N-24-044-001

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  • Des interviews exclusives de Dja-Apharou ISSA IBRAHIM, ami et confident de Jacques Baulin, responsable par donation de l’intégralité des documents constituant le fond, et président de l’association sont actuellement publiées dans la rubrique présentation.

  • Les trois ouvrages de J. Baulin : Conseiller du président Diori, La politique africaine d’Houphouët-Boigny et La politique intérieure d’Houphouët-Boigny
    seront disponibles sur le site en version iBook et en version Pdf dès septembre
    2009.















Perspectives nigériennes

Mensuel - Avril 1972

Sommaire


La solution du différend Tchado-Libyen ........ 1
Un journaliste Belge au Niger ..................... 2
Le planning familial au Niger ...................... 2
Une jeune française à l’honneur .................. 3
Une organisation en plein essor .................. 3
L’armée et la police ................................... 3
Nouvelles brèves ...................................... 4

LA SOLUTION DU DIFFEREND TCHADO-LIBYEN


Lorsqu’en septembre 1971, au lendemain de la rupture par le Tchad de ses relations avec la Libye, le Président Diori Hamani avait proposé ses bons offices aux deux pays voisins, peu de gens, même à Niamey, croyaient à son succès. Effectivement, les semaines et les mois qui suivirent semblaient donner raison aux pessimistes : tandis que Tripoli ripostait en reconnaissant le Frolinat, Fort-Lamy rejetait toute idée de rapprochement et refusait d’envoyer une délégation rencontrer des plénipotentiaires libyens en terrain neutre, à Niamey.


Le Chef de l’État nigérien, lui, multipliait contacts, discussions et messages personnels aux deux parties, sans grands résultats au départ. Le colonel Kadhafi, après un premier séjour inutile d’une délégation libyenne à Niamey, se refusait à envisager une quelconque réconciliation. Le Président Tombalbaye, de son côté, demandait que Tripoli arrête au préalable les émissions anti-tchadiennes de la radio avant d’envoyer une délégation négocier avec des plénipotentiaires libyens à Niamey.


Après plusieurs semaines d’efforts, le Président Diori réussissait à obtenir du colonel Kadhafi aussi bien la levée de son veto à toute négociation, que l’arrêt des émissions de Radio-Tripoli.


Finalement, les deux pays acceptaient d’envoyer des délégations à Niamey. En les recevant, le 31 mars, le Président tenait à bien préciser que " le Niger n’est pas un juge et aucun des deux pays ne vient ici en accusé ".


L’évolution des négociations fut loin d’être harmonieuse, le Président de l’Assemblée Nationale Nigérienne ayant été même obligé de faire un voyage express à Fort-Lamy le 4 avril. Trois jours plus tard, nouvelle alerte puisque le Président Tombalbaye annonçait la rupture des négociations. Nouvelle intervention nigérienne, et tout s’arrangeait avec l’exclusion du communiqué final, de toute condamnation de l’initiative tchadienne dans le domaine de la rupture entre les deux pays, et l’adjonction d’une phrase sur les droits du peuple palestinien à lutter pour la " libération de son territoire occupé par Israël ".


Selon le communiqué final, signé au palais présidentiel le 12 avril, les deux parties s’engagent à normaliser leurs relations, à rétablir les relations diplomatiques et " expriment leur gratitude et leur grande estime à S.E. El Hadj Diori Hamani, pour les efforts qu’il n’a pas cessé de déployer et qui ont abouti à la normalisation des relations entre les deux pays ".


En demandant aux chefs des deux délégations de se serrer la main, le Président Diori précisait une fois de plus :


" Il ne peut y avoir de vainqueur ni de vaincu, il n’y a que la victoire de l’Afrique. Cette victoire a prouvé que nous pouvons régler nos propres problèmes, sans l’intervention d’une force étrangère. "


Trois jours plus tard, le Président Diori, invité par le Chef de l’État et l’Assemblée Nationale tchadienne, allait à Fort-Lamy pour expliquer aux membres du Bureau Politique du Parti Progressiste Tchadien, puis aux députés réunis en séance plénière, les différentes phases de ses démarches. En les recevant, le Président de l’Assemblée Nationale Tchadienne déclarait :


" Le monde africain a suivi avec intérêt l’action que vous avez menée pour porter les représentants des deux peuples, libyen et tchadien, à s’asseoir autour d’une même table de conférence. "


