
Monsieur Jacques Mimran , propriétaire des Grands Moulins d’Abidjan , se trouve actuellement à Madagascar . Il a eu , à Tanarive , le 15 janvier , une discussion - sous le sceau du secret professionnel -personnalité de premier plan . Par ailleurs , Monsieur René Chelton , qui lui avait prête de l’argent il y a a treize ans et l’avait sorti alors d’un mouvais pas , lui a téléphoné de Paris le 20 janvier .
Je rapporte ci-dessous les phrases mêmes de Monsieur Jacques Mimran , telles qu’elles ont été dictées par le premier interlocuteur au magnétophone , et par Monsieur Chelton directement .
1° . L’entrevue de Mimran avec la personnalité à Tananarive le 15.1.69 . (transcription de bande magnétique )
Question :
J. Mimran :
Question :
J. Mirman :
Question :
J. Mimran :
Question :
J. Mirman : " Il n’est pas question . Tous ces pays sont soutenus à bout de bras par la CEE et la France et le minimum que l’on puisse exiger d’eux , c’est tout de même d’acheter les produits français en surproduction . "
2°. La conversation téléphonique Paris -Tana de Chelton avec Mr Mirman le 20 janvier 1969 à 10 h 30 .
Déclaration de Mr J. Mimran :
Quand Houphouët m’en à parlé , j’ai bien voulu lui donner un coup de main et emmagasiner ce blé comme tiers détenteur .
E tout cas , il n’est pas question que ça se répète . S’il y a un nouveau bateau de blé , nous on ne reçoit pas ."
Monsieur Chelton lui a dit alors :
Monsieur Jacques Mimran a répondu :
La conclusion que tire Chelton de sa conversation téléphonique avec Jacques Mimran est la suivante :
1° . "Diori est fou " signifie : "Le Président Diori ne se rend pas compte des conséquences de son acte"
2° . "Le problème est politique " signifie : " on discute sur la question du prix ou de la qualité , mais en réalité il s’agit de défendre les positions de la France sur ce plan ; nous devons donc décourages Diori , par tous les moyen
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