudre . Les pays membres se trouvent toujours dans la nécessité d’opérer des ajustements sur le plan intérieur . La plupart d’entre eux estiment apparemment qu’il préférable que les variations de leur taux de change provoquées par l’évolution du marché ne sortent pas de certaines marges , car elles auraient des conséquences sur leur capacité de concurrence à l’extérieur ou influeraient sur les coûts et les prix intérieurs . Le flottement en baisse s’est avéré une expérience difficile pour la plupart des pays qui l’ont expérimenté , principalement du fait que ses effets sur les prix se font sentir beaucoup plus rapidement que ses effets sur le commerce et qu’ils ont menacé de déclencher une spirale .


Les solution adoptées en présence d’une situation dans laquelle les parités ne sont plus observées ont varié en fonction de la situation propre à chaque pays membres . Rares ont été les relations de change qui ont pu fluctuer d’une manière approchant un flottement réel . La plus importante d’entre elles a été de loin celle qui a été établie entre le dollar E.U. et le « serpent » européen . Cette relation de change à fluctué fortement au cours du dernier exercice . Par exemple , le dollar E.U. s’est apprécie d’environ 20 pour 100 par rapport aux monnaies des pays du « serpent » au cours de la courte période allant de la fin octobre 1973 à la fin janvier 1974 et s’est ensuite déprécié par rapport à ces monnaies d’un pourcentage à peu près correspondant au cours des quatre mois suivants ; les variations ont été beaucoup plus limitées par la suite . Dans une certaine mesure , les fortes fluctuations qui se sont produites étaient inévitables , mais elles ont été une source de risques et d’incertitudes considérables dans les transactions internationales .


Il semble clair que les modifications des taux de change ne peuvent contribuer que d’une manière partielle aux ajustements entre les positions des pays importateurs de pétrole . Dans la situation actuelle , il est singulièrement difficile pour les pays importateurs de pétrole , qu’ils se trouvent dans une situation relativement forte ou relativement faible , de déterminer leurs responsabilité respectives en ce qui concerne le processus d’ajustement , et il n’est pas apparent qu’ils envisagent cette question du même oeil .


Examinons brièvement quelques-uns des grands problèmes qui se poseront à l’avenir aux pays importateurs de pétrole en manière d’ajustement et de financement . Ces pays devront faire ce qu’ils peuvent pour réduire les déficits de leurs comptes courants par des mesures concernant les prix , l’approvisionnement et la conservation du pétrole et des autres sources d’énergie , mais il faudra du temps pour que ces mesures portent leurs fruits . Entre-temps , les chances de réussite des pays qui sont obligés d’ajuster les déficits en compte courant dépendant essentiellement de leur aptitude à attirer les capitaux . Dans les conditions actuelles et à l’avenir , la question clé que l’on se pose est de savoir dans quelle mesure la masse considérable de capitaux qui sortent directement ou indirectement des pays exportateurs de pétrole se conjuguera avec les déficits en compte courant des pays importateurs de pétrole .


Dans les conditions actuelles ; des sorties massives de capitaux à long terme des pays exportateurs de pétrole constitueraient en important élément d’une solution aux déséquilibres des paiements internationaux . Mais il faut du temps pour qu’elles se produisent . Les investissements des pays exportateurs de pétrole ont été jusqu’ici essentiellement des investissements à court terme ; et ; en tout était de cause , les marchés des capitaux à long terme n’ont pas bien fonctionné en raison de l’inflation et d’autres facteurs comme les incertitudes en matière de taux de change . Le marché des euro-monnaies et les autres marchés monétaires à court terme ont donc été largement mis à contribution pour transformer les dépôts à court terme des pays exportateurs de pétrole en prêts à moyen et à long terme aux pays importateurs de pétrole . Jusqu’à présent , ces marchés ont assez bien effectués ce recyclage des pétrodollars . Toutefois , il est déjà évident que que le marché éprouverait de graves difficultés s’il devait continuer a assumer cette fonction pendant longtemps sur une grande échelle.


En 1975 , le recyclage des pétrodollars continuera vraisemblablement à poser un très gros problème . Les pays exportateurs de pétrole pourraient bien toutefois se heurter à des difficultés et courir certains risques en acheminant la masse croissante de leurs ressources financières par le canal


Bulletin FMI

7 octobre 1974</date

des marchés monétaires privés . En revanche , les pays importateurs de pétrole pourraient éprouver de plus en plus de difficultés à financer leurs déficits en compte courant par des emprunts sur ces marchés . Par conséquent , il importe de trouver de toute urgence d’autres moyens de financement.


Monsieur le Président , les difficultés que connaît l’économie mondiale et que je viens d’exposer rapidement - à savoir l’inflation galopante , la stagnation de la production et les niveaux sans précédent des déficits des balances des paiements ---- placent les gouvernements des pays membres devant de lourdes responsabilités . Elles posent également au Fonds deux graves problèmes , d’une part , aider ses membres à mettre au point , dans un esprit de coopération , les nouvelles mesures qui sont nécessaires pour faire face à ces difficultés et procéder aux ajustements qui s’imposent ; et , d’autre part , fournir à bon nombre de membres des ressources financières qui atteindront peut-être des montants considérables ; afin d’éviter le risque d’ajustements perturbateurs .


Grâce aux travaux accomplis par le Comité des Vingt ces deux dernières années , le Fonds sera davantage en mesure de s’acquitter des fonctions qui lui sont attribuées par les Statuts de faire face aux problèmes que pose la situation actuelle . Je voudrais profiter de cette occasion pour rendre hommage à l’éminent Président du Comité des Vingt , M. Ali Wardhana , et à la façon admirable dont M. Morse et ses collègues ont dirigé les travaux difficiles des Suppléants . Si l’apparition de graves incertitudes dans le monde économique et financier a empêche la présentation de proposition de propositions pour une réforme complète du système monétaire international , les travaux du Comité des Vingt ont toutefois permis de dégager un assez large accord sur les grands objectifs d’un système réformé . En outre , le programme d’action immédiate adopté en juin dernier devrait être très utile pour faire face aux problèmes actuels de paiements internationaux et pourrait s’avérer une étape importante dans l’évolution du système .


Il faut se féliciter que la présente Assemblée annuelle marque la création du Comité intérimaire , qui doit précéder celle d’un Conseil qui sera doté de pouvoirs de décision en vertu d’un amendement aux Statuts . Les fonctions attribuées au Comité , à savoir , « superviser la gestion et l’adaptation du système monétaire international , y compris le fonctionnement continu du processus d’ajustement , et faire face aux perturbations brusques susceptibles de menacer le système » revêtent manifestement la plus haute importance dans les circonstances actuelles . Il importe que les responsables aux plus hauts niveaux des décisions de politique dans les gouvernements des pays membres accordent de toute urgence leur attention à ces tâches .


Le Comité intérimaire traitera un certain nombre de grands problèmes concernant la situation actuelle et la période intérimaire en attendant la mise en place d’un système réformé . L’insisterai sur quatre de ces problèmes .


En premier lieu , je tiens avant tout à faire observer que le Fonds est préoccupé par l’ajustement des balances des paiements . A ce sujet , les Administrateurs ont déjà appliqué les principes de base présentés appliqué les principes de base présentés par le Comité des Vingt pour la révision du processus d’ajustement les perspectives de l’économie mondiale et les positions de certains pays sur la base de la procédure des consultations spéciales inaugurée vers la fin de 1973. Nous continuons à étendre nos activités dans ce domaine et projetons d’y intégrer nos travaux sur l’application des orientations en matière de flottement .


Il importe au plus haut point que le Fonds , par le canal du Comité intérimaire et des Administrateurs , accorde d’une attention particulière au processus d’ajustement dans les années à venir . Comme je l’ai souligné , les problèmes dans se domaine sont absolument nouveaux . Mais l’enjeu est exceptionnellement élevé .


Ce serait par exemple un sujet de grave préoccupation si les pays qui ont des positions de balance des paiements plus faibles imposaient des restrictions aux paiements courants. A cet égard , je prie instamment les membres du Fonds de souscrire à la « Déclaration volontaire sur les mesures en matière d’échanges » qui figure dans le communiqué publié par le Comité es Vingt le 13 juin 1974 et j’espère que cette recommandation pourra nécessaire pour prendre effet .


L’amendement des Statuts du Fonds constitue un deuxième domine important des travaux actuels du Fonds . Le Comité des Vingt a invité les Administrateurs à préparer des projets d’amendement , pour examen par le Comité intérimaire , sur une vaste gamme de sujets . Le Comité des Vingt avait pensé que de nombreux membres souhaiteraient peut-être que le vote sur les amendements coïncide avec sur les relèvements des quotes-parts dans le cadre de la sixième révision des quotes-parts .


