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12-6-74

La Norvège peut retirer le meilleur profit
de ses richesses pétrolières, estime l’ O.C.D.E.


La Norvège souffrira "relativement peu en volume des effets de prix et des répercussions psychologiques défavorables de la crise pétrolière", indiquent dans leur étude annuelle les experts de l’ O.C.D.E. "La Progression de la demande annuelle globale sera sans doute un peu plus faible que prévu initialement, mais ce ralentissement touchera peu-être plus les importations que la productions intérieure. Il paraît néanmoins vraisemblable que la croissance du produit intérieur brut diminuera quelque peu, pour s’ établir en deçà de son taux potentiel, et que le niveau actuellement faible de chômage s’ élèvera modérément."


Malgré des exportations assez importantes de gaz et de pétrole brut, la hausse des prix de l’ énergie devrait, en tout cas, entraîner un déficit "pétrolier" de quelque 200 millions de dollars. Au total, le déficit de la balance commerciale s’ élèverait à 2 260 millions en 1973. Compte tenu des services et des transferts, le déficit de la balance courante serait ramené à 885 millions de dollars.


L’ avenir s’ annonce meilleur : à la fin de 1974, la production de pétrole de la mer du Nord attendra peut-être un montant égal à la consommation intérieure totale de produits pétroliers. A partir de 1975, la Norvège deviendra un important exportateur de produits énergétiques - les recettes atteindraient, en 1977, 17 à 18 milliards de couronnes, - "évolution d’ une portée considérable pour la structure de la balance des paiements (qui deviendrait excédentaire) et pour l’ économie norvégienne dans son ensemble".


Les gisements de pétrole et de gaz naturel au large des côtes représentent pour la Norvège, souligne l’ O.C.D.E., "un important facteur supplémentaire de prospérité économique, mais leur exploitation et les flux de revenus correspondants (redevances et surtout impôts) poseront au secteur public, comme au reste de l’ économie, des problèmes d’ ajustement considérables". Pour un petit pays comme la Norvège, l’ "intégration" de ces richesses pétrolières représente "une expérience aussi passionnante que stimulante". Grâce au supplément de recettes - 8 milliards de couronnes en 1977, - l’ Etat pourrait, par exemple, se substituer en partie aux investissements financiers étranger et peut-être aussi stimuler les sorties de capitaux privés. Il lui faut, en tout cas, à la fois éviter les pressions excessives sur la couronne et sur le prix et "faire bénéficier la génération actuelle, au moins partiellement, de ce surcroît de ressources et de prospérité nationales".


Réévaluer la couronne


La Norvège, qui a fait preuve jusqu’ici d’ "une remarquable faculté de résistance et de réaction aux chocs et aux influences déséquilibrantes venues de l’ extérieur", devrait, selon les experts de l’ O.C.D.E., mener à bien cette tâche de réinsertion "si elle parvient à renforcer davantage la coopération entre toutes les parties intéressées et à assurer une coordination encore plus étroite entre leurs attitudes et leurs actions respectives". Les principales orientations que les pouvoirs publics pourraient adopter paraissent, selon l’ O.C.D.E., être les suivantes ; relever le niveau de l’ épargne financière de l’ Etat, alléger la fiscalité directe ou indirecte, ou encore les deux ensemble (44% de P.N.B. en 1973) accroître les transferts ou les dépenses en biens et services.


Une réévaluation - "en temps opportun" - de la couronne n’ est pas exclue, à condition de l’ accompagner par une politique active au niveau de l’ emploi, des structures de production et de l’ aménagement du territoire.


"En contenant l’ expansion du secteur pétrolier et en investissant à l’ étranger, les autorités pourront, conclut l’ O.C.D.E., non seulement maîtriser le risque potentiel d’ une demande supplémentaire et d’ une hausse inflationniste de salaires, mais aussi faire en sorte que le pays retire le plus grand profit possible, en termes de revenu et de développement, pendant une longue période."


UNE CROISSANCE DE 5.4%
5(en % de variation)





1971


1972


1973


1974

officielles

officielles



Consommation privée


4,6


2,3


1,8


4,0



Consommation publique


7,4


5,1


4,4


4,4



Formation brute de capital fixe

(navires non compris)


13,0


5,5


8,6


5,9



DEMANDE INTER FINALE


7,1


3,6


4,1


4,6



Exportations de biens et serv


3,3


14,6


9,7


6,9



Importations de biens et serv


6,8


0,3


16,8


5,9



PRODUIT INTERIEUR BRUT


5,5


4,5


3,9


5,4



REVENU NATIONAL REEL


4,1


2,6


5,5


3,6


Sources : Budget national pour 1974 et secrétariat de l’ O.C.D.E.

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