
La menace des pétrodollars
De notre correspondant
New-York . Selon une étude d’une sous-commission du Sénat , publiée sous le titre « Dette internationale , banques et politiques étrangère américaine » , les pays arabes disposent d’une arme financière redoutable - 50 milliards de dollars - dont ils pourraient se servir contre les Etats-Unis et leurs alliés à l’occasion d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient . Cette étude affirma que la moitié de ce montant se trouve actuellement placée aux Etats-Unis , les 50 milliards qui représentent les recettes pétrolières étant déposées à court terme dans les banques occidentales . Malgré les relations amicales qui existent entre l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis , rappelle le document , l’arme pétrolière a été utilisée en 1973.
Le retrait soudain de ce pactole ne manquerait pas de faire chavirer le système financier occidental tout entier . Ni le gouvernement américain ni ceux des autres pays industrialisés ne se sont jusqu’ici efforcés sérieusement de remédier à ce déséquilibre structurel et de réduire la dépendance de l’Occident à l’égard de l’OPEP .
Le rapport examine , par ailleurs du problème des pétrodollars , à savoir la dette croissants des pays les moins développés . Selon lui , leur situation est tellement précaire qu’elle risque de faire sauter le système bancaire privé tout entier. La dette publique de ces pays atteint aujourd’hui 200 milliards de dollars , dont 60 milliards ont été avancés par des banques privées américaines . Ces banques s’emploient aujourd’hui - avec l’aide du F.M.I. - à empêcher qu’un pays ( Zaïre , Pérou ou Turquie par exemple ) ne se déclare dans l’impossibilité de faire face à ses obligations et ne provoque des faillites en chaîne .
Le président de la sous-commission du Sénat , M. Frank Church , a déclaré : << On ne voit pas comment sortir du cercle vicieux formé d’une part un petit nombre de pays auxquels la pétrole fournit des surplus financiers chaque jour plus importants , de l’autre par un grand nombre de pays de plus en plus endettés par suite de leurs importations pétrolières . Le rapport souligne certaines contradictions de la l’administration Carter . Dans le mesure où le F.M.I. sers amené à imposer aux pays du tiers-monde des mesures d’austérité plus sévères pour prix de son soutien , il incitera leurs gouvernements durait leurs gouvernements à durait ni plus répressifs . . . M. Carter pourrait donc être contraint de se montrer moins exigeant à propos des droits civils au Brésil, en Uruguay , en Argentine , pour ne citer que ces pays .
LOUIS WIZNITZER
Nous donnons ci-dessus les cours pratique sur le marche international des tels qu’ils étaient indiques en fin de matinée par une grande banque de la place .
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