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    2009.















SCIENCES


25.2.77.


QUATRE-VINGTS PERSONNES EN GRÈVE AU C.E.A.


L’équipe chargée de la réalisation de Super-Phénix
refuse les conditions de son transfert
dans le secteur privé


Quatre-vingts personnes environ, dont plus de cinquante ingénieurs, appartenant à la société Technicatome, filiale du Commissariat à l’énergie atomique (C.E.A.) ou au C.E.A. lui-même, est actuellement affectés à la CIRNA (Compagnie d’ingénierie pour les réacteurs à sodium), qui a mis au point le projet Super-Phénix, surrégénérateur de 1 200 M> dont la construction est prévue sur le site de Creys-Malville (Isère), sont en grève.


Il veulent protester ainsi contre les conditions qui leur sont proposées pour leur transfert à Novatome-Industrie, société privée qui doit réaliser le surrégénérateur et qui devrait prochainement recevoir à cet effet la commande de NERSA, consortium international dans lequel EDF est majoritaire. Selon les grévistes, ces conditions sont telles (suppression de l’indexation des salaires, diminution du nombre de jours de congé), qu’elles pourraient conduire à un refus de la part d’un certain nombre de personnes du transfert à Novatome-Industrie, et donc au "démantèlement" de l’équipe qui, au C.E.A. a lancé le nouvelle filière des surrégénérateurs en réalisant les premières centrale de ce type, Rapsodie et Phénix. Ce démantèlement, estiment-ils mettrait en péril la compétence de l’équipe amenée à réaliser Super-Phénix, et donc la qualité du travail à accomplir dans le domaine de la sureté.


Enfin, ils font valoir que dans une lettre qu’il adressait, en mai 1976, à M. Leny, président de Novatome qui contrôle à 90 % Novatome Industrie, M. Banal, président du directoire de NERSA estimait qu’une des conditions minimum que NERSA posait à la réalisation de Super-Phénix par Novatome était précisément que l’ingénierie du projet devait être assurée par l’équipe qui avait déjà assumé la responsabilité des deux premier surrégénérateurs, dans son intégrité.


Des négociations ont été ouvertes, vendredi 18 février, entre la direction de Novatome Industrie et les syndicats de l’entreprise, des représentants des personnels susceptibles d’être transférés étant admis à titre d’observateurs.


Elles ont continué au début de cette semaine, mais ne semblaient pas déboucher, les personnels, qui avaient suspendu leur mouvement commencé le 14 février au cours des négociations l’ont repris mercredi 23 février. Et selon les grévistes, plus de quarante-cinq personnes viennent de signer un texte où elles indiquent que, compte tenu des dernières propositions de Novatome-Industrie, elles refusent d’être transférées dans cette société et demandent leur reclassement à l’intérieur du C.E.A. - X.W.

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