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8/3/77

Pérou
LA VISITE DU PRÉSIDENT VIDELA
L’Argentine va livrer une centrale nucléaire à Lima


A l’issue de la visite que le président argentin Jorge Videla a faite du 3 au 6 mars à Lima, un communiqué officiel a annoncé que l’Argentine allait livrer une centrale nucléaire au Pérou. Le gouvernement péruvien a confirmé, d’autre part, qu’il avait acheté à l’Union soviétique du matériel militaire pour une valeur totale de 250 millions de dollars
( 1 milliard 125 millions de francs).


De notre correspondant


Lima.- Il ne s’agit pas de former un axe Buenos-Aires-Lima : tant du côté péruvien que du côté argentin c’est ce qui a été répété

pendant la visite que le président Videla vient d’effectuer à Lima.
On n’en a pas moins mentionné, des deux côtés, la nécessité d’un rééquilibrage au sein du "cône sud".


A Lima, on attendait avec intérêt l’arrivée du président Videla, qui avait été avancée de quelques mois à la demande des Péruviens. La diplomatie des deux pays a suivi, ces dernières années, une trajectoire sensiblement parallèle. A l’époque des présidents Peron et Velasco, les deux pays s’étaient lancés dans une politique "tiers-mondiste" et non alignée. Ce qui avait contribué à les isoler au sein d’un continent latino-américain où les régimes conservateurs prenaient progressivement l’avantage. Depuis un an, tant à Buenos-Aires qu’à Lima, on a donné la priorité à l’Amérique Latine.


Le Pérou s’inquiète de la situation à sa frontière sud. Si la tension avec le Chili a décru depuis le mois de décembre, elle reste réelle. Pour l’Argentine, le problème est d’équilibrer l’influence croissante du Brésil dans la région. Les deux pays ont entamé une série de rencontres présidentielles. Le général Morales Bermudez a déjà rencontré, outre le président brésilien, deux de ses collègues du pacte andin, tandis que le général Videla rend visite aux chefs d’Etat de plusieurs pays voisins du Brésil.


La politique "tiers-mondiste" n’a pas été totalement abandonnée par Lima. De plus, le président Videla ne dispose que d’une étroite marge de manoeuvre. Il doit compter avec les éléments "durs" des forces armées argentines, notamment la marine, partisans d’un rapprochement avec le Brésil, et d’une intégration du pays dans un "cône sud" dont ils partagent les options politiques.
En revanche, une liaison plus étroite avec le Pérou renforcerait la position des militaires "libéraux" de Buenos-Aires.



THIERRY MALINIAK.



. Dans un texte commun, la centrale syndicale communiste

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