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M. de Guiringaud réplique vertement
à des accusations soviétiques
sur l’aide nucléaire à Pretoria


16/8/77


De notre envoyé spécial


Lusaka. - L’article publié dimanche 14 août par l’agence Tass, sous la signature d’Alexandre Bokhondo, indiquant que, grâce au contrat nucléaire conclu avec la société française Framatom, l’Afrique du Sud allait produire du plutonium et "fabriquer cent bombes atomiques d’ici un an", a provoqué une très vive réaction de M. de Guirigaud à son arrivée à Lusaka. Le ministre des affaires étrangères déclara immédiatement aux journalistes qu’une dépêche similaire diffusée par Tass le 9 août (le Monde du 11 août), avait fait l’objet d’une démarche de l’ambassade de France à Moscou pour protester contre cette "manoeuvre diffamatoire" à l’égard de la politique française. Les autorités soviétiques, ajouta le ministre, ne peuvent pas ignorer que les affirmations de l’agence Tass sont dénuées de fondement. D’abord, les centrales électro-nucléaires commandées à la France par l’Afrique du Sud ne commenceront à fonctionner qu’en 1982. En outre, le contrat Framatom prévoit expressément - et les autorités soviétiques le savent - que le combustible usé sera retraité en France et que le plutonium ne sera pas restitué à l’Afrique du Sud.


On remarque la vigueur du vocabulaire du ministre français et son insistance à mettre en cause les autorités soviétiques elles-mêmes. Les circonstances qui entourent la publication de l’article de l’agence Tass ne permettent pas de douter que les Soviétiques ont lancé une campagne contre la politique française en Afrique. Le 9 août, Tass annonçait que l’Afrique du Sud allait fabriquer des bombes atomiques. L’ambassadeur de l’U.R.S.S. en France, M.Tchervonenko, a personnellement attiré l’attention de M. de Gulringaud sur cette "Information". Les ambassadeurs soviétiques ont fait les mêmes démarches à Bonn, Londres et Washington. Le même jour, un commentateur de l’agence Tass mettait en cause, en termes assez vagues, le contrat Framatom, mais son article passa inaperçu. Aussi, l’agence soviétique a-t-elle cru nécessaire de donner, le jour où M. de Guiringaud arrivait dans un des pays d’Afrique de la "ligne de front" (c’est-à-dire frontalier d’un des régimes blancs d’Afrique australe), des précisions d’un caractère sensationnel destinées à frapper l’opinion africaine.


MAURICE DELARUE.


(Lire la suite page 2.)

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