Les sujets mentionnés par le Comité des Vingt comme étant éventuellement appelés à être amendés ont été choisis en fonction d’un certain nombre d’objectifs . Par exemple , quelques-uns des amendements éventuels faciliteraient l’ajustement , en particulier dans les conditions actuelles où les membres ne peuvent pas respecter les dispositions du système des parités. D’autres amendements permettraient de conférer aux droits de tirage spéciaux le statut de principal instrument de réserve en améliorant leurs caractéristiques , en étendant leur utilisation et en levant les restrictions actuellement en vigueur . Parallèlement , des rôles appropriés seraient attribués aux autres instruments de réserve — l’or et les monnaies . Le Comité avait comme autre grand objectif de simplifier et d’améliorer le fonctionnements qui tiendraient compte de l’expérience du Fonds et de l’évolution actuelle de la situation . Enfin , des amendements pourraient être adoptés en vue de renforcer le rôle du Fonds en tant qu’organisation internationale , lui permettre de mieux faire face aux problèmes du moment et de l’aider a accroître le flux de ressources réelles vers les pays en voie de développement .


Les travaux des Administrateurs sont encore au stade préparatoire et exploratoire , mais ils ont déjà permis de cerner

les problèmes et de suggérer des méthodes pour les résoudre . L’ai bon espoir que les Gouverneurs encourageront les Administrateurs et le Comité intérimaire à profiter de l’occasion qui leur est actuellement offerte pour améliorer dans une large mesure les Statuts et les inciter à s’acquitter de cette tâche ardue mais nécessaire .


La sixième révision générale des quotes-parts représente une autre grande tâche pour le Fonds. Elle soulève la question fondamentale du rôle que le Fonds doit jouer , de même que la question délicate de la participation de chaque membre et groupe de membres au financement de ses activités , de leur accès aux ressources du Fonds et à la prise de décision . La sixième révision a pour objet de s’assurer que les quotes-parts des pays membres reflètent de façon appropriée l’évolution rapide de l’économie mondiale ces dernières années . Compte tenu des besoins accrus des pays membres pour financer les déficits de leurs balances des paiements , j’espère que la révision en cours des quotes-parts se traduira par un accroissement important des ressources du Fonds.


Enfin , en passant en revue les grands problèmes auxquels le Fonds doit faire face , je tiens à examiner la question du rôle que notre institution devrait jouer en 1975 dans le recyclage des fonds des pays excédentaires vers les pays déficitaires . Il faut s’attendre comme le l’ai déjà indique , à ce que le recyclage officiel soit appelé à jouer en 1975 un plus grand rôle qu’en 1974 , en raison surtout des difficultés croissantes que présente maintenant le financement par les marchés monétaires à court terme . Un certain nombre de pays développés et quelques-uns des pays en voie de développement les plus favorisés qui , en 1974 , pouvaient attirer des ressources financières appropriées par des emprunts sur le marché devront vraisemblablement faire appel au financement officiel en 1975 .


Dans le même temps , au moment où le recyclage entre dans sa deuxième année , il sera encore plus important que la première année de veiller à ce qu’il soit organisé de manière à faciliter l’ajustement qu’il est nécessaire d’apporter dans chaque pays et à la situation globale des paiements internationaux .


Le recyclage officiel peut revêtir de nombreuses formes , qui vont des accords bilatéraux aux accords multilatéraux de diverses portées , et du financement à des conditions très favorables à des transactions qui reflètent étroitement les taux d’intérêt du marché . En 1975 , ce recyclage devra être organisé en fonction de l’ampleur probable et acceptable des déséquilibres des coptes courants et des flux de capitaux privés . Ce problème exigera une attention considérable et une grande coordination de la part de nombreux gouvernements et institutions . Il est primordial que le recyclage soit organisé de façon à aider tant les pays exportateurs que les pays importateurs de pétrole , leur grand problème général à l’heure actuelle est de savoir comment investir avec prudence , dans un climat très incertain , la contrepartie des énormes excédent des comptes courants . A l’opposé , il faut donner aux pays importateurs l’assurances que des solutions raisonnables seront apportées à leurs problèmes donc de financement et il est donc nécessaire de les encourager à poursuivre des politiques appropriées dans un contexte international .


La nature des problèmes auxquels le Fonds doit faire face et l’expérience qu’il a acquise jusqu’à présent laisseraient à penser que le FMI pourrait jouer dans la structure totale des accords un rôle important dans les opérations de recyclage . Nous devons nous tenir prêts dans l’éventualité où en 1975 les besoins de ressources du Fonds au titre du mécanisme pétrolier dépasseront largement le montant de 2,8 milliards de dollars qui est à présent assuré pour 1974 et qui permettra sans doute de couvrir une très grande partie du renchérissement des importions de pétrole pour la plupart des membres qui doivent et souhaitent utiliser de mécanisme .


Néanmoins , le mécanisme pétrolier ne saurait résoudre de façon satisfaisante les besoins des pays en voie de développement les plus pauvres qui ne sont pas en mesure de continuer à payer des l’intérêts liés aux taux du marché , ou à assurer le service d’une dette dont la charge s’est nettement alourdie . De surcroît , ces pays subissent actuellement les effets néfastes d’une inflation qui se poursuit à un rythme rapide et d’une décélération de la croissance dans les pays industrialisés . J’espère fermement que le Programme de secours d’urgence des Nations Unies et d’autres sources de financements officiel seront en mesure de fournir aux pays en voie de développement les subventions ou prêts à des conditions très favorables dont ils ont tant besoin de toute urgence . Les pays exportateurs de pétrole eux-mêmes ont déjà commencé à fournir une assistance de ce type une base tant bilatérale que collective .


De nombreux pays en voie de développement doivent procéder à des ajustements structurels de la production , des échanges et des prix . La facilité élargie qui vient d’être créée au Fonds peut les aider à effectuer ces ajustements . Cette facilité permettra au Fonds d’accorder une aide spéciale aux membres pour faire face aux déficits des balances des paiements pendant des périodes plus longues et en leur octroyant des montants supérieurs par rapport à leurs quotes-parts à ceux qui leurs étaient consentis en vertu de l’actuelle politiques en matière de tranches de crédit . La facilité élargie illustre une fois de plus la faculté d’adaptation du Fonds aux conditions et aux besoins changeants de ses membres .


Permettez-moi également de vous dire que j’accueille avec une grande satisfaction la recommandation du Comité ministériel conjoint du Fonds et de la Banque qui sera chargé de traiter la question d’ensemble du transfert de ressources réelles aux pays en voie de développement et d’accorder une attention urgente aux problèmes des pays en voie de développement les plus touchés par le récents événements . Le nouveau comité dont la création est proposée permettra de renforcer en temps opportun l’aptitude de nos deux institutions , et celle des autres organisations intéressées dans ce domaine , à aider de façon coordonnée un groupe important de membres qui ont le plus grand besoin d’assistance.


Les problèmes et incertitudes auxquels fait face actuellement l’économie mondiale exceptionnelle . Le Fonds fers tout ce qui est en son pouvoir pour aider ses membres dans cette situation difficile , et j’invite les pays membres à collaborer avec le Fonds et à l’aider à devenir encore plus efficace . J’ai bon espoir que notre participation conjointe au processus de concertation internationale nous guidera dans les tâches difficiles qui nous attendent et nous permettra d’œuvre dans la bonne voie.

Le mécanisme pétrolier


( suite de la première page ) tenant compte notamment de la hausse du coût de ses importations de pétrole , et tout tirage qu’il peut effectuer dépendra en outre de l’état de sa balance des paiements globale . L’un des principaux objectifs de l’examen auquel vient de procéder le Conseil d’administration était de décider , compte tenu de la liquidité existante et prévue du Fonds , s’il y a lieu de modifier les paramètres « prix » et « volume » , utilisés pour le calcul de la hausse des coûts des importations de pétrole des pays membres.


A la suite de cet examen , le chiffre représentant le renchérissement des importations de pétrole a été modifié , en

fonction d’un calcul révisé de l’augmentation globale du prix de ce produit entre 1973 et 1974 . Le volume des importations nettes de pétrole (importations moins exportations de pétrole brut et de produits raffinés ) au cours de la période de référence (jusqu’alors l’année 1972) a en outre été relevé pour tout pays où le taux d’accroissement des importations nettes de pétrole entre 1972 et 1973 a
été supérieur au taux moyen .


Les deux autres éléments de la formule n’ont pas été modifiés : 1) un montant équivalant à 10 pour 100 des réserves nettes du pays (ajustées pour tenir compte de la variation des exportations) est déduit de la hausse du coût des importations de produits pétroliers ; et 2) le résultat de la formule ne peut dépasser 75 pour 100 de la la quote-part de ce pays au Fonds .


Le 22 août dernier , le Fonds a conclu avec pays des accords d’emprunt portant sur environ 2,8 milliards de DTS (Bulletin du FMI , 26 août 1974 , page 257 ). Mais du fait de la formule révisée , les montants maximaux auxquels chaque pays peut prétendre dépassent largement , au total , 2,8 milliards de DTS . Aussi les chiffres données par la formule révisée ont-ils été modifiés en baisse par un même coefficient (0,87) , ce qui devrait permettre -compte tenu par ailleurs de dispositions relatives à l’échelonnement des décaissement sans heurts du mécanisme jusqu’à la fin de 1974.


