
10.4.77
La décision du président Carter d’arrêter le retraitement de déchets nucléaires sur le sol des Etats-Unis, et de différer le programme américain de surrégénérateurs, provoque des réactions mitigées.
A Londres, malgré la "satisfaction" exprimée officiellement, le gouvernement est quelque peu embarrassé : si elle n’a pas encore pris de décision concernant les surrégénérateurs, la Grande-Bretagne ne compte pas renoncer au retraitement. Le président de l’Autorité de l’énergie atomique du Royaume-Uni a déclaré que la décision américaine "ne servira à rien de bien", tandis qu’un membre du Conseil des syndicats estimait qu’il s’agissait d’un stratagème commercial destiné à ralentir le développement de la technologie européenne des réacteurs nucléaires.
A Bonn, on a confirmé une nouvelle fois, vendredi 8 avril, que le gouvernement fédéral respecterait le contrat signé entre l’Allemagne et le Brésil, pour la fourniture à celui-ci, en plus de huit réacteurs nucléaires, d’une usine d’enrichissement et d’une usine de retraitement des combustibles nucléaires. Un porte-parole du ministère des affaires étrangères a annoncé que le gouvernement avait, le 5 avril, donné les dernières autorisations nécessaires à la réalisation de ce contrat.
L’agence Tass a condamné, le vendredi 8 avril, la remise d’une note diplomatique à Pretoria par les cinq ambassadeurs occidentaux sur le problème de la Namible (Le Monde du 5 avril).
"Derrière cette démarche diplomatique de l’Occident à laquelle on a fait une large publicité, les observateurs internationaux voient une nouvelle manoeuvre des milieux impérialistes qui veulent remplacer une solution radicale du problème namibien par des discussions stériles", assure l’agence. - (A.F.P.)
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