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12/3/77

LE CONTRAT NUCLÉAIRE GERMANO-BRÉSILIEN
Les démarches américaines à Bonn n’auraient pas abouti


Le gouvernement de Bonn a confirmé, jeudi 10 mars, que le chancelier Schmidt et le président Carter ont échangé des lettres au sujet de la vente par l’Allemagne fédérale au Brésil d’une usine de retraitement de l’uranium. Un court communiqué a d’autre part mis fin, jeudi, aux entretiens entre le sous-secrétaire d’Etat américain, M. Warren Christopher, et les secrétaires d’Etat ouest-allemands, MM. Peter Nermes (affaires étrangères) et Hans Wilger Maunschild (recherche scientifique), consacrés "à l’énergie nucléaire et à la non-prolifération". Selon l’A.F.P., la "sécheresse" de ce communiqué confirme que le problème posé par le contrat germano-brésilien et l’opposition qu’il soulève aux Etats-Unis n’a pas progressé. Les conversations reprendront sans doute à l’occasion du "sommet" de Londres, en mai.


Le gouvernement brésilien mobilise l’opinion publique


De notre correspondant


Rio-de-Janeiro.- Le gouvernement brésilien a ignauré une nouvelle tactique, le jeudi 10 mars, pour défendre l’accord nucléaire conclu avec la République fédérale d’Allemagne. Il a décidé de mobiliser l’opinion publique du pays en faveur du traité de coopération signé en
juin 1975 à Bonn, et prévoyant la livraison de huit réacteurs nucléaires, ainsi que le transfert de la technologie nécessaire à l’enrichissement de l’uranium et au retraitement des combustibles irradiés.


Dans un message à la nation, le chef de l’Etat, le général Geisel, a affirmé solennellement que les Brésiliens et leur gouvernement étaient responsables du développement du pays, et que pour l’obtenir ils devaient créer des "sources adéquates d’énergie", au rang desquelles l’atome a une importance primordiale. Il a également assuré que le programme nucléaire brésilien était soutenu "par la volonté de la nation tout entière" et que toutes les garanties avaient été données que celui-ci serait utilisé "à des fins pacifiques".


Le message présidentiel accompagne un long rapport expliquant pourquoi le gouvernement de Brasilia a opté en faveur de l’atome.
"A l’avenir, le Brésil se propose de subvenir à ses besoins sans faire appel à des sources étrangères, de façon que ne se répète pas la situation actuelle" (allusion au fait que 84% du pétrole brut sont actuellement importés). Or, précisent les autorités, "des études techniques faites en 1973 et 1974 ont montré que notre pays devrait, en 1990, opérer avec 10 millions de kilowatts de puissance nucléaire venant s’ajouter à une capacité hydraulique qui sera alors de 60 millions de kilowatts". Après avoir exposé les termes de la coopération décidée avec Bonn, Brasilia explique pourquoi celle-ci ne peut pas être modifiée :"L’accord avec la République fédérale d’Allemagne est essentiel au programme nucléaire brésilien. Il constitue un tout dont aucun des éléments, interdépendants et complémentaires, ne peut être détaché. Il est destiné à des fins pacifiques et offre toutes les garanties qu’il ne sera pas utilisé pour la prolifération des armes nucléaires."


Les critiques des scientifiques


Le gouvernement réaffirme donc qu’il est bien décidé à ne pas changer un iota de son traité avec l’Allemagne fédérale et, pour prouver à l’administration Carter qu’il a tous les Brésiliens derrière lui, il a demandé à ses représentants au Parlement et aux gouverneurs des Etats de donner la plus large publicité possible à sa position.


Brasilia a pris son initiative le jour où le sous-secrétaire d’Etat américain, M.Warren Christopher, débarquait à Bonn et tentait, une fois de plus, de convaincre le gouvernement de M.Schmidt de renoncer à la "partie sensible" de l’accord.


Les autorités assurent qu’il s’agit là d’une coïncidence. Depuis la signature du traité, les physiciens brésiliens ont accusé à plusieurs reprises leur gouvernement de les avoir tenus à l’écart d’un programme qui intéresse au plus haut point l’avenir scientifique du pays. Beaucoup se sont plaints que les choix techniques (réacteurs à uranium enrichi et à eau légère) n’aient pas été débattus par les milieux compétents. Ils se sont également étonnés de n’avoir pas été associés à l’exécution du programme.


C’est donc au moment où l’accord est menacé par les pressions américaines que le gouvernement Geisel sort de son splendide isolement et décide de recourir à l’opinion nationale pour faire front à Washington.


CHARLES VANHECKE.


. Une centrale nucléaire sera construite au Pérou avec l’aide de l’Agence internationale de l’énergie nucléaire(organisme qui dépend de l’ONU), a annoncé, jeudi 10 mars, le général Juan Barreda, président de l’Institut péruvien de l’énergie atomique.


L’aide de l’Agence internationale sera de 1 900 000 dollars. Le contrat,
qui sera prochainement signé par les responsables péruviens et le président de l’Agence internationale, M.Silvard Eklung, qui arrive mercredi à Lima, prévoit des modalités de contrôle dans le but de s’assurer que l’utilisation de cette centrale se fera exclusivement à des fins pacifiques. - (A.F.P.)

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