Le 6 septembre , neuf pays avaient effectué des achats au titre du mécanisme , pour un total équivalant à 142,60 millions de DTS (Bulletin du FMI, 23 septembre 1974 , page 289). Depuis , neuf autres pays ont effectué des achats totalisant l’équivalent de 383,97 millions de DTS (voir le Communiqué de presse , page 305 du présent présent numéro). Enfin , des négociations avec d’autres pays sont plus ou moins avancées . Il va de soi que les nouveaux chiffres relatifs aux montants empruntables pour 1974 s’appliquent à tous les pays , qu’ils aient ou non effectué ou demandé à effectuer des achats . Pour chacun des 18 pays qui ont effectué des achats , les montants pouvant être tirés en 1974 dépassent maintenant sensiblement les montants déjà obtenus.


Les Administrateurs ont convenu de se réunir au plus tard le 31 décembre prochain afin de décider s’il y a lieu de permettre - et , dans l’affirmative a quelles conditions - de nouveaux achats en raison de l’effet sur les balances des paiements du renchérissements des importations de pétrole et de produits pétroliers en 1975.


Département des études , FMI

Communiqué du Groupe des Dix


1. Les Ministres et les Gouverneurs des Banques centrale des dix pays participant aux Accords Généraux d’Emprunt se sont réunis à Washington , le 29 septembre 1974 , sous la Présidence du Ministre du Trésor de l’Italie , M. Emilio Colombo , M.H. J. Witteveen , Directeur général du Fonds Monétaire International , a prix part à cette réunion à laquelle assistaient également M.A. Hay , Vice-Président de la Banque Nationale Suisse , M.E. van Lennep , Secrétaire général de l’OCDE , M.R. Larre , Directeur général de la Banque des Règlements Internationaux , ainsi que M.W. Haferkamp , Vice-Européennes .


2. Les Ministres et les Gouverneurs ont entendu un rapport du Président de leurs Suppléants , M.Rinaldo Ossolo , sur le problème du renouvellement des Accords Généraux d’Emprunt . Dans le cadre de ces Accords , les pays participants sont susceptibles de mettre à la dispositions du FMI d’importantes ressources supplémentaires qui pourraient s’avérer fort utiles dans les années à venir pour accroître la capacité de prêt du FMI . Les Ministres et les Gouverneurs sont donc convenus de renouveler ces Accords pour une période de cinq ans à partir du 24 octobre 1975 moyennant certaines modifications nécessaires à la mise à jour des modalités de fonctionnement de ces Accords . Les Ministres et les Gouverneurs ont également proposé que la décision relative à ce renouvellement , qui doit être prise par le Conseil d’administration l’entrée en vigueur immédiate des modifications suggérées .


3. Les Ministres et les Gouverneurs sont sont convenus que les Suppléants devraient continuer à assurer leur mandat traditionnel .


4. M. Masayoshi Ohira , Ministre des Finances du Japon , été élu Président pour l’année à venir.

Nombre d’unités monétaires pour un DTS A part le dollar des Etats-Unis , les monnaies de cette liste sont celles pour lesquelles le Fonds a établi des taux représentatifs . Les 16 premières monnaies sont celles du « panier » . Le numéro du 15 juillet 1974 du( Bulletin du FMI ) donne à la page 209 une explication de la méthode utilisée par le Fonds pour le Calcul des taux.


Pays et monnaies


20 septembre


23 septembre


24 septembre


25 septembre


26 septembre


27 septembre


30 septembre


1er octobre


2 octobre


3 octobre



Afrique du Sud (rand)


0,829741


0,829951


0,831329


0,828979


0,829245


0,829203


0,830161


0,830594


0,830413


0,829811


Allemagne(deutsche mark)


3,15700


3,15756


3,15151


3,15368


3,15393


3,15353


3,14910


3,14706


3,14863


3,14042



Australie(dollar)


0,797667


0,797869


0,799193


0,905607


. . .


0,905990


0,905999


0,907511


0,907104


0,907418


Autriche (schilling)


22,3720


22,3599


22,3613


22,3693


22,3408


22,3279


22,3418


22,3297


22,6811


22,2849


Belgique (franc)


46,8086


46,7967


46,6842


46,6115


46,5849


46,5885


46,5711


46,5776


46,5971


. . .


Canada (dollar)


1,17063


1,16713


1,16930


1,16505


1,16685


1,16869


1,17027


1,16970


1,16973


1,16812


Danemark(couronne)


7,38912


7,34944


7,33490


7,32009


7,29279


7,29657


7,27829


7,26190


7,26447


7,25624


Espagne (peseta)


68,4153


68,4706


68,5569


68,4272


68,3969


68,3638


68,2956


68,2897


68,3163


68,3499


Etats-Unis(dollar)


1,18653


1,18683


1,18880


1,18544


1,18582


1,18576


1,185713


1,18775


1,18749


1,18663


France (franc)


5,68645


5,69159


5,68662


5,67411


5,66674


5,63829


5,62848


5,61895


5,64726


5,65726


Italie (lire)


785,513


785,563


785,916


784,702


758,013


784,321


784,040


783,974


785,703


786,380


Japon (yen)


351,569


351,658


350,220


350,298


350,647


353,001


354,358


355,137


354,585


354,802


Norvège (couronne)


6,59117


6,59284


6,58001


6,57919


6,57241


6,58097


6,57076


. . .


6,55791


6,55613


Pays-Bas (florin)


3,2190


3,21690


3,21333


3,21551


3,22069


3,21163


3,20941


3,20693


3,21216


3,20093


Royaume-Uni (livre)


0,512806


0,513046


0,513188


0,511959


0,511195


0,509829


0,508995


0,508433


0,508605


0,509830


Suède (couronne)


5,30972


5,30810


5,30561


5,30247


5,30536


5,29738


5,29460


5,28668


5,27958


5,27872


Arabie-Saoudite(riyal)


4,21230


4,21337


4,22036


4,20843


4,20978


4,20957


4,21443


4,21663


4,21571


4,21268


Argentine (peso)


11,8119


11,8149


11,8345


11,8011


11,8048


11,8042


11,8179


11,8241


11,2815


11,8129


Equateur (sucre)


29,6633


29,6708


29,7200


29,6380


29,6455


29,6440


29,6783


29,6938


29,6873


29,6658


Indonésie (rupiah)


492,410


492,534


493,352


491,958


492,115


492,090


492,659


492,916


492,808


492,451


Iran (rial)


80,2391


80,2594


80,3926


80,1654


80,1911


80,1870


80,2797


80,3216


80,3040


80,2459


Irlande (livre)


0,512806


0,513046


0,513188


0,511848


0,511217


0,509829


0,509017


0,508455


0,508605


0,509786


Koweït (dinar)


0,349089


0,349177


0,349412


0,348318


0,348643


0,348412


0,348814


0,348890


0,348505


0,348359


Mexique (peso)


14,8205


14,8243


14,8469


14,869


14,8116


14,8109


14,8282


14,8357


14,8326


14,8218


Oman (rial)


0,409827


0,409931


0,410612


0,409451


0,409582


0,409562


0,410035


0,410249


0,410159


0,409862


Venezuela (bolivar)


5,08428


5,08557


5,09401


5,07961


5,08124


5,08098


5,08685


5,08951


5,08839


5,08471


Données : FMI , Département de la Trésorerie .

7 octobre 1974

Les questions liées à l’affiliation au
FMI , sujet d’un ouvrage de Joseph Gold.


La dernière en date des publications du Fonds , Membership and Nonmembership in the International Monetary Fund , soustitrée « A Study in International Law and Organisation » , est un volume de 683 pages , de M. Joseph Gold , Conseiller juridique et Directeur du Département juridique du Fonds . Ce dernier , dont c’est le quatrième ouvrage , est également l’auteur de plusieurs brochures publiées par le Fonds , ainsi que d’une étude de l’évolution constitutionnelle du Fonds , qui figure dans l’histoire du Fonds de 1945 à 1965 , parue en 1969 .


Le nombre des membres du Fonds est passé de 22 , lors de l’entrée en vigueur des Statuts , le 27 décembre 1945 , à 126 à l’heure actuelle : une demande d’affiliation est maintenant à l’étude , quatre pays se sont retirés du Fonds , mais l’un d’eux en est redevenu membre . Comme l’écrit l’auteur dans la préface de son nouvel ouvrage : « Il était inévitable qu’un tel accroissement du nombre de ses membres et la commotion provoquée par le retrait de certains d’entre eux aient soulevé des problèmes , parfois sans précédent , mais ceux-ci n’ont guère été étudiés jusqu’à présent » . Cette lacune est désormais comblée et les organisations internationales pourront généralement s’inspirer de l’analyse que fait M. Gold de la manière dont le Fonds a traité nombre des problèmes abordés . En outre , cette publication présente un intérêt non seulement pour les pays membres et les experts , mais aussi pour les Etats , existants et futurs , qui ne sont pas membres du Fonds .


