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    2009.















L’AGGRAVATION DES


TCHAD :
des avions français ont été utilisés
dans le Tibesti


vu 20.7.77


La france a fourni récemment une "aide logistique", en prétant des avions de transport, aux autorités et à l’armée tchadiennes, menacées par une aggravation de la situation militaire dans le Tibesti, où combattent les rebelles toubous, soutenus par la Libye. Cette information a été donné, le 18 juillet, par M. Louis de Guiringaud, ministre des affaires étrangères en visite officielle à Abidjan (Côte-d’ Ivoire).


Le 20 juin dernier, une offensive générale avait été lancée par les toubous contre les postes militaires du Tibesti. les plus vilents combats se seraient déroulés à Bardai au sud-est d’ Aouzou, près de la frontière lybienne. M. de Guiringaud a précisé, à Abidjan, qu’aucun soldat français ne se trouvait à l’heure actuelle au Tchad.


On confirme, d’autre part, dans l’entourage du ministre, la conclusion par la France d’uncontrat d’achat de 1 000 tonnes d’uranium sud-africains.


De notre envoyé spécial


Abidjan. - M. de Guiringaud a révélé, lundi 18 juillet, à Abidjan, que à la demande du Général Malloum, chef de l’ État tchadien, la France avait récemment fourni une aide "logistique" aux autorités de Ndjamena, qui, dans le nord du pays, tentent de réduire la rebellion toubou, soutenue par le gouvernement libyen. Ces moyens "logistiques" ont été accordés dans le cadre des accords de cooperation militaire franco-tchadiens signés au printemps 1976, après le dénouement de l’affaire Claustre. Ils remplaçaient les accords de défense dénoncés précédemment par les dirigeants tchadiens et prévoyaient notamment la présence d’instructeurs français. L’aide de Paris a consisté cette fois, à mettre à la disposition de l’armée de Ndjamena des "moyens de transport aériens", des véhicules, des pièces de rechange et des munitions.


Cette assistance ponctuelle n’a évidemment ni la même nature ni la même ampleur que celle accordé en mars dernier au gouvernement zaïrois aux prises avec l’invasion des gendarmes katangais. Elle témoigne de la volonté française d’appliquer à tout moment et intégralement les conventions d’assistance militaire prévues par les accords de coopération, mais sans aller au-delà, " il n’y a aucun soldat français engagé sur le sol tchadien, a affirmé M. de Guiringaud, ni aucun avion Transalt dans le ciel tchadien." Ce n’est pourtant peut-être pas un hasard si l’aide au Tchad est rendue publique dans une des capitales africaines les plus hostiles à la diplomatie libyenne.


JEAN-PIERRE LANGELLIER.


(Lire la suite page 2.)

Tchad
Des avions français dans le Tibesti


( Suite de la première page.)


Le ministre des affaires étrangères a salué en termes élogieux ( " la plus grande réussite en Afrique " ) l’expérience politique ivoirienne à l’issue des entretiens et d’un déjeuner en tête à tête qu’il a eus lundi avec le président Houphouët-Boigny. Auparavant, il s’étaiet entretenu avec MM. Usher Assuan, son homologue ivoirien, et Mohammed Diawara, ministre du plan.


Ces conversations ont permis de constater une " complète identité de vues " entre Paris et Abidjan sur tous les problèmes de l’heure : Afrique australe, Proche-Orient, Érythrée, présence soviétique sur le continet noir. Un voyage officiel de M. Giscard d’Estaing en Côte-d’ Ivoire couronnera, en novembre, cette bonne entente.


Si le gouvernement ivoirien semble préocupé par les grandes manoeuvres de Moscou dans la corne de l’ Afrique, il se réjouit, en revanche, de l’évolution politique récente de l’ouest et du centre du continent.Aux yeux des dirigeants d’ Abidjan, champions d’une Afrique " réaliste " et " modérée ", la tenue en échec des ambitions russo-cubaines lors de la crise du Shaba, l’insuccés relatif de la tournée africaine de M. Podgorny, les difficultés accrues auxquelles doit faire face le régime de Luanda, la mise en minorité des gouvernements " radicaux " au sommet de l’ O.U.A. à Libreville, sont autant de signes qui témoignent du refus de l’influence soviétique en Afrique. Parallèlement, Abidjan approuve pleinement l’initiative des cinq pays occidentaux du conseil de sécurité - dont la France - en vue de favoriser un règlement négocié au sud du continent, notamment en Namibie.

L’achat d’uranium à l’ Afrique du Sud


En ce qui concerne les relations économiques entre Paris et Prétoria, on confirme implicitement,20.7.77 dans l’entourage du ministre, la conclusion par la France d’un contrat d’achat sur dix ans de mille tonnes d’uranium sud-africain, tout en relevant qu’il s’agit d’une " affaire purement commerciale " qui a été nigociée par une société privée française, la COGEMA Voir le Monde du 14 juillet . On rappelle en outre, que le gouvernement français a cessé, depuis novembre 1976, toute fourniture d’armes à l’ Afrique du Sud et qu’il entend respecter son engagement.


Enfin, M. de Guiringaud a confirmé que, dans le cadre de sa tournée en Afrique orientale au mois d’août, il se rendrait au Mozembique.


JEAN-PIERRE LANGELLIER

Une assistance de courte durée.


Le récent appui logistique de la France au Tchad n’est en rien comparable à l’opération " verveine " de transport, par des avions français Transalt venus d’ Orléans, de matériels lilitaires marocains au Zaïre.


De source bien informée à Paris, on précise, en effet, qu’il s’est agi, au début de ce mois de juillet, du prêt au Tchad d’avions de transport français sationnés, en permanence, à Dakar au terme d’accords militaires franco-sénégalais. La france mintient des forces inerarmées, de l’ordre de mille tris cents hommes au total, à Dakar où sont cantonnés, notamment, des éléments d l’armée de l’air avec cinq bimoteurs de transport Nord-2501 ( ou Noratias- et deux hélicoptères Alouette lll.


A la demande des autorités Tchadiennes, deux Nord-2501 ont été momentanément détachés de Dakar pour une opération de courte durée qui a consisté en un transport de matériels sanitaires entre le Tibesti et N’Djaména, la capitale du Tchad, et en l’évacuation de familles du Bardal. Il n’est pas exclu que les appareils aient acheminé d’autres catégories de matériels à la demande du gouvernement tchadien.


Les rapports militaires de la France avec le Tchad sont régis par une série d’accords conclus à N’Djaména, les 6 mars et 19 juin 1976, qui ont renouvelé de précédents accords signés entre 1960 et 1965. C’est après le départ des forces françaises du Tchad, en octobre 1975, que la rédaction de ces nouveaux textes est intervenue.


Un premier accord, du 6 mars 1976, régie l’assistance militaire technique ( formation des cadres et aide en matériels) et une convention fixe les conditions du soutien logistique que les forces armées françaises seraient appelées à fournir aux autorités tchadiennes.


En janvier 1977, la France maintenait, au Tchad, trois cent dix assistants militaires techniques ( soixante-dix officiers et deux cent quarante-quatre sous-officiers) pour l’aide à la mise en oeuvre de matériels livrés à N’Djaména et le foctionnement de l’hôpital militaire. L’an dernier, la France a fourni pour 80 millions de francs de matériels militaires ( cinq hélicoptères, cinq automitrailleuses légères et un avion de transport DC-4) et, pour 1977, plus de 60 millions de francs sont prévus.


De surcroit, il vient d’être livrés au Tchad six avions de combat de conception ancienne.Les pilotes sont de nationalité tchadienne, la France assurant qu’il n’y a aucun cadre navigant français.

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