
8.6.74
-Les pays producteurs de pétrole comme les pays consommateurs doivent consacrer 2 a 3% de leur PNB. aux pays en voie de développement .- C’est en substance ce qu’a déclaré hier à Paris, au symposium -Energie et matières premières-M. Abderrahman Khene , secrétaire général de l’O.P.E.P. il a proposé la création d’un tonds commun permettant de gérer les sommes recueillies afin -d’annoter les dettes de l’ordre de 80 milliards de dollars des pays en voie de développement que ne disposent pas dé pétrole.
Depuis la crise, a précisé le secrétaire général de l’O.P.E.P. les pays pétroliers consacrent au moins 1% de leur P.N.B. aux pays du - quart-monde-, ce qui est déjà très supérieur à la moyenne des efforts des pays industrialisés.
Interroge sur la prochaine réunion de l’O.P.E.P. qui doit se tenir le 15 juin à Quito, M. Khene a indiqué qu’il s’agissait d’une -échéance importante - notamment en raison de la signature de l’accord créant un fonds de développement par les pays membres, conforment à ce qui a été décidé le 7 avril dernier - Mais cela ne suffira pas, a-t-il précisé, car les pays de l’O.P.E.P. ne disposent que de 5% de la richesse mondiale. Et d’ailleurs on ne peut dire qui nous sommes riches. Nous disposons seulement de liquidités importantes.- Pour M. Khene, le -tait formidable -de la crise pétrolière a créé une nouvelle interdépendance entre les nations et une nouvelle forme de coopération entre pays riches et pays pauvres . En particulier les pays producteurs sont opposés à toute négociation liée uniquement au pétrole et non à l’ensemble des matières premières et des produits finis.
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