L’ouvrage comprend quatre parties dont la première , et la plus longue , traite du problème de l’admissibilité au Fonds . L’auteur y étude les critères , les procédures et les conditions d’affiliation , ainsi que certains thèmes généraux , tels les principes d’universalité et d’égalité de droit des membres , dont se sont toujours inspirées les grandes options politiques du Fonds . Il examine , en , outre , certains problèmes spéciaux , dont ceux qui se posent aux économies dirigées — d’un intérêt particulier pour organisations économiques internationales — et aux petits pays ainsi qu’aux territoires non non indépendants , dont se préoccupent toutes les organisations internationales . La deuxième partie traite de la cessation d’affiliation d’un pays membre , c’est-à-dire du retrait du Fonds et de ses répercussions . Dans la troisième , M. Gold examiné certaines conséquences des Statuts du Fonds pour les pays non membres , y compris les anciens membres . Une quatrième section résume les principaux thèmes de l’étude , et prend en considération de nombreux problèmes politiques , économiques et juridiques suscités par l’affiliation et la non - affiliation . Enfin , onze annexes contiennent de nombreux documents auxquels le lecteur peut se référer , et plusieurs indexes complètent ce volume .


On a beaucoup parlé , depuis un an , de la nécessité de renforcer le caractère universel des activités du Fonds , sur lequel M.C. Jeremy Morse , Président des Suppléants du Comité des Vingt — entre autres — a plus d’une fois insisté (IMF Survey , 23 novembre 1973 , page 341 , et Bulletin du FMI , 24 juin 1974 , page 189).
En ce qui concerne l’accroissements du nombre des pays membres , M. Gold précise : « ... les critères d’affiliation au Fonds se sont avérés compatibles avec une politiques d’universalité . . . Il ne peut faire aucun doute que l’admission au Fonds . . . de pays (dirigistes) est légitime . . . ( Le Fonds) s’est montré tout à fait disposé a accepter le plus grand nombre possible de membres . . . la plupart des demandes d’affiliation ne posent pas de grands problèmes . . . Le Fonds n’a jamais refusé d’admettre un pays qui satisfaisait à ses critères .. . Il est impossible de prévoir si le caractère du Fonds serait modifié par un élargissement de l’éventail politique de ses membres . Si tel devait être le cas , les clauses exigeant une majorité élevée du nombre total des voix pour l’adoption de certaines décisions pourraient avoir , à l’avenir , des conséquences imprévues . »


Parmi beaucoup d’autres questions , l’auteur examine celles que posent l’existence de gouvernements rivaux et de groupements rivaux et de régionaux , l’admissibilité d’un pays non membre du Fonds à devenir un « autre détenteur » de droits de tirage spéciaux , et l’obligations pour une partie constante à l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) de conclure « un accord spécial de change » , si celle-ci n’est pas membre du Fonds .


Les commentaires de M. Gold sur les problèmes des petits Etats , les négociations avec un pays — avant son accession à l’indépendance — concernant son admissibilité au Fonds , et sur le cas des pays ont une monnaie commune ou n’ont pas de monnaie nationale , sont particulièrement pertinents dans un monde ou la décolonisation va bon train , et où les accords politiques et économiques conclus par les pays nouvellement indépendants présentent la plus grande diversité et sont même , dans certains cas , absolument sans précédent .


Le nouvel ouvrage analysé dans l’article ci-dessus , peut être obtenu au Fonds , au prix $ 10.00 . Pour se le procurer , écrire à l’adresse suivante : The Secretary , International Monetary Fund , Washington , D.C. 20431, Etats-Unis .

EN BREFF


Finances internationales


Les marchés des euro-devises doivent s’attendre à un apport régulier de capitaux en provenance des pays arabes producteurs de pétrole , relativement peu affectés par les fluctuations de la situations économiques des pays industriels , à conditions de pouvoir offrir la sécurité et l’efficacité qu’exige un afflux de fond aussi considérable . Pour conserver la confiance des détenteurs de fonds , les marchés des euro-devises devront devenir un véritable marché international de capitaux , à l’organisation plus rigoureuse . L’absence de contrôle qui avait , à l’origine , favorisé l’essor du marché des euro-devises , peut maintenant constituer un obstacle à son développement .


Société financière internationale , Rapport annuel ,
Washington , 22 septembre


BulletinFMI


La dette publique extérieure des pays en voie de développement est passée de 21,6 milliards de dollars en 1972 , indique une étude publiée récemment par la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED). Pendant la période 1965-1971 , les décaissements bruts de prêts et de dons publics ont augmenté plus lentement que les paie-


ments au titre du service de la dette , ce qui a entraîné une diminution des transferts nets de ressources aux pays en voie de développement . Au cours des dernières années , un nombre croissant de pays dette extérieure . Mais lorsqu’on veut analyser extérieure d’un pays , et prévenir ou éviter les problèmes que pose son amortissements , on se heurte parfois à l’absence de renseignements précis sur son volume et sa structure .


IDB NEWS , Banque Interaméricaine de Développement ,
Washington , septembre


Les investisseurs étrangers ne seront plus exemptés de l’impôt américain retenu à la source . Le « Internal Revenue Service » des Etats-Unis a décidé que les emprunts à l’étranger émis par les filiales à l’étranger de sociétés de la retenue à la source . Ces filiales devront déduire 30 pour 100 du montant des dividendes et des intérêts qu’elles versent aux prêteurs étrangers , sauf dispositions . La levée de l’exemptions fiscale vise exclusivement les emprunts qui lancés sur le marché des euro-monnaies par les filiales précitées , et ne s’applique pas à ceux contractés avant le 30 juin 1974.


Financial Times , Londres , 11 septembre


Les investisseurs étrangers ne seront désormais passibles de la retenue à la source . Ces filiales devront déduire 30 pour 100 du montant des dividendes et des intérêts qu’elles versent aux prêteurs étrangers , sauf dispositions contraires d’éventuels accords entre les Etats-Unis et le pays où est établie la filiale tendant à éviter la double imposition . La levée de l’exemption fiscale vise exclusivement les emprunts qui seront lancés sur le marché des euro-monnaies par les filiales précitées , et ne s’applique pas à ceux contactés avant le 30 juin 1974.


Financial Times , Londres , 11 septembre


Les pays arabes producteurs de pétrole ont investi 7 milliards de dollars E.U. aux Etats-Unis et 3 milliards de dollars E.U. au Royaume-Uni durant les huit premiers mois de 1974 , indiques le Développement du Trésor américain qui estime ; par ailleurs , que les membres de l’Organisations des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ont pendant la même période enregistré un excédent de 25 à 28 milliards de dollars . Dans son rapport au Sénat , le Département du Trésor à souligné le caractère conjectural et fragmentaire des données dont il disposait . Sur les 7 milliards de dollars investis aux Etats-Unis , 4 milliards environ ont été placés en divers titres d’Etat négociables et le solde déposé auprès de banques commerciales ou consacré à des investissements de portefeuille ou à des investissements immobiliers . Le Trésor américain estime que 2 milliards de dollars ont été investis en Europe sous forme de prêts placés directement auprès des organismes publics ou semi-publics ou d’achats directs de titres privés et de biens immobiliers. Le Trésor américain a indiqué que le montant des concours que les pays de l’OPEP se sont engagés à fournir ou envisagent de fournir aux pays en voie de développement et aux institutions internationales s’élève à plus de 15 milliards de dollars E.U. mais que ce montant ne sera pas déboursé en totalité cette année .


Wall Street journal , New York ,20 septembre


L’Allemagne a vendu des dollars pour un montant de 3 milliards de deutsche mark sur le marché des changes , en juillet et en août , afin de freiner la hausse du dollar par rapport au mark . Dans le cadre du « flottement concerté » de certaines monnaies européennes , la Bundesbank a procédé à des ventes des monnaies intéressées pour un montant de 700 millions de deutsche mark , tandis que les banques centrales des autres pays du « serpent européen » ont acheté 1,3 milliard de deutsche mark durant la même période . La Banque de Réserve fédérale de New York est intervenue dans le même sens , en retirant du marché des marks pour s’acquitter d’engagements au titre d’accords de swap conclus antérieurement avec la Bundesbank .


