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U-001-002-006

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    2009.

















50 Mtep ( 70 Mtep en 1965) . La récupération de ces rejets - le plus souvent imposés par des problèmes d’ordre thermodynamique - parait permettre de couvrir une bonne partie des besoins en chauffage .


Certaines opérations de « valorisation des rejets » ont déjà été réalisées en France - sous l’impulsion notamment de l’Agence pour les économies d’énergie : 5 hectares de serres ainsi chauffées grâce aux rejets thermiques de l’usine de séparation isotopique de Pierrette ( Drôme) ( le Monde du 9 juin 1976). La piscine de Porcheville (Yvelines ) est chauffée à partir des rejets de la raffinerie de Gardenville


De nombreuses difficultés freinent cependant l’utilisation directe des rejets , notamment ceux des centrales électriques .(2) Voir notamment la Monde du 23 avril 1975 et du 16 juin 1976. La première , et non la moindre , est liée a la « qualité » de l’eau rejetée , qui est généralement à une température relativement basse , de l’ordre de 30°C , et qui estime le « rapport Leroy » , « est pratiquement inutilisable , sauf pour certains usages agricoles », Pour pouvoir tirer parti de ces rejets , en particulier pour le chauffage , la température de l’eau devrait se situer entre 70 et 100°C , ce qui suppose une modification de la technologie des centrales .

La généralisation du chauffage urbain


Un second obstacle important concerne l’utilisation éventuelle de cette chaleur récupérée pour sa généralisation dans le chauffage urbaine . Pour éviter de trop grandes pertes en cours de transport , les centrales ne devraient plus , comme c’est le cas pour les installations nucléaires en cours de construction , être systématiquement regroupées loin des villes : elles devraient , au contraire être dispersées et rapprochées le plus possible des centres éventuels de consommation donc des agglomérations .


Enfin , le système ne pourrait être généralisé que si existe par exemple au-dessus d’une certaine <>, réelle incitation et même une obligation pour les promoteurs publics et privés ---- peut-être même pour les particuliers - de se brancher sur le réseau de distribution d’eau chaude mis en place .


Comme le soulignant , jeudi , M. d’Ormano , l’impulsion des pouvoirs publics sera donc nécessaire . Sans doute faudra-t-il créer, dans les régions pouvant bénéficier des rejets d’une centrale ou d’une installation industrielle , des structures adaptées , du genre sociétés d’économie mixte , voir des « agences de bassin » , suivant une idée développée , à l’Assemblée nationale , par un intergroupe d’étude de la majorité sur les problèmes de l’énergie constitué en décembre dernier . Préside par M. Welsenhorn , députe du Hait-Rhin (R.P.R.), cet intergroupe a annoncé son intention de propositions de loi qui pourraient aller dans ce sens .


A ces problèmes structurels et administratifs s’ajoutent aussi des considérations techniques , comme celles liées au stockage : les unes et les autres devraient être étudiées dans le cadre des onze me-
5% des rejets totaux , moins de 1% de la consommation totale d’énergie primaire .


M. Ornano a indiqué que l’utilisation des rejets devrait être prise en compte dans le choix des sites des centrales nucléaires . Sage décision mais qui semble arriver bien tard alors qu’E.D.F. à déjà , hors de toutes ces considérations , entrepris la construction d’une vingtaine de réacteurs nucléaires . Dans ces conclusions , la « commission Leroy » préconisait « l’élargissement éventuel de la mission confiée E.D.F. par
de leur mission actuelle de producteurs d’électricité ? Rien n’est moins sûr , alors que , à l’évidence , c’est seulement dans son application aux centrales nucléaires qu’une politique de valorisations des rejets aura vraiment un sens .


M. d’Ornado pouvait jeudi , justement , affirmer que l’opinion publique ne comprendrait pas qu’on ne fasse rien pour lutter contre un tel gaspillage d’énergie . Comprendra-t-elle l’extrême prudence qui semble de mise ?


XAVIER WEEGER

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