
La centrale de Cruas-Meysse :
les commissaires enquêteurs donnent le feu vert .
Les commissaires enquêteurs viennent de donner un avis favorable à la demande de déclaration d’utilité publique pour la centrale nucléaire de Cruas (Ardèche ) Leur « feu vert » est assorti de certaines conditions : que les études en cours soient poursuivies en concertation et que les résultats soient communiqués au service de contrôle . Enfin , et surtout , les commissaires disent oui sous réserve que l’on suive les recommandations qu’ils formulent après avoir pris connaissance des mille deux cents observations consignées sur les registres d’enquête . Ces recommandations concernant les équipements rends nécessaires par le chantier , les achats de terre , les problèmes agricoles , la récupération de la chaleur dissipée par la centrale , la proximité d’un aérodrome et la répartition de la taxe professionnelle .
Les conseillers municipaux de Meysse (Ardèche ) ont immédiatement publié un communiqué dans lequel ils se déclarent « scandalisés » par la prise de position des commissaires enquêteurs qui , malgré « leur incompétence en matière atomique » engagement l’avenir des enfants du village . Ils font remarquer que cet avis est donnée « au mépris de l’hostilité de douze mille opposants et comités de défense , de toutes les populations et conseils municipaux concernés ainsi que du conseil général de la Drôme »
De son côte , par dix-sept voix contre douze , le conseil général de l’Ardèche a réitéré son accord à la construction de la centrale . Cependant , une motions présentée par les élus de la gauche qui condamnait le projet en raison des« nombreuses questions restées sans réponse » a recueilli douze voix sur vingt-neuf votants .
Une autre enquête publique va se dérouler du 9 mai au 30 juin à Thionville (Moselle ) à propose du projet de centrale nucléaire de Cattenom . Sur 415 hectares du territoire de cette commune , l’E.D.F. compte édifier deux réacteurs de 900 mégawatts et deux de 1 300 . Les travaux pourraient commencer en 1978 , le premier réacteur démarrant en 1983 . Le projet a provoqué la création d’une association de sauvrgarde de la vallée de la Moselle forte de mille six cents membres et l’hostilité de vingt-trois conseils municipaux qui ont adopté des délibérations hostiles à la centrale .
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