U-003-348

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  • Des interviews exclusives de Dja-Apharou ISSA IBRAHIM, ami et confident de Jacques Baulin, responsable par donation de l’intégralité des documents constituant le fond, et président de l’association sont actuellement publiées dans la rubrique présentation.

  • Les trois ouvrages de J. Baulin : Conseiller du président Diori, La politique africaine d’Houphouët-Boigny et La politique intérieure d’Houphouët-Boigny
    seront disponibles sur le site en version iBook et en version Pdf dès septembre
    2009.















commerce-économie-finance
LA C.I.A. ET L’ AVENIR PETROLIER


Voici des extraits des principaux passages d’ un rapport de la C.I.A. reladif à l’ O.P.E.P. :


"La demande pour le pétrole O.P.E.P. devrait se stabiliser au niveau actuel jusqu’en 1979. La capacité excédentaire de l’ Arabie Saoudite augmentera durant cette période, permettant à Ryad de contenir la hausse des prix, en dépit des pressions à la hausse d’ autres pays de l’ O.P.E.P. Compte tenu du fait que ce sera là une décision politique de la part de l’ Arabie Saoudite, elle pourrait être modifiée à tout moment pour des raisons politiques.


"De 1979 à 1985, l’ augmentation de la demande mondiale et la stagnation de la production pétrolière dans les principaux pays consommateurs accroîtront la dépendance à l’ égard du pétrole O.P.E.P Nous estimons que vers 1985, la demande de pétrole O.P.E.P. atteindra 47 à 51 millions de b/j. Même si tous les autres pays de l’ O.P.E.P. produisent à pleine capacité, l’ Arabie Saoudite devrait produire entre 19 et 23 millions de b/j pour satisfaire la demande. Cela dépasse de loin tant la capacité saoudienne actuelle de 10 à 11 millions de b/j, que la capacité prévue d’ un maximum de 18 millions de b/j en 1985. Sur la base de leurs plans d’ expansion actuels, les Saoudiens auront épuisé leur capacité excédentaire en 1983 et, par suite, leur pouvoir d’ agir en tant que modérateurs des prix au sein de l’ O.P.E.P.


"Bien que l’ Arabie Saoudite possède des réserves potentielles pour satisfaire l’ augmentation de la demande d’ ici à 1985, nous doutons que les Saoudiens puissent, ou veuillent, le faire. Désirant conserver leur précieuse ressource et n’ ayant pas un besoin immédiat de revenus additionnels, les Saoudiens n’ ont pas d’ incitations économiques à accroître la production.


"En l’ état actuel des choses, nous estimons que la capacité productive des pays de l’ O.P.E.P. autres que l’ Arabie Saoudite augmentera peu, sinon point,, entre 1980 et 1985. Sur la base des tendances actuelles d’ épuisement des réserves, nous estimons que leur capacité productive combinée approchera 28 millions de b/j en 1980, 28,2 millions en 1982 et, tout au plus, 29,4 millions de b/j en 1985. (...) L’ Arabie Saoudite devrait rapidement augmenter la production au début des années 1980 pour faire face à l’ augmentation de la demande. Nos prévisions indiquent que la demande de pétrole saoudien pourrait s’ élever à 7 millions de b/j en 1980, passant à 12 millions de b/j en 1982 et à quelque 13 à 16 millions de b/j en 1983. A moins que la demande ne soit quelque peu réduite, l’ Arabie Saoudite aurait à fournir 19 à 23 millions de b/j en 1985. C’ est presque le double de la capacité actuelle.


"Même avec une capacité adéquate, les Saoudiens pourraient se montrer peu disposés à produire aux rythmes requis. S’ ils s’ en tiennent aux plans d’ expansion actuels de leur capacité (16 millions de b/j au début des années 1980), la pénurie des approvisionnements (jusqu’à 7 millions de b/j en 1985) ne pourrait être, dans le meilleur des cas, que reculée jusqu’à 1984.


"Comment les Saoudiens traiteront en définitive ce problème ? Il est difficile de le dire. Les rythmes de production requis pour satisfaire la demande n’ auront pas seulement pour conséquence d’ engendrer d’ énormes surplus - aux prix actuels, les revenus pétroliers de l’ Arabie Saoudite approcheraient $125 milliards par an (vers 1985) - mais risquent aussi d’ épuiser les réserves. Si l’ Arabie Saoudite permet à sa production d’ atteindre 20 millions de b/j vers le milieu des années 1980, la production commencerait à décliner vers le milieu des années 1990 par suite de l’ épuisement des réserves. En outre, porter la production à ce niveau ne pourrait se faire sans brûler d’ importantes quantités de gaz, perspective que les Saoudiens sont déterminés à éviter. Cette montée de la pression de la demande pétrolière sur la capacité au début des années 1980 causera nécessairement une augmentation des prix bien avant l’ apparition d’ une pénurie réelle. Vers 1982 ou 1983, des augmentations importantes des prix sont inévitables, à moins que des mesures de conservation à grande échelle ne réduisent fortement la demande."

NOUVELLES
DES SOCIETES


Citroën : augmentation
des ventes


La société automobile Citroën a enregistré 351 293 immatriculations sur le marché français en 1976, contre 311 293 en 1975, soit une augmentation de 12,8%.


A l’ exportation, Citroën a maintenu l’ an dernier la forte remontée qu’ elle avait opérée en 1975, 367 160 voitures de la marque ont ainsi été exportées, soit 49,5% de la production, contre 381 517 en 1974, chiffre qui représentait alors 55% de la fabrication totale.


L’ Espagne arrive en tête des ventes avec 80 000 voitures immatriculées, devant l’ Italie (60 000 voitures vendues) et l’ Allemagne fédérale (42 000). Dans la plupart des pays du Marché commun, la "GS" réalise un meilleur score qu’ en 1975. Le lancement de nouveaux modèles "CX" à l’ étranger a permis de très bonnes performances.


Quant à la gamme basse, ses ventes ont augmenté en Italie (+ 22% pour la "Dyane") et en Espagne (+15% pour la "2CV").


Grues à tour
franco-polonaises


Les premières grues à tour de construction franco-polonaise entreront prochainement en service. Ces engins, qui pourront monter des bâtiments d’ une hauteur de 16 à 50 étages, sont fabriqués dans l’ usine de machines de construction famabud à Szezecin, en Pologne, en coopération avec la société française Potain. Le montage des trois premières grues lourdes de construction franco-polonaise est déjà en cours d’ achèvement.


Air Afrique :
nouveau représentant


En raison du prochain départ à la retraite de M. Henri Liaubert, c’ est M. G. Hervé-Dupencher qui a été nommé en qualité de représentant général adjoint pour l’ Europe de la compagnie Air Afrique, avec résidence à Paris. M. G. Hervé-Dupencher, entré à la compagnie en 1963, a été successivement aux relations extérieures à Paris, représentant local à Rome et chef du département de la promotion des ventes à la direction commerciale d’ Air Afrique à Abidjan.


Lundi 27 juin 1977


Imprimerie L’ AVENIR GRAPHIQUE, 325, rue de Charenton. 75012 Paris Commission paritaire n° 52 591 Responsable de la publication Evelyne Caullet Diffusion N.M.P.P.

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