
La Norvège pourrait se retirer du groupe des Douze .
De notre correspondant
Oslo. — La Norvège , l’un des future grands producteurs de pétrole du monde occidental , hésite à particulier plus avant au système de coopération en matière énergétique mis sur pied dans le cadre du groupe des Douze , a l’initiative des Etats-Unis . Le premier ministre norvégien M. Brattell , a déclaré devant le Parlement que la Norvège refusait de participer à un système qui divise le monde en trois : les pays vendeurs de pétrole , les acheteurs et les pays pauvres .
Cette question de la participation au groupe des Douze divise actuellement le pays , et plus spécialement le parti travailliste , que est au pouvoir. Les uns considèrent que la Norvège doit se montrer solidaire des autres pays occidentaux en cas de crise du pétrole ; les autres estiment que le pays devrait justement éviter de participer à un « front » contre les pays producteurs de pétrole et ne pas prendre d’engagements qui obligeraient a accélérer en cas de crise .
La question est , semble-t-il , surtout d’ordre politique , les implications économiques s’avérant marginales . La quantité de pétrole que la Norvège devrait éventuellement fournir à la réserve commune du groupe ne représente pas plus de 1% de la production de pétrole du pays prévue pour 1978 , soit 10% de la consommation annuelle du pays (8 millions de tonnes) .
Si le parti travailliste est profondément divisé sur ce dossier , c’est en raison des difficultés qu’il a connues au sujet de l’entrée du pays dans la C.E.E. Une section du parti est contre toute coopération institutionnelle avec les puissances occidentales . Il semble que le premier ministre , M. Bratteli , soit en son for intérieur favorable à une participation de son pays au groupe des Douze . Mais il doit tenir compte de son opposition interne et externe et notamment de celle de M. Evensen , ministre du commerce .
FRANK BJERKHOLT
M. XAVIER BOUTHILLON présidera la section de Paris du Centre des jeunes dirigeants d’entreprise . Le nouveau bureau de l’association a été constitué . Il comprend MM. Michel-Raoul Barda (vice-président) , Jean-Philippe Vivien , Jean-Bernard Maillart , Jaques Guibert , Edouard Jagodnick.
Ce document propose un plan de cinq ans de « mobilisation énergétiques » qui s’articule autour de dix propositions :
La mobilisation énergétique en vigueur jusqu’aux années 1980 doit respecter deux objectifs prioritaires : sauvegarder l’emploi de chaque Français et rétablir l’équilibre de notre balance des paiements ;
Création d’un comité supérieur de l’énergie ;
Choix prioritaire du nucléaire et développement de la recherche pétrolière « of shore » ;
Lancement impératif en 1975 de la centrale à surrégénération Super -Phénix ;
Création d’une Cour suprême de sécurité nucléaire ;
Exploitation des sources nationales (charbon , pétrole...) en fonction du coût réel de l’énergie importée ;
Economies immédiates d’énergie : interdiction du chauffage dans les résidences secondaires , priorité aux transports en commun , respect des limitations de vitesse , récupération des déchets , grand concours d’idées ;
Economies a moyen terme ; chauffage urbain grâce a l’incinération des déchets et à l’utilisation des eaux effluentes des centrales ;
Initiative diplomatique en faveur du quart-monde ;
Lancement d’une compagne permanente d’information du public et débat parlementaire télévisé à l’occasion du budget 1975.
Pour l’U.D.R. les information données jusqu’à présent sont « insuffisantes , partielles , éparses et souvent contradictoires »
UNE AUGMENTATION
DE 10% DES PRIX RÉELS
DES PRODUITS PÉTROLIERS
EST NÉCESSAIRE
« L’insuffisance actuelle des prix des produits pétroliers en France est de l’ordre de 50 F par tonne » , déclaré M. Etienne Delmont , directeur général des opérations de la Compagnie française des pétroles , au d’une interview donnée à R.T.I. « Pour permettre aux compagnies de poursuivre leur exploitation , il faut procéder à des réajustements de prix d’un ordre important », a-t-il ajouté , précisant que la hausse nécessaire de l’ensemble des produits pétroliers était de « 10% sur les prix réels hors taxe à la sortie de la raffinerie . Augmentation de 10% que les gouvernements sont libres de moduler en fonction de leur politiques économique ».
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