" Voilà pourquoi, monsieur le président, le peuple tchadien vous acclame de tout son coeur et vous chérit (...). Le souvenir de vos actes en faveur du rétablissement d’un climat d’harmonie, de fraternité et de paix entre le peuple de la Libye et

le peuple du Tchad ne sera jamais effacé. Il sera relaté dans le procès verbal de la séance de ce jour, qui fera partie de nos archives nationales. "


Le Président François Tombalbaye devait rappeler de son côté :


" C’est la deuxième fois que le chef d’état nigérien prête ses bons offices pour ramener le calme entre le Tchad et ses voisins. Chaque fois, le président de la République du Niger réussit sa mission avec désintéressement et avec le soucis constant qui le caractérise pour la paix en Afrique. "


Allant encore plus loin pour exprimer la gratitude du peuple tchadien envers le président de la République du Niger, l’Assemblée Nationale Tchadienne votait une motion dans laquelle on pouvait lire, entre autres :


" Aujourd’hui, les députés de cette Assemblée réunis en séance plénière, reconnaissent que le peuple du Tchad doit un tribut de gratitude à Son Excellence le Président El Hadj Diori Hamani, pour l’oeuvre de paix entreprise au bénéfice de la Libye et du Tchad.


" En conséquence, au nom du peuple de la République du Tchad, dont ils sont les mandataires officiels ils adressent leurs chaleureuses félicitations à Son Excellence le Président El Hadj Diori Hamani, pour le succès qu’a connu sa délicate mission. "


Le colonel Kadhafi, le président Boumédienne et le président Ahidjo devaient également adresser de longs et chaleureux messages de félicitations au chef de l’État nigérien.

UN JOURNALISTE BELGE AU NIGER


M. Étienne Ugeux, du quotidien bruxellois " Le Soir ", a visité dernièrement le Niger et rapporte ses impressions dans trois longs articles parus dans les livraisons des 5, 6 et 7 avril de son journal. Sur le plan des affaires étrangères en particulier, il explique clairement la position du Niger.


La politique étrangère du Niger ?


" Si le président nigérien se réjouit de l’apport tactique et stratégique de la coopération de l’ancien colonisateur, il n’en souhaite pas moins diversifier le plus possible l’assistance étrangère. "


" C’est pour cette raison que le gouvernement nigérien a ouvert depuis peu sa porte aux pays de l’Est à l’égard desquels il manifeste une certaine réticence. "


" Cette politique, à la fois d’ouverture et de non-engagement, est la confirmation que le Niger n’est la "chasse gardée" d’aucune puissance. Et ceci ne plaît évidemment pas à tout le monde ! "


Les problèmes de la Rhodésie et de l’Afrique du Sud ?


Le président de la République fait une nette différence entre les deux, relève M. Étienne Ugeux qui rapporte avec précision la déclaration du chef de l’État nigérien :


Le problème rhodésien est un problème britannique. Il faut bien le dire, les Rhodésiens blancs sont des Britanniques. La Grande-Bretagne est capable de manifester le même courage que la France envers les colons d’Algérie. "


Quant aux Blancs sud-africains, les Africains ne leur contestent pas leur qualité d’Africains. Ce sont de mauvais Africains mais ce sont des Africains. Ils habitent le continent noir depuis des siècles. Nous ne leur reprochons nullement la couleur de leur peau. Mais nous condamnons cette abominable politique d’apartheid. Nous leur demandons de rectifier leur conception à l’égard de leurs compatriotes noirs. La question raciale n’est pas soulevée par les Africains mais par les Blancs. "


" Il n’est pas concevable dans la pensée d’aucun leader africain responsable d’expulser les Blancs de leur patrie. Le préalable que demande la majorité des Africains, c’est qu’un dialogue s’établisse à l’intérieur même de l’Afrique du Sud. Et toute l’Afrique alors sera prête à discuter. "


La coopération entre le Niger et la Belgique ?