Deutsche Bundesbank , Rapport annuel ,
Francfort-sur-le-Mer , septembre

Conjoncture


Aux Etats-Unis , on ne prévoit pas d’emballement des salaires en 1974 et en 1975. Le taux d’accroissements moyen des salaires pour les travailleurs couverts par les grandes conventions collectives (c’est-à-dire celles qui intéressent 1.000 personnes ou davantage ) devrait amorcer un mouvement de baisse , passant de près de 10 pour 100 en 1974 à moins de 9 pour 100 en 1975 . L’ensemble des rémunérations évoluera probablement de façon analogue , car les syndicats mettent davantage l’accent sur les émoluments que sur les salaires des travailleurs non syndiqués s’aligneront sur ceux des travailleurs syndiques . Toutefois , étant donné le taux de chômage de 6 pour 100 prévu pour l’année prochaine , les travailleurs non syndiques devront peut-être se contenter , à court terme , d’augmentations plus modestes . O, s’attend en 1975 à un relèvement de 8,5 pour 100 , en moyenne , des gains horaires , contre 7 pour 100 par an au cours de la période 1967-1972 . Si la productivité s’accroît comme prévu , les coûts unitaires de la main-d’oeuvre devraient augmenter de 6 pour 100 environ l’année prochaine . Les contrats qui doivent être renouvelés cette année intéressent quelque 5,2 millions de travailleurs environ , sur les 10,3 millions qui sont couverts par les grandes conventions collectives . Or , des accords de salaire touchant 3 millions de travailleurs (soit plus de la moitié ) ont déjà été négociés , et rien n’indique que les salaires monteront en flèche . Les accords signés au deuxième trimestre prévoient des augmentations moyennes de l’ordre de 9,2 pour 100 au cours de la première année — taux sensiblement plus élevé que mes 5,8 pour 100 retenus dans les accords signés l’année dernière , mais nettement inférieur au taux moyen de 12 pour 100 inscrit dans les accords de 1970 et de 1971 .


Fortune , New York , septembre


Le taux de l’inflation au Royaume-Uni pourrait être ramené à quelque 10 pour 100 en 1975 et à un chiffre inférieur un an plus tard , estime le chancelier de l’Echiquier , M. Denis Healey ; ce dernier prévoit également que le déficit de la balance commerciale pourra être sensiblement réduit si les conventions collectives que le Gouvernement a conclues avec les syndicats pourra être sensiblement réduit si les conventions collectives que le Gouvernement a conclues avec que le syndicats sont respectées . Il a déclaré que le déficit courant au titre des échanges non pétroliers pourrait être totalement éliminé à la fin de l’année prochaine , et a demandé que de nouvelles mesures soient prises pour faciliter le recyclage des pétrodollars .


Financial Times , Londres , 11 septembre


Relèvements contractuels
des salaires aux Etats-Unis


Les pays de L’OCDE continuent d’enregistrer des taux d’inflation élevés . Pendant les 12 mois se terminant en juillet 1974 , les prix à la consommation y ont augmenté en moyenne de 13 pour 100 , taux le plus élevé enregistre cette année , qu’expliquent notamment les très fortes hausses de prix constatées au cours du premier trimestre . Durant les mois de mai , juin et juillet , le taux annuel d’inflations a été d’environ 12 pour 100 dans l’ensemble de la zone , et la hausse des prix à la consommation a été intérieure à 5 pour 100 par an dans trois pays — Allemagne , Pays-Bas et Suède . Pendant les mêmes mois, l’Autriche , l’Espagne , le Japon et la Norvège ont enregistré des taux d’inflations allant de 6 à 12 pour 100.
Pendant cette période , les taux d’inflations ont été supérieurs à la moyenne (12 pour 100) en Belgique , au Canada , au Dane-

mark , aux Etats-Unis , en Finlande , en France , en Italie , au Royaume-Uni et en Suisse .


Communiqué de presse , OCDE, Paris ,
12 septembre


En 1974 , le produit national brut de l’Allemagne devrait enregistrer un accroissement nominal de 8 à 8,5 pour 100 , soit 1,5 pour 100 en termes réels , a déclaré M. Hans Friderichs , Ministre allemand de l’Economie , qui évalue à 7,5 pour 100 la hausse des prix à la consommation durant l’année . Il a ajouté que la possibilité d’une aggravation du chômage - dont le taux est actuellement de 2,3 pour 100 — ne pouvait être exclue , et qu’il fallait s’attendre à une diminution de l’excédent de la balance commerciale de l’Allemagne , au cours du second semestre de 1974 . Cette détérioration , s’ajoutant au déficit croissant au titre des services , devrait réduire considérablement l’excédent du compte courant pendant le second semestre , par rapport à celui de 13,5 milliards de deutsche mark enregistré entre janvier et fin juin 1974.


Frankfurter Allgemeine Zeilung , Francfort-sur-le-Main ,
11 septembre


En 1980 , la production norvégienne d’hydrocarbure devrait atteindre environ 60 millions de tonnes de pétrole brut et 35,000 millions de mètres cubes de gaz naturel , soit au total l’équivalent de 90 millions de tonnes , niveau auquel il a été jugé souhaitable de limiter la production annuelle . C’est ce qu’à déclaré au Parlement M. Odd Gøthe , Directeur général de la planification au Ministère de l’Industrie , au cours des débats sur la politique énergétique . S’adressant à un groupe d’études réuni à Stavanger , il a en outre indiqué que 75 millions de tonnes d’équivalent - pétrole seront exportées en 1980 , principalement à destination des pays d’Europe occidentale , et précisé que le plafond de 90 millions de tonnes ne revêtait pas un caractère absolu , mais avait plutôt une valeur indicative en ce qui concerne le niveau de la production . Après de nouvelles estimations des réserves du gisement d’Ekofisk , les prévisions de recettes budgétaires au titre de la fiscalité pétrolière ont été révisées en hausse et portées de 12 à 15.000 millions de couronnes .


Narinform , Norwegian Information Service , Oslo. septembre

Budget et monnaie


Le budget de l’Australie pour l’exercice 1974/75 fait une large place aux programmes sociaux et à la redistribution des revenus dans le contexte d’une forte expansion générale . Les dépenses publiques augmenteront de 32,4 pour 100 , pour atteindre 16,3 milliards de dollars australiens , et les recettes de 30,8 pour 100 pour s’établir à 15,7 milliards de dollars australiens . La loi de finances prévoit la création d’un impôt sur les gains en capital , l’institution d’un impôt de pénalisation des redevances sur les appareils de radio et de télévision et un allégement de l’impôt sur le revenu des particuliers dont le montant est égal ou inférieur à 10.500 dollars australiens . L’impôt sur les gains en capital entrera en vigueur immédiatement . La moitié des gains en capital réalisés par les personnes physiques au titre de l’année fiscale sera incluse dans le revenu imposable et passible de l’impôt sur le revenu au taux normal ; les gains réalisés par les sociétés seront imposés au taux de 33,5 pour 100.


Financial Times , Londres , 18 septembre


L’octroi par les banque suisses d’un volume de crédit dépassant les quotas fixés a conduit la Banque Nationale Suisse à pénaliser de système bancaire d’un milliards de francs suisse pendant trois mois , à partir 20 septembre 1974 . Les banquer devront , en outre , verser à un compte spécial , en trois mois , un montant de 1 milliard de francs suisses ; le premier versement sera effectué en décembre 1974 . La Banque nationale avait constaté que les crédits accordés au 31 juillet 1974 dépassaient d’environ 3 milliards de francs les quotas d’accroissement autorisés ; pour établir le montant des dépassement soumis aux sanctions , il faut soustraire des dépassements constatés à la fin du mois de juillet les versements effectués sur le compte spécial à la fin des mois de juillet 1973 et de février 1974 ; ces versements représentent un tiers du total . Les dépôts de pénalisation porteront donc sur environ 2 milliards de francs suisses .


Neve Zurcher Zeitung Zurich , 8 septembre


Bulletin FMI

CALENDRIER FINANCIER


Septembre


13 Les Ministres des pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole prorogent jusqu’à la fin de l’année le blocage des prix affichés du pétrole et --- L’Arabie Saoudite exceptée --- augment les impôts et redevances des compagnies pétrolières .


17 La Colombie déclare l’« état d’urgence économique » pendant une durée de 45 jours .


17 Le Brésil réduit de 10 à 5 ans l’échéance minimale des emprunts contractés à l’étranger .


19 Les Pays-Bas portent de 3,5 à 5 pour 100 le taux officiel de l’argent au jour le jour .


20 La Banque d’Angleterre abaisse son taux d’escompte de 11,75 à 11,50 pour 100 .


20 Le Chili dévalue l’escudo dont le taux commercial passe de 990 à 1.050 escudos pour un dollar E.U., et le taux spécial de 1,050 à 1.110 escudos pour un dollar E.U. , pour les touristes .


24 L’Australie dévalue le dollar australien de 12 pour 100 par rapport au dollar E.U., ce qui porte son taux à 1,3090 dollar E.U. pour un dollar australien .


24 La Nouvelle-Zélande dévalue le dollar néo-zélandais de 12 pour 100 par rapport au dollar australien et de 9 pour 100 par rapport au dollar E.U. et aux autres monnaies . Les nouveaux taux sont respectivement de 1,3 dollar E.U. et 0,9932 dollar australien pour 1 dollar néo-zélandais.


