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U-003-168

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    seront disponibles sur le site en version iBook et en version Pdf dès septembre
    2009.















LE MONDE

le 18 août 1977

LA VIE SOCIALE ET
Énergie nucléaire


Une étude chiffre à 39 milliards de francs
le coût d’un moratoire de cinq ans .


Le développement du mouvement écologique en Europe rend de plus actuelle l’idée d’un moratoire dans la construction des centrales nucléaires . En République fédérale d’Allemagne , la coalition au pouvoir pourrait adopter une telle solution , et en France la C.F.D.T. y est , très favorable .


Aussi Electricité de France a-t-elle demandé à un professeur du centre interuniversitaire de recherches en sciences humaines de Lille . M. Pierre Maillet une étude sur les effets qu’auraient une modulation du programme nucléaires prévues par des centrales thermiques classiques .


Les auteurs de l’étude partent de l’hypothèse que tout engagement de centrale nucléaire est arrêté pendant une période de cinq ans à partir du 1er janvier 1978 et en tirent une série de conséquences .


Sur le plan industriel , l’abandon momentané de certaines productions , le diminution des équipements spécifiques et celle des besoin en service auraient un impact déterminant sur Framatome - qui construit les cuves des réacteurs nucléaires , - moindre , mais loin d’être négligeable , sur les fournisseur de groupes turbo-alternateurs (Alsthom et C.E.M.) qui pourraient récupérer certains contrats de construction classique , plus faible enfin sur les entreprises de génie civil . Au total , pourrait apparaître un sous-emploi supplémentaire de quatre-vingt-cinq mille personnes en 1980-1982 sans parler du problème complexe qui se posera à l’industrie électro-nucléaire chargés de franchir des années de sous-activité tout en étant prête a redémarrer a pleine charge en peu de temps . Licencier avant d’emboucher a nouveau ou conserver le personnel dans les entreprises aura des implications financières et psychologiques dont il n’est pas sûr que les premières soient les plus importantes .


Les conséquences financières varient bien sûr dans le temps . La construction de centrales classiques étant moins chère que cette des centrales nucléaires on constate dans rapide des investissements que l’on peut chiffrer a 7,5 milliards de francs vers 1980-1982 . Cette réduction se ralentis ensuite plus fait place à une augmentation beaucoup plus modique , après 1985 Comparée à l’effort national d’investissement , la réduction atteint environ 2% à son point le plus haut (soit 0,4% du P.N.B.) Face au problème de redéploiement industriel et à celui de l’alourdissement du coefficient de capital , « la réduction de l’investissement électrique peut être une bonne chose  » , notent les auteurs de l’étude . Ainsi , par exemple , les économies d’investissements énergétiques (créateurs de peu d’emplois ) permettraient , repart sur des industries légères , de créer environ trois cent mille emplois .


Cependant , a côte de ces effets bénéfiques éventuels un moratoire aurait des conséquences déplorables sur le commerce extérieur français Une telle politique obligerait , en effet , la France a importer près de 35 millions de tonnes de pétrole supplémentaires en 1990 et accroîtrait notre dépendance énergétique , qui passerait de 64 à 76 % .. Financièrement cela signifierait une dépense accrue de 15 milliards de francs en 1960 sur le pétrole en dollars constants , reste a 12 dollars le baril . Mais , il n’est pas exclu que la contagion d’une telle pause parmi les nations , industrialisées entraîne un accroissement de la demande pétrolière sur le marché mondial de l’ordre de 10% ce qui aurait inévitablement des répercussions sur les prix . Sans parier du manque à gagner provoqué par l’arrêt des exportations de centrales nucléaires , inévitable en cas de moratoire selon l’étude de M. Maillet .


Enfin une pause ne serait pas dépourvue d’effets sur le coût de l’électricité , sur le retard technologique et sur la sécurité .


En résume , le moratoire , tel qu’il est défini dans cette étude , fait apparaître « des perturbations profondes concentrées sur quelques années qui risquent d’entraîner de graves gaspillage ». Globalement , l’opération se solderait pour l’économie française par une perte dont la valeur actualisée est estimée à 39 milliards de francs 1977 .


Des hypothèses discutables


Reste que les hypothèse et les choix de départ de l’étude du centre interuniversitaire de Lille peuvent laisser croire que l’on a trop cherche à prouver . Les auteurs retiennent , par exemple , comme taux de croissance supposé de l’économie française les objectifs du VII e PLAN , soit 5,5% par an , tout en reconnaissant que « les dix-huit premiers mois de la période ainsi couverte ne se situent pas dans la tendance quinquennale  ». Or , comment ne pas admettre que la consommation d’électricité sera fort différente si la croissance est plus proche de 3,5% par an que de 5,5% lis admettent aussi l’« hypotèse fondamentale  » - mais douteuse - « du maintien de la même fourniture annuelle d’électricité sans ou avec moratoire »


Autre point discutable : le coût moyen actualisé du kilowatt-heure retenu pour les calculs est de 7,75 à 7,80 centimes pour le nucléaire et de 11,7 à 12,4 centimes pour le thermique au fuel alors que les chiffres admis depuis plusieurs mois par tous les organismes officiels sont de 9,7 à 10 centimes pour le nucléaire , de 11,9 à 14 centimes pour le thermique fuel et de 11,4 à 13,5 centimes pour le thermique charbon . Or, le professeur Maillet ne retient aucunement la possibilité de construire des centrales thermiques au charbon .


Les auteurs ne cachent d’ailleurs pas que leur étude ne fournit « qu’une partie de l’information qui serait nécessaires pour prendre en pleine connaissance de cause la décision d’instaurer un moratoire » . Mais tout choix à avenir incertain suppose de multiples variables . En décidant de retenir les hypothèses les plus défavorables à un moratoire de cinq ans dans la construction de centrales nucléaires en France , les chercheurs de Lille ont fortement atténue le crédit que l’on peut attacher à leur
réflexion . - B. D.

ROYAUME DU MAROC
OFFICE RÉGIONAL DE MISE EN VALEUR AGRICOLE
DU CHARG
Kenitra


AVIS DE CONCOURS INTERNATIONAL N°2/77


Le Directeur de l’Office Régional de Mise en Valeur Agricole du Charb recevra jusqu’au 21 octobre 1977 (8 Kaada 1397) , à 11 h. 30 . des offres de prix pour la fourniture , le transport et le montage du matériel électromécanique destiné à l’équipement de 2 stations de pompage de prise d’eau sur l’Oued Sebou S.P.C.3 et S.P.N.


Les travaux sont groupés en 2 lots :


— Lot n°1 : Matériel hydraulique et mécanique.



— Lot n°2 : Matériel électrique .


Le dossier est à retirer au siège de l’Office Régional de Mise en Valeur Agricole du Charb - Carrefour Mauritania Kénitra - Bureau des Marchés contre de l’O.R.M.V.A.G. d’une somme de cinq cents Dirhams (500DH) .

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