U-003-229-002

  • Recherche textuelle
  • Brèves
  • Des interviews exclusives de Dja-Apharou ISSA IBRAHIM, ami et confident de Jacques Baulin, responsable par donation de l’intégralité des documents constituant le fond, et président de l’association sont actuellement publiées dans la rubrique présentation.

  • Les trois ouvrages de J. Baulin : Conseiller du président Diori, La politique africaine d’Houphouët-Boigny et La politique intérieure d’Houphouët-Boigny
    seront disponibles sur le site en version iBook et en version Pdf dès septembre
    2009.


















ÉCONOMIE - SOCIAL
ÉNERGIE


POUR FAIRE FACE AU RETARD DU NUCLÉAIRE
E.D.F. va demander l’autorisation
de construire une centrale au charbon
et six turbines à gaz



Le retard du programme nucléaire français, provoqué par les difficultés rencontrées pour obtenir des sites et par le ralentissement des engagements de nouvelles tranches, va obliger Electricité de France à des ajustements. Le conseil d’administration, réuni le 30 septembre, après avoir fait le point sur la situation du nucléaire, devrait donc demander, au ministère de tutelle, l’autorisation de construire une centrale au charbon au Havre, six turbines à gaz et d’aménager un certain nombre de sites hydrauliques.


Le 28 juin dernier, lors d’un comité interministériel consacré au nucléaire, le gouvernement décidait de ne pas ralentir le programme français et d’entreprendre en 1978 le lancement de centrales nucléaires d’une puissance totale de 5 000 MW. Il s’agissait surtout de manifester une volonté politique. En réalité, si la construction d’unités de près de 5 000 MW (trois tranches de 1 300 MW et une de 900) est engagée en 1978, elle le sera pour l’essentiel dans la dernière quinzaine de décembre :"Pour dire, précise-t-on à EDF, que l’on respecte le programme." Certains sites prévus pour les centrales de 900MW, (Cruas en Ardèche, Cattenom en Moselle) ne sont pas prêts et si ceux de Paluel (Seine-Maritime) et Flamanville (Manche) attendent de recevoir des centrales de 1 300 MW, il faut encore en trouver un troisième (Saint-Maurice-l’Exil en Isère ou Le Pellerin en Loire-Atlantique ?) A cela s’ajoutent les retards de construction (plus d’un an pour Bugey).


Le conseil de planification de 1975 prévoyait pour 1985 que les besoins nationaux seraient couverts à 70% par le nucléaire, ce qui représenterait 245 milliards de kilowatts-heure. Dans l’état actuel des choses, la production ne dépassera pas 185 milliards de kWh, soit moins de 50% de la consommation totale d’électricité.
Des révisions sont donc inévitables.


EDF va donc demander l’autorisation d’installer six turbines à gaz de 90 MW, dont deux seront installées en Bretagne. Elles ont l’avantage de la souplesse. Il faut à peine plus de deux ans à Alsthom - Atlantique, qui pourrait bien se voir attribuer le contrat, pour les construire.
Seul inconvénient, elles fonctionnent le plus souvent au fuel. Or, un décret du 7 septembre 1977 soumet à autorisation spéciale la construction d’engins producteurs d’électricité qui utilisent ce carburant. Destinées à servir seulement d’appoint aux heures de pointe, elles ne devraient cependant pas susciter d’opposition.


Quant à la construction d’une centrale au charbon, outre qu’elle va dans le sens de la politique énergétique du gouvernement, elle sera facilitée par le choix du site du Havre, qui dispose déjà d’une cheminée. A une seconde tranche de 600 MW, pourraient même s’en ajouter deux supplémentaires. EDF atteindrait alors le plafond de 15 millions de tonnes de charbon qui lui a été fixé comme objectif de consommation annuelle.


Enfin, il est prévu d’aménager certains sites hydrauliques de moyenne importance. Sans doute les performances enregistrées par l’hydro-électricité en 1977 ont-elles poussées dans ce sens. Cette source d’énergie permettra à EDF de consommer cette année moins de 11 millions de tonnes de fuel (limite imposée par le gouvernement en début d’année) et peut-être même de présenter un bilan bénéficiaire, le gain de l’hydraulicité représentant près de 1.5 milliard de francs.


BRUNO DETHOMAS.


MATIÈRES PREMIÈRES


Les pays producteurs de café auraient décidé
de limiter leurs livraisons pour soutenir les cours


Les pays producteurs de café auraient décidé de limiter leurs livraisons, ou même de les stopper, pour soutenir les cours de cette denrée, qui se sont effondrés après avoir quadruplé en un an (de mars 1976 à mars 1977). La très brutale montée des prix a entraîné à la fois un arrêt des achats des torréfacteurs, qui tablent sur une baisse, et une diminution très nette de la consommation : aux Etats-Unis, premier acheteur mondial, les ventes ont chuté de plus de 30% depuis un an. Il est vrai que les ménagères américaines sont particulièrement sensibilisées aux variations de prix et réagissent rapidement en cas d’augmentation jugée trop forte.
Ajoutons que la spéculation, après avoir joué la hausse, joue maintenant la baisse,
ce qui amplifie démesurément les mouvements. Mardi, à Londres, devant le conseil de l’Organisation internationale du café, le président de l’Institut brésilien du café, M.Camillo Calazans, a dénoncé de telles "manoeuvres spéculatives".
Son indignation ne vise, naturellement, que les manoeuvres à la baisse...


En tout cas, le Brésil, non seulement réduit considérablement ses exportations, mais encore achète du café pour reconstituer des stocks tombés trop bas et refuse énergiquement de céder aux pressions des consommateurs en réduisant ses tarifs. Au-delà de cette querelle, il reste à définir quel serait le "juste prix" du café susceptible à la fois de rémunérer correctement le producteur et de ne pas décourager les consommateurs. Il y a deux ans, les cours étaient très bas ; il y a six mois, ils étaient très hauts. Une chose est sûre : des variations aussi spectaculaires et aussi violentes sont trop néfastes pour que le marché du café soit livré à lui-même.

info portfolio

Creative Commons License Fonds d’archives Baulin (http://www.fonds-baulin.org), développé par Résurgences, est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.
Plan du site
Site propulsé par l'Atelier du code et du data, chantier d'insertion numérique