26 L’Allemagne réduit de 8 pour 100 la réserve minimale obligatoire des banques .


Octobre


2 Réunion à Paris du Comité pétrolier de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques .


Evénements prévus


7-12 Réunion à Lausanne de la 9 éme Conférence régionale pour l’Europe de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentations et l’agriculture (FAO) .


14-18 Réunion plénière du Parlement européen à Strasbourg .


22-24 Réunion du Comité économique et social de la CE à Bruxelles.


7 octobre 1974

ACTIVITES DE LA BIRD


McNamara : pour l’exercice 1975 , les prêts de la Banque attendront $5,5 milliards


Extraits du discours prononcé le 30 septembre par M. Robert S. McNamara , Président du Groupe de la Banque Mondiale , à l’Assemblée annuelle des Conseils des Gouverneurs :


... La conjugaison des (événements récents) aura pour effet d’accroître considérablement le montant des ressources dont les pays d tiers monde auront besoin pour n’atteindre qu’un taux de croissance modeste pendant le reste de la décennie . Or les plans actuels des pays de l’OCDE et de l’OPEP ne permettent pas de penser que les capitaux disponibles seront suffisants . Dans ces conditions , j’estime que le Groupe de la Banque devra augmenter ses prêts dans toute la mesure de ses moyens financiers et dans les limites qu’impose une saine gestion . Le programme que j’ai soumis aux Administrateurs de la Banque représente un premier pas dans cette direction .


Ce programme prévoit pour les cinq exercices 1975 à 1979 des prêts d’un montant total de 36 milliards de dollars . Pour l’exercice 1975 , les Administrateurs ont approuvé un programme un programme de prêt de 5,5 milliards de dollars . Ce programme avait été de 4,5 milliards pour l’exercice qui vient de s’achever , et de 3,5 milliards pour l’exercice précédent .


Dans le cadre de notre programme quinquennal précédent , nos engagements ont totalisé 16 milliards de dollars . Pour les exercices 1975 à 1979 , nous prévoyons donc une augmentation de 20 milliards de dollars , ce qui représente un accroissement de 125 pour 100 en termes monétaires mais de 40 pour 100 seulement , soit 7 pour 100 par an , en termes réels .


Lorsque l’an dernier fut négociée à Nairobi la Quatrième Reconstitution des ressources de l’Association Internationale de Développement (IDA) , on pensait que le montant de cette reconstitution , soit 4,5 milliards de dollars , dépasserait de 55 pour 100 celui de la reconstitution précédent . Or , ce supplément de fonds ne suffira même pas à compenser les offerts de l’inflation effective ou projetée car on constate qu’en valeur réelle la Quatrième Reconstitution sera légèrement inférieure à la troisième . Afin de réduire au minimum l’incidence de cette diminution , nous nous proposons de modifier la répartition des modiques ressources de l’IDA de manière à en faire principalement bénéficier les pays les plus gravement touchés par la conjoncture économique . Nous avons attacheront en priorité à améliorer la production agricole en général et la productivité des pauvres des campagnes en particulier .


Le programme de prêt du Groupe de la Banque est ambitieux . Il exigera , pour les cinq années qu’il englobe , des emprunts nets de plus de 13 milliards de dollars . Je crois qu’une grande partie de ce montant pourra être empruntée aux pays de l’OPEP , qui font preuve du plus grand esprit de coopération et avec qui nous avons négocié ces derniers mois des prêts totalisant 2 milliards de dollars . Néanmoins , pour vaste que soit le programme de la Banque , même en conjonction avec les autres ressources que les pays de l’OCDE et de l’OPEP se proposent de fournir aux pays en voie de développement , il n’en reste pas moins totalement insuffisant pour permettre au tiers monde d’atteindre des objectifs de développement minimaux .


Le recommande instamment au Comité ministériel conjoint d’évaluer en priorité le montant des capitaux supplémentaires dont auront des capitaux supplémentaires dont auront besoin les pays du tiers monde et d’examiner les sources possibles de fonds auxquelles ils pourraient faire appel . Je me réjouis de la création de ce Comité qui permettra d’appeler l’attention des gouvernements de tous les pays du monde sur les progrès ou l’absence de progrès des pays en voie de développement ainsi que sur les progrès , ou l’absence de progrès , des pays prospères à l’égard des responsabilités qui leur incombent dans le domaine de l’aide .


. . . Quant à nos pays membres les plus pauvres , qui comptent un milliard d’habitants , soit la moitié de la population du tiers , soit la moitié de la population du tiers monde , leur situation est désespérée .


Presque tous les éléments de la conjoncture économique ont contre eux et , dans bien des cas , des désastres naturels (inondations , sécheresse , mauvaises récoltes ) ont encore aggravé leur crise .


Ces pays ont donc besoin , et de toute urgence , d’une aide supplémentaire assortie de conditions de faveur s’élevant à 3 ou 4 milliards de dollars par an jusqu’à la fin de la décennie .


Est-il possible de mobiliser une telle assistance dans la conjoncture actuelle ou , depuis 12 mois , le revenu réel par habitant de plusieurs des principaux pays donateurs est en baisse et où tous les bailleurs de fonds habituels doivent faire face à une ampleur inacceptable et à des perspectives de croissance incertaines ?


A mon avis , cela est non seulement possible , mais indispensable .


Le monde ne s’est pas appauvri du jour au lendemain . Les pays de l’OPEP ont amassé une fortune considérable et les nations traditionnellement prospères sont toujours prospères . Elles sont aujourd’hui moins riches qu’elles escomptaient l’être , mais elles sont plus riches qu’elles ne l’étaient il y a seulement deux ans et elles sont en tout cas infiniment plus prospères que les pays en voie de développement


. . . L’aide n’est pas un luxe que l’on peut se passer lorsque les temps sont durs.


C’est , au contraire , une responsabilité sociale et morale permanente qui nous incombe maintenant plus que jamais .


Face aux pénuries et à l’inflation , les nations prospères devront peut-être , pour continuer d’accroître leu aide au tiers monde ; accepter de réduire provisoirement et dans des domaines limités un niveau de vie incroyablement élevé . Si cela est nécessaire , ces nations peuvent supporter des désagréments de cet ordre .


Mais pour les nations les plus défavorisée , toute baisse de niveau de vie se présente sous un jour bien différent . Pour elles , ce n’est pas de désagréments qu’il s’agirait , mais de la misère la plus atroce et c’est tout simplement à la mort que seraient exposés des millions d’hommes vivant dans ces pays .


Le problème ne résulte donc pas du fait que les pays industrialisés se trouvent soudain dans l’incapacité d’aider les pays les pays les plus démunis . Il n’en est rien . Le montant de l’aide financière supplémentaire qui permettrait à des centaines de millions d’êtres humains au niveau de pauvreté absolue de vivre dignement et de ne pas connaître la déchéance la plus abjecte est relativement minime : il ne représente que 2 pour 100 environ de l’accroissement de revenu réel auquel les pays riches peuvent s’attendre pour le reste de la décennie .


Le problème fondamental est donc un problème philosophique , un problème de choix de valeurs .


L’année 1974 sera-t-elle simplement celle de la flambée des prix , ou bien entrera-t-elle dans l’histoire comme celle ou le mot « indepéndance » jusqu’alors simple figure de rhétorique , sera devenu une réalité ?. . . .

ECONOMIES
NATIONALES
Le Japon lutte contre
l’inflation et finance
son déficit pétrolier


Depuis plusieurs mois , le Japon consacre l’essentiel de ses efforts à la lutte contre l’inflation et au financement de son déficit pétrolier . Les principaux moyens qu’il utilise à cet effet sont : une plus rigoureuse gestion de la demande , l’application d’un système de contrôle direct des prix , et l’assouplissement des restrictions aux entrées nettes de capitaux . Pendant le premier semestre de 1974 , le PNB aux prix constants a diminué d’environ 8 pour 100 , la plus forte baisse enregistrée au cours des deux dernières décennies . Le taux de l’inflation a diminué depuis la fin du printemps , et le déficit de la balance des paiements a été jusqu’à présent finance par des entrées de capitaux à court terme .


L’inflation s’est aggravée au cours de l’année 1973 , atteignant un taux record à la fin de 1973 et au début de 1974 . Pendant cette période , le taux d’augmentation des prix de gros d’un mois sur l’autre a été d’environ 5 à 7 pour 100 et celui des prix à la consommation d’environ 4 pour 100 ; les taux d’augmentation d’une année sur l’autre ont été d’environ 35 pour 100 et 25 pour 100 , respectivement . Depuis avril , les taux moyens d’augmentation d’un mois sur l’autre , tant des prix de gros que des prix à la consommation , ont été d’environ 1 pour 100 , bien que les taux d’une sur l’autre soient restés élevés . Si l’on parvient a maintenir les premiers à environ 1 pour 100 jusqu’à la fin de l’année , les seconds tomberont à quelque 15 pour 100 au début de 1975 .


