
9.7.77
de l’ extraction et de l’ exportation d’ uranium
Correspondance
Sydney. - La conférence nationale du parti travailliste (opposition) a décidé que, si cette formation revient au pouvoir à Canberra, elle dénoncera les contrats d’ exportation d’ uranium conclus par le gouvernement libéral ; seuls ceux qui ont été signés avant 1972 seront honorés.
Le parti de M. Whitiam lance ainsi un avertissement aux sociétés minières - nationales ou internationales - leur indiquant clairement que toute exploitation se fera à leurs risques et périls, et que, si le Labour gagne les élections législatives de 1978, il fera échec à leurs entreprises. Cette déclaration intervient au moment où le gouvernement de M. Fraser s’ apprête à autoriser le développement des ressources en uranium du pays, qui recèle les plus riches gisements du monde.
Les acheteurs européens et japonais souhaitent vivement conclure avec l’ Australie. Les contrats à long terme, M. Fraser, au cours de son récent voyage en Europe, a déclaré que le prix à payer pour son uranium serait l’ ouverture des marchés du vieux continent aux produits agricoles australiens, et en particulier à la viande de boeuf.
La principale préoccupation des travaillistes a rapport au manque de garanties sérieuse sur l’ utilisation du plutonium et l’ absence de procédures de stockages et de destruction des déchets radioactifs pour préserver l’ environnement.
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