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Le conditions dans lesquelles 200 tonnes
de minerai nucléaire ont disparu en 1968


Rome (A.F.P. Reuter, A.P.). L’ ancien responsable des contrôles de sécurité de l’ EURATOM, le professeur Enrico Jacchia, a apporté, vendredi 6 mai, des précisions sur les conditions dans lesquelles 200 tonnes de minerai d’ uranium ont disparu en 1968 entre Anvers et Gênes (le Monde du 2 mai).


Ce minerai d’ uranium, en provenance, semble-t-il, du Zaïre, a été vendu par la Société générale des minerais (société beige). L’ acheteur était la firme ouest-allemande Asmara Chemie d’ Hetenheim, mais la livraison devait être faite à la société Chimagar à Casablanca (Maroc). Les contractants s’ aperçurent alors qu’ il fallait des autorisations spéciales pour exporter l’ uranium hors de la Communauté européenne. Un autre destinataire fut alors désigné : la compagnie italienne SAICA (Société Italiana per Colori ed Affini).


L’ uranium fut chargé à Anvers sur un cargo, le Scheersburg, enregistré à Hambourg, qui devint la propriété de la Biscayne Shipping and Trading Association, et se mit à battre le pavillon libérien. Le cargo changea port belge. Les Matelots ouest-allemands furent remplacés par des Britanniques, des Autrichiens et des Marocains. Le cargo contenant l’ uranium a quitté Anvers le 16 novembre 1968. Le capitaine était un Anglais du nom de P. Barrow. Après avoir accosté dans plusieurs ports de la mer du Nord, de l’ Atlantique et de la Méditerranée, le navire a été retrouvé repeint et portant un de Galati. Son capitaine était un Espagnol du nom de Gousillas. La cargaison n’ a jamais été retrouvée. Des rumeurs persistantes laissent penser qu’ elle serait allée en Israël, mais Tel-Aviv dément.


La société italienne SAICA avait cinq mois, soit jusqu’au 15 avril 1969, pour faire connaître à la Communauté européenne l’ arrivée du chargement. La société italienne a multiplié les "astruces" pour éviter de répondre. A la fin de l’ été, le contrôle de sécurité d’ Euratom a compris qu’ il y avait eu détournement. Il s’ est informé, et, en novembre 1969, un rapport secret a été envoyé aux autorités des pays de la Communauté. Les services secrets italiens ont alors enquêté. . Jacchia a personnellement averti le général américain Delmar Crowson, inspecteur général chargé de la sécurité à l’ U.S. Atomic Energy Commission.


Il apparaît qu’ Asmara a payé 3,7 millions de dollars à Zurich pour cet uranium, par l’ intermédiaire d’ une succursale d’ une banque "ni israélienne ni allemande".


Le directeur général de la compagnie SAICA de Milan, M. Francesco Sertorio, a partiellement confirmé cette version des faits. Il a déclaré que sa firme avait reçu une lettre d’ Asmara Chemie lui demandant de traiter l’ uranium expédié "avec de petites quantités d’ autres produits". Il répondit en acceptant, mais en faisant remarquer que la société, qui s’ occupe généralement de peinture, aurait de lourds frais à assumer pour traiter l’ uranium. Elle reçut donc une somme de 20 millions de lires pour frais supplémentaires. La SAICA attendit l’ arrivée de l’ uranium, mais ne vit rien venir. Selon M. Sertorio, la firme reçut une lettre annulant le contrat.

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