La forte hausse des prix est due , notamment , au renchérissement des matières premières importées depuis le second semestre de 1972 et du pétrole depuis les derniers mois de 1972 et du pétrole depuis les derniers mois de 1973 , et si beaucoup d’autres pays en ont également souffert , ses répercussions sur l’économie furent particulièrement graves au Japon qui , pour les produits en cause , est largement tributaire des fournisseurs . On estime que l’augmentation des prix de gros entre septembre 1973 et mars 1974 et mars 1974 est imputable pour environ 60 pour 100 à la hausse des prix à l’importation .


Un autre facteur important de la hausse des prix a été le volume excessif de la demande au moment ou l’offre devenait insuffisante sur le marché intérieur . Depuis le milieu de 1972 , la consommation et les investissements du secteur privé ont fortement augmenté et , à la fin de juin 1973 , la demande était généralement supérieure à l’offre . La pénurie d’un nombre assez limité de produits a eu d’importantes répercussions psychologiques sur le public et , s’ajoutant à « la crise du pétrole » , elle a renforcé vers la fin de 1973 les prévisions d’inflation . L’augmentation des prix de gros entre septembre 1973 et mars 1974 est attribuée pour environ 40 pour 100 facteur « demande » , qui tient compte de l’incidence de cet élément psychologique .


Pendant cette période , les salaires nominaux étant restes relativement stables , leur valeur réelle a baissé ; ils n’ont donc pas été un facteur d’inflation important . Cependant , les négociations collectives d’avril 1974 ont relevé les salaires nominaux d’environ 32 pour 100 , en moyenne , taux sensiblement supérieur au taux sensiblement supérieur au taux annuel d’augmentation des prix à la consommation (25 pour 100) . Il est probable que les répercussions se ces hausses des salaires se manifesteront pendant deuxième semestre de 1974.


Politique anti-inflationniste


Le contrôle direct des prix destiné , semble-t-il , à dissiper la psychose inflationniste est l’une des mesures à court terme adoptées par le Gouvernement pour juguler l’inflation. Entrée en vigueur en décembre 1973 pour les produits pétroliers , cette mesure fut ensuite étendue aux produits de première nécessité . Ce contrôle revêtait plusieurs formes , dont la plus répandue était la fixation d’un « prix « standard » due des directives administratives obligeaient les commerçants à pratiquer . A la fin du printemps , ces mesures semblaient avoir atteint objectif initial.


La deuxième et la plus importante des mesures anti-inflationniste a été une plus stricte gestion de la demande . A la fin de juin 1974 , la masse monétaire avait augmenté d’environ 16 pour 100 par rapport à l’année précédente (contre environ 30 pour 100 à fin juin 1973 ) . Si l’on tient compte de la hausse de 25 pour 100 des prix à la consommations , la masse monétaire aux prix constants à baissé entre juin 1973 et juin 1974 .


Ce très net ralentissements de l’expansion de la masse monétaire nominale était essentiellement le fruit de la traditionnelle « intervention sélective » sur le crédit au secteur privé . Les directives en ce sens sont données aux grandes banques , dont les prêts n’ont augmenté que de 12 pour 100 entre juin 1973 et juin 1974 . Le ralentissement de l’expansion de la masse monétaire était également lié au déficit de la balance des paiements et à la compression des dépenses par les pouvoirs publics ; les avoirs extérieurs nets du secteur bancaire et les créances nettes sur le secteur public ont baissé sensiblement .


Pendant l’exercice clos en mars 1973 , le Gouvernement a différé , puis annulé , une partie des dépenses prévues au titre des travaux publics . Dans le budget de l’exercice en cours , aucune augmentation des dépenses en valeur réelle n’est prévue pour ce poste . En conséquence , les investissements réels de l’Etat (sur la base des comptes du revenu national ) n’ont pas cessé de baisser entre le deuxième trimestre de 1973 et fin du juin 1974. Bien que la consommation de l’Etat ait légèrement augmenté pendant cette période , les dépenses du secteur public ont exercé une influence restrictive sur la demande globales .


C’est principalement grâce à cette politique de restriction que le PNB réel a augmenté à un taux annuel de 2 pour 100 seulement pendant le deuxième semestre de 1973 , et baisse d’environ 8 pour 100 pendant le premier semestre de 1974 . Une baisse particulièrement sensible a été enregistrée dans les domaines des investissements dans la construction privée et des biens d’équipement . Bien que cette baisse ait coïncidé avec celle de la production , la diminution de la pendant le premier semestre de 1974 et la constitution forcée de stocks de produits finis a nettement augmenté vers la fin de ce semestre . Cette évolution du rapport entre l’offre et la demande intérieures a provoqué un relâchement de la pression sur les prix .


Financement du déficit pétrolier


En 1973 , les importations de pétrole au Japon s’élevaient en moyenne à 24 millions de kilolitres par mois (150 millions de barils) et , pendant les premiers mois de 1974 , leur volume correspondait presque à la moyenne de 1973 . La crise du pétrole n’a donc pas influé sur le volume importé autant que ne le prévoyaient les estimations initiales . Toutefois , le coût des importations de pétrole est passé d’une moyenne de 0,4 milliards de dollars par mois au début de 1973 à environ 1,5 milliard de dollars par mois en 1974 ; cette hausse s’explique par le quasi-quadruplement des prix unitaires . Dans le même temps du pétrole dans le total des importations est passée d’environ 16 pour 100 à plus de 30 pour 100 .


Pendant les huit premiers mois de 1974 , le compte commercial et le compte cou-

rant de la balance des paiements ont enregistré un déficit de 1,8 et 5,9 milliards de dollars , respectivement . En 1973 , le compte commercial a accusé un excédent de 3,7 milliards de dollars et le compte courant était pratiquement en équilibre . La détérioration de ces comptes était principalement due à l’accroissement des dépenses pétrolières ; le « déficit pétrolier » (accroissement du déficit courant dû au renchérissement du pétrole) était estimé 7 milliards de dollars pendant les huit mois considérés . La différence entre ce « déficit pétrolier » et le déficit réel de 5,9 milliards de dollars du compte courant est imputable aux variations des facteurs non pétroliers . Pendant cette-période , les prix à l’importation des produits non pétroliers ont augmenté beaucoup plus lentement , le volume des importations a diminué et les exportations se sont accélérées .


Alors que les sorties nettes au titre du compte des opérations en capital à long terme atteignaient très de 10 milliards de dollars pendant les huit premiers mois de 1974 . La réduction de ces sorties est due , pour l’essentiel , aux modifications apportées aux mesures de contrôle des capitaux à la fin de 1973 et au début de 1974 , en vue de réduire les sorties de capitaux japonais et d’encourager l’afflux de capitaux étrangers . Pendant les huit mois considérés , le déficit de base s’est chiffré à 9,2 milliards de dollars .


Pour l’ensemble de ces huit mois , le déficit de base a été largement couvert par les entrées nettes de capitaux à court terme (principalement des emprunts contractés par les banques commerciales sur les marchés étrangers ) . Comparées au déficit de 9,2 milliards de dollars , les entrées nettes de capitaux à court terme ont atteint 9,9 milliards de dollars , tandis que les réserves officielles internationales augmentaient de 0,7 milliard de dollars . Toutefois , en juillet et août , l’évolution du climat sur marchés extérieurs , peu favorable aux emprunts , a entraîné une forte réduction des entrées nettes de capitaux privés a court terme , obligeant les autorités a prélever sur leurs réserves pour financer le déficit . En conséquence , les réserves officielles ont diminué d’environ 1 milliard de dollars pendant ces deux mois , et le taux de change du yen a légèrement baissé . Cependant , à une date plus récente , un emprunt officiel d’un milliard de dollars aurait été accordé au Japon par la Banque centrale d’un pays arabe , ce qui a , semble-t-il , contribué à convaincre le marché que le Japon est capable de financer son déficit .


Département , Asie . FMI

7 octobre 1974

Evolution de la politique italienne face
au déficit des paiements et à l’inflation .


L’économie italienne avait été marquée , en 1972 , par une expansion générale et soutenue qui s’est accentuée en 1973 , où la progression du PNB aux prix constants a atteint 6 pour 100 environ , contre 3 pour 100 en 1972 . En raison de sa rapidité , la reprise économique a exercé certaines pressions , notamment sur les coûts , les prix et les paiements extérieurs .


Aux importantes augmentations de salaires , décidées par le secteur industriel dans le cadre de conventions collectives , se sont ajoutés les relèvements automatiques entraînes par l’indexation des salaires sur le coût de la vie . Par conséquent , bien que la productivité ait progressé de près de 8 pour 100 dans le secteur manufacturier , le coût de la main-oeuvre par unité produite a augmenté de 12 pour 100 environ . Les pressions sur les prix intérieurs ont été aggravées par la forte dépréciation de fait de la lire , l’adoption de la taxe sur la valeur ajoutée au début de l’année , et l’augmentation du coût en devises des importations de matières premières et de produits alimentaires .


