N-26-004-008

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  • Des interviews exclusives de Dja-Apharou ISSA IBRAHIM, ami et confident de Jacques Baulin, responsable par donation de l’intégralité des documents constituant le fond, et président de l’association sont actuellement publiées dans la rubrique présentation.

  • Les trois ouvrages de J. Baulin : Conseiller du président Diori, La politique africaine d’Houphouët-Boigny et La politique intérieure d’Houphouët-Boigny
    seront disponibles sur le site en version iBook et en version Pdf dès septembre
    2009.















DOSSIER SUCRE


3.5.72.

SUCRERIE DE TILLABERY (Etude Géris)
I. Cadre socio-économique


1. Le problème foncier


a.faible importance des gros propriétaires fonciers (p.3) ;


b. pas de problème sur le plan légal puisque depuis la loi du 25 mai 1960 , les superficies aménagées pour l’irrigation reviennent à l’État (p.12) ;


c. il faut reconnaître que l’implantation d’un périmètre sucrier de 1.500 à 2.000 ha va désorganiser la vie des populations des villages proches , les obligeant soit à chercher d’autres terres , soit à s’emboucher sur le périmètre (p.11)


d. solution  : créer des commissions "paysans -administration " chargées d’évaluer les pertes de divers exploitants , avec comme compensions un droit prioritaire d’emploi pour les lésés (p.12)


2. Les problèmes socio-économiques


a. La dépendance économique des jeunes est totale , puisqu’ils travaillent pour le Chef de famille qui les rétribue en les nourrissant : ils n’ont aucun revenu monétaire .


b. L’émancipation économique passe par le mariage mais c’est difficile du fait que le père monopolise tous les revenus monétaires et donc lui seul peut verser la dot (15 à 80.000 CFA)


c. Comme même après le mariage le manque de terres freine cette émancipation , les jeunes désertent les campagnes (p.4)


d. Des contraintes socio-économiques de type régional expliquent partiellement les difficultés des expériences d’aménagement . Ainsi la culture paysannale du coton y a été un échec parce que les calendriers des travaux du coton et du mil (p.14) coïncidaient : les paysans préféraient cultiver en priorité le mil au lieu du coton , culture commerciale peu connue . Par ailleurs , comme les aînés empochaient le produit de la vente , les jeunes s’en désintéressaient . Le rendement du coton a été de 800 kg/ha au lieu de la moyenne de 1.500/1.600 . La culture de la canne poserait moins de problèmes car le maximum de travail se situe en saison sèche (p.15)


e. le système salarial serait mieux prisé , mais l’application du Salaire Minimum Agricole Garanti (SMAG) hausserait le poste : main d’oeuvre (voir 3 c)


3. Le problème du niveau de vie


a. En moyenne , 6,7 personnes vivent sur une exploitation de 9,4 ha , ou un actif agricole pour 2,60 ha (p.9)


b. Pour une exploitation de 7 ha , la production auto-consommée annuelle est évaluée à 53.200 CFA et le gain monétaire extérieur également annuel à 20 ou 25.000 CFA , soit au maximum 78.200 CFA (p.9)


c. ce qui fait par actif agricole et par an :
78.200 x 2,6 : 2 = 29.063

ou par mois : 29.063 : 12 = 2.422 Francs CFA


d. En cas d’utilisation de la main d’oeuvre salariale , ce poste se présenterait comme suit :


SMAG


26 CFA


charges sociales (12,4%)


3,22


29,22 CFA par heure

ce qui donne un salaire mensuel de :
29,22 x 189 = 5,523 CFA


4. L’infrastructure sociale


Les investissements sociaux seront relativement modestes (p.13) :


a. aucune nécessité de créer de nouveau villages ;


b. nécessité de créer un nouveau dispensaire et une nouvelle école .

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