
23/7/77
M. Louis de Guiringaud, ministre des affaires étrangères, qui achève, ce vendredi 22 juillet, une visite officielle de trois jours au Cameroun dernière étappe de son voyage en Afrique noire, a déclaré jeudi, au cours d’ une conférence de presse à Yaoundé : "Il est temps de dégonfler le bobard qui a trait aux relations prétendues étroites entre la France et l’ Afrique du Sud.." Confirmant la signature par la France d’ un contrat d’ achat d’ uranium sud-africain (le Monde du 14 juillet), le ministre a précisé qu’ il ne s’ agit pas d’ un contrat gouvernemental, mais " d’ affaires traitées sur une base purement commerciale". Le contrat porterait sur 1 000 tonnes d’ uranium par an pendant dix ans à partir de 1980.
"Il ne s’ agit pas de contrats exceptionnels, la France s’ approvisionnant en uranium à travers les filiales commerciales des organismes producteurs d’ électricité ou du Commissariat à l’ énergie atomique (C.E.A, dans de nombreux pays", a expliqué M. de Guiringaud.
" Le contrat en question, a-t-il précisé, se situe dans le cadre de livraisons sur plusieurs années par l’ Afrique du Sud et représente 6% des achats totaux français d’ uranium à l’ extérieur du pays. Il est donc quasiment marginal."
Evoquant l’ ensemble de son voyage qui avait eu pour étapes précédentes Abidjan et Accra, M. de >Guiringaud a par ailleurs déclaré que les dirigeants africains sont préoccupés par les signes d’ ingérence soviétique sur le continent et que ceux-ci l’ ont également tous interrogé sur le pacte de solidarité préconisé par le président Giscard d’ Estaing. - (A.F.P.)
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