Evolution de la balance des paiements


Le compte courant de la balance globale des paiements qui , comme celle-ci , était excédentaire depuis plusieurs années (+ 2,1 milliards de DTS en 1972 ) a accusé , en 1973 , un déficit de 2 milliards de DTS. Le déficit de la balance globale , déduction faite des emprunts à caractère compensatoire , est passé de 2,1 milliards de DTS en 1972 à 4 milliards de DTS en 1973 .


Bien que la lire se soit , en fait , dépréciée de 10 à 11 pour 100 en moyenne en 1973 , le volume des exportations non pétrolières ne s’est accru que de 4,5 pour 10000 . Cette faible progression s’explique par les grèves qui ont éclaté au printemps dans le secteur industriel , l’insuffisance de la capacité de production et le dynamisme de la demande intérieure . En revanche , les importations non pétrolières ont augmenté en 1973 de 15 pour 100 en volume et de 40,3 pour 100 en valeur ; les raisons en sont une forte expansion de la demande globale , et plus particulièrement des investissements en capital fixe , dont la composante importations est relativement forte ; la constitutions de stocks à des fins spéculatives provoquée par la dépréciation de la lire ; enfin ; la tendance à la hausse des cours mondiaux et l’évolution anticipée des prix . L’excédent au titre des services et des transferts a également diminué en 1973.


La détérioration du compte courant en 1973 s’est accompagnée d’importantes sorties de capitaux . Cette tendance a été renforcée , entre autres , par l’attente d’une nouvelle dépréciation de la lire . Les pressions croissantes qui s’exerçaient sur le marché des changes , au début de 1973 , ont incité les autorités a traiter séparément les transactions financières et les transactions commerciales et à laisser flotter le taux de la lire financière sur un marché distinct , lequel fut supprimé en mars 1974 . En février 1973 , les autorités décidèrent de laisser également flotter la lire commerciale . Les emprunts à caractère compensatoire se sont poursuivis pendant toute l’année 1973 (atteignant 4,8 milliards de DTS entre mi-1972 et fin 1973) ; toutefois , malgré des interventions répétées sur le marché , fin décembre 1973 , le taux de change de la lire pondéré par le commerce , tel qu’il est calculé par la Banque d’Italie , avait baissé de 11 pour 100 par rapport vigueur le 9 février 1973.


Politique monétaire


Les autorités ont , des la mi-1973 , adopté une politiques monétaire plus restrictive . Des mesures de restriction sélective du crédit furent adoptées , et les autorités monétaires autorisèrent , et les autorités monétaires autorisèrent un relèvement substantiel des taux prêteurs des banques . Au début de 1974 , devant l’accélération du rythme de l’inflation intérieure , les autorités essayèrent à nouveau d’enrayer la dégradation croissante des comptes extérieurs en adoptant un programme global de crédit .


Pendant le premier semestre de 1974 , l’évolution de la balance des paiements à été fortement influencée par l’incidence du renchérissement du pétrole ; en Italie , 80 pour 100 de l’énergie primaire consommée est dérivée du pétrole , qui est presque entièrement importé . Toutefois , la demande intérieure terme , les importations non pétrolières ont aussi augmenté à un rythme beaucoup plus rapide qu’on ne l’avait prévu . Calculé sur une base annuelle , aux prix constants , le taux de croissance des importations non pétrolières , au premier semestre de 1974 , a dépassé de 15 pour 100 environ celui du second semestre de 1973 ; aux prix courants , sa progression a été de 60 à 70 pour 100 pendant la même période . Bien que les exportations aient augmenté plus rapidement que prévu , le déficit commercial a atteint 4,7 milliards de DTS pendant le premier semestre de 1974 , contre 3,3

milliards de DTS pour l’année 1973 tout entière . De janvier à juin 1974 , le déficit global s’est élevé à 6,1 milliards de DTS , contre 4 milliards de DTS pour l’ensemble de 1973.


A la détérioration du compte commercial s’est ajouté , au premier semestre de 1974 , le faible excédent enregistré au titre des services et transferts (nets) , dû non seulement aux facteurs saisonniers habituels , mais aussi à d’importantes sorties de capitaux (sous forme de recettes nettes non enregistrées provenant du tourisme et des transferts de travailleurs émigrés), et à l’accroissement des paiements d’intérêt pour les emprunts compensatoires effectués depuis juin 1972 .


Le montant de ces emprunts , qui se sont poursuivis , s’élevait à près de 2,1 milliards de DTS au premier semestre de 1974 ; en outre , un crédit à court terme reçu de la CEE, d’un montant équivalant à environ 1,6 milliard d’unités de compte , a été utilisé en totalité . Néanmoins , les réserves officielles brutes , qui atteignaient 5,3 milliards de DTS à la fin de 1973 , étaient tombées à 4,6 milliards de DTS à la fin de juillet 1974 . Au début d’août , l’Italie a tiré 268 millions de DTS sur sa tranche -or et obtenu , par surcroît , 250 millions de DTS dans le cadre d’un arrangement <> approuvé par le Fonds en avril , qui autorisait l’Italie à acquérir un montant maximum de 1 milliards de DTS sur une période de douze mois . En septembre , la Bundesbank a déposé auprès de la Banque d’Italie 2 milliards , garantis par de l’or , et a CEE a consenti à prolonger jusqu’à la fin de 1974 le crédit à court terme qu’elle avait accordé à l’Italie en mars dernier .


Malgré les inventions massives de la Banque d’Italie sur le marché , la lire s’est progressivement dépréciée jusqu’à mi-juin , ou elle avait baissé de 18 ou 19 pour 100 par rapport au 9 février 1973 ; depuis , la valeur de change de la lire pondérée par la valeur de change de la lire pondérée par le commerce s’est stabilisée .

Mesures adoptées récemment


Le déficit en compte courant au cours du premier semestre de 1974 ayant largement dépassé le niveau prévu en début d’année , les pouvoirs publics ont adopté certaines mesures de restriction sur le commerce et les paiements , qui : a) fixent à l’équivalent de 500,000 lires par an (soit 775 dollars au taux de 645 lires pour 1 dollar E.U.) le montant des devises allouées à un résident pour ses voyages touristiques à l’étranger , et b) imposent , à compter du 7 mai 1974 , le versement d’un cautionnement obligatoire à l’importations de certains produits (qui représentaient environ 43 pour 100 des importations en 1973) ne sont autorisées qu’après versement par les importateurs , auprès de la Banque d’Italie , d’un cautionnement non rémunéré d’un montant équivalant à 50 pour 100 de la valeur c.a.f. des importateur 180 jours plus tard . Cette réglementation a été adoptée à tir temporaire , dans l’espoir que son incidence sur la masse monétaire compenserait partiellement la liquidité créée par les importants déficits du Trésor . On a estimé que le cautionnement obligatoire avait un effet analogue à celui d’une hausse de 3 à 4 pour 100 du coût des importations auxquelles il s’appliquerait . Certains amendements adoptés le 22 juillet 1974 ont ramené à 25 pour 100 le cautionnement obligatoire pour les importations de boeuf (5 pour 100 du total des importations en 1973 ) , et l’ont éliminé pour d’autres produits agricoles et le bétail sur pied .


Au début de juillet , à la suite des difficultés intérieures , des mesures budgétaires furent adoptées , puis ratifiées par le Parlement . Elles prévoyaient notamment l’accroissement du coût des services publics et de l’assurance médicale ; la majoration de la taxe sur la valeur ajoutée sur la viande , les produits de luxe et les transactions immobilières , et son extension aux prestations de services ; l’augmentation des droits sur l’essence , un prélèvement unique en capital sur les automobiles et la majoration de l’impôt sur les sociétés . Pour les contribuables à faible revenu , un relèvement de l’abattement forfaitaire l’effet de ces mesures . Le produit net de ces mesures devrait s’élever à quelque 2.750 milliards de litres , soit 2 à 3 pour 100 du PNB prévu pour 1974 .


Département Europe , FMI


Usine Fiat : une vocation exportatrice
La conjoncture Italienne


Le Bulletin du FMI , volume 3 , N°19 , 7 octobre 1974 . Le Bulletin du FMI est publié en français , en anglais (IMF Survey) et en espagnol ( Boletin del FMI ) par le Fonds Monétaire International ; il paraît deux fois par mois sauf en décembre ( un seul numéro ). Les opinions exprimées dans le Bulletin du FMI et les articles qu’il contient , y compris ceux qui concernent des aspects juridiques , ne représentent par nécessairement la position officielle du Fonds . Le Bulletin du FMI est envoyées aux abonnés par la voie la plus rapide . Pour les entreprises privées et les particuliers , les tarifs d’abonnement annuel sont les suivants : Canada , Mexique et Etats-Unis $5 ; Amérique latine $10 ; autres pays $ 12 . Les demandes d’abonnement doivent être adressées à : The Secretary , International Monetary Fund , Washington , D. C. 20431, U. S. A.

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