
Nouvelle Agence de Presse
5, rue des Pyramides
Paris I
NAP -550
30.9.1974
N.A.P. - Haro sur les pays arabes producteurs de pétrole , qui, en imposant des "prix aberrants" pour l’or noir , mettent l’économie mondiale !
Tel a été le sens récentes interventions aux Nations Unies aussi bien du président Ford que de son Secrétaire d’Etat , M. Henry Kissinger . Le coup de l’âne , sur ce chapitre , consiste à ajouter que les pays pétroliers manquent à leurs devoirs les plus élémentaires en ne prêtant pas assistance aux pays les plus démunis d’Afrique et d’Asie .
Toute une le sens des récents , de décisions , de propositions montrent pourtant clairement que les pays du Tiers-Monde moins bien pourvus par la nature .
I. 150 millions de dollars .
Les pays producteurs de pétrole n’ont pas dissimulé une certaine méfiance à l’égard de certaines institutions internationales spécialisées dans l’assistance au développement , sans doute parce qu’ils n’ont consenti , depuis le début de l’année , des concours financiers importants . Et d’abord à la Banque Mondiale .
Celles-ci , qui accorde des prêts aux pays moins développés , trouve l’essentiels de ses ressources en empruntant directement auprès des gouvernements ou sur les marchés internationaux . Sur l’exercice 1973-1974 les emprunts de la Banque se sont montés à 1. 853 millions de dollars et il importe de le souligner - plus de 31% de ces emprunts ont été effectués auprès de pays producteurs de l’Iran , de 100 millions de dollars en Libye , de 76 millions auprès des Emirats Arabes Unis , de 83 millions de dollars au Koweït .
Depuis la cloture de l’exercice de la Banque , d’autres emprunts ont été souscrits par l’Arabie Saoudite (pour 141 millions de dollars) , par le sultan d’Oman (pour 30 millions ) et , plus récemment , par le Venezuela (pour 500 millions de dollars ) . Au total , depuis le début de l’année , les pays producteurs de pétrole ont fourni , sous forme de prêts à la Banque , des ressources de 1.150 millions de dollars , près du tiers des ressources collectées en 1973-1974 . M. McNamara , président de la Banque , a exprimé récemment l’espoir
que les prêts des pays pétroliers à la Banque atteindront bientôt 2,5 milliards de dollars par an . On approche , à grand pas , de cet objectif.
Un fonds spécial
Les pays pétroliers ont encore participé au financement du "mécanisme pétrolier" mis au pont au Fonds Monétaire International , pour aider les pays qui éprouveraient des difficultés sérieuses pour aider les pays qui éprouveraient des difficultés sérieuses pour régler leurs achats à l’étranger .
Ce fonds spécial d’un montant de 3,4 milliards de dollars , par l’Iran pour environ 0,6 milliard , par le Koweït pour 0,5 milliard , par le Venezuela , pour 0,5 milliard et enfin par le Canada , Abu Dhabi et Oman . Ces prêts remboursables en sept ans portent intérêt à 7% taux extrêmement modéré de nos jours.
Su l’on tient compte des seuls concours accordés aux instances internationales en place , leur montant correspondant déjà à près de la moitié de l’aide officielle consenti en 1973 par les pays industrialisés aux pays moins riches . C’est donner une mesure de l’effort déjà accompli par les pays pétroliers . Les pays arabes producteurs de pétrole participent , de leur côté , à divers projets financiers en faveur des pays en voie de développement . C’est ainsi que l’Algérie , la Libye et les Emirats Arabes Unis ont créé , en août 1973 , une Banque Arabe d’Investissement dotée de 60 millions de dirhams . Les ministres des Finances des pays islamique ont signé , en août dernier , une charte portant création de la Banque Islamique de Développement dont la dotation initiale a été fixée à 900 millions de dollars .
Il faut encore rappeler que la mise sur pied d’un fonds d’aide en faveur des pays les plus sévèrement touchés par la hausse du pétrole est à l’étude dans le cadre de la Banque Africaine de Développement . Enfin , rappelons qu’un certain nombre de rapports direct se sont tissés entre pays riches du Tiers-Monde et les autres . (N.A.P. )
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