" La proposition nigérienne de nous intéresser à l’important gisement d’uranium d’Akokan, situé près d’Arlit a peu de chance d’aboutir. La Belgique semble assez peu concernée par l’avenir de la politique énergétique mondiale en l’an 2000, c’est-à-dire demain... "


" La coopération, c’est aussi quelque chose qui concerne la Belgique. "


" On peut espérer qu’à l’égard du Niger la Belgique se souviendra que le président Diori Hamani fut notre ami des bons et des mauvais jours. Il fut un conciliateur précieux à une époque particulièrement troublée pour notre pays en Afrique. Nous avons contracté à son égard une dette de reconnaissance qui est loin d’être apurée... "


" En outre, contrairement à ce que certains peuvent s’imaginer, accroître notre assistance au Niger ne serait pas un acte tellement gratuit. L’inventaire de ses richesses minières n’est pas clôturé. C’est un argument à faire valoir à ceux qui considèrent l’aide aux pays en développement uniquement comme un placement à échéance plus ou moins rapprochée... "

LE PLANNING FAMILIAL AU NIGER


Sur le plan de la régulation des naissances, les pays anglophones d’Afrique sont plus avancés que les francophones. Pourquoi ? Tout simplement parce que le Parlement français avait voté, en 1920, au lendemain de l’hécatombe de la première guerre mondiale, une loi interdisant la propagande des méthodes de contraception. La transposition rigide de cette loi française, jointe à la tradition catholique, transposée elle, par les missionnaires, avaient rendu le problème tabou.


Les temps ont changé. C’est pourquoi le docteur Amadou Mossi, secrétaire d’État à la Santé Publique, avait invité une délégation du Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF) à séjourner au Niger

et à y rencontrer les dirigeantes de l’Union des Femmes Nigériennes, des médecins, des enseignants, etc., durant la seconde quinzaine du mois d’avril.


Avant de recevoir la délégation du MFPF, le docteur Mossi avait organisé une réunion préparatoire, en présence des chefs religieux musulman et catholique pour bien délimiter le problème.


Il a été tout d’abord précisé que planning familial signifie " espacement " et non " limitation " stricte des naissances ; que ce but doit être atteint par un vaste mouvement d’information, d’éducation, qui aura pour résultat de substituer l’enfant " désiré " à l’enfant " subi " ; qu’il s’agit de préserver la santé de la mère que des grossesses successives — jointes à un travail ménager harassant (transport de l’eau et du bois, pilage du mil) — décalcifient et flétrissent à 30 ans ; qu’il vaut mieux avoir moins d’enfants mais qui vivront alors qu’à l’heure actuelle, la mortalité infantile est de l’ordre de 50 %.


La presse nigérienne, qui a participé largement à cette campagne d’information, relevait que ce taux élevé de mortalité est en grande partie la conséquence de grossesses rapprochées qui amènent forcément la mère à sevrer l’enfant très tôt, sans que les aliments artificiels équivalents — trop souvent ignorés ou inconnus — assurent la relève. Il convient à ce propos de regretter que la coutume qui voulait que les époux se cantonnent dans une parfaite continence durant les deux années qui suivaient une naissance se perde presque partout au Niger.


Enfin, le problème de la démographie a été mis en évidence par le docteur Mossi qui a tenu à indiquer que suivant l’hypothèse basse d’un taux d’accroissement de 2,75 %, la population du Niger serait de 8 500 000 âmes en l’an 2000...

UNE JEUNE FRANÇAISE À L’HONNEUR


Le quotidien " Le temps du Niger " du 6 avril 1972 publie en première page la " Décision n° 13 " du secrétariat d’État à la Santé Publique accordant un témoignage officiel de satisfaction à Mlle Madeleine Delaire, du corps des " Volontaires du Progrès ", infirmière au Dispensaire d’Arlit. Le texte de la " Décision " met en relief la " haute valeur morale et professionnelle " de l’intéressée, ainsi que " ses connaissances techniques, son efficacité, son dévouement et ses qualités humaines ".

UNE ORGANISATION EN PLEIN ESSOR


Mme Safiatou Noma est la secrétaire générale — particulièrement dynamique — de l’Union des Femmes Nigériennes (UFN). Par des contacts nombreux et une large campagne d’information, l’UFN essaie, en dépit de la médiocrité de ses moyens matériels, de mobiliser les femmes afin de les amener à " oeuvrer auprès des hommes pour faire progresser le pays " ; et aussi " pour faire de la femme nigérienne une femme à l’esprit ouvert, capable d’allier le nouveau et le traditionnel de façon à assurer son intégration harmonieuse dans la société moderne nigérienne ".


Dans le cadre général de ce mouvement de prise de conscience, 200 dirigeantes et militantes des différents quartiers de la capitale avaient emprunté deux bus et deux camions pour participer à une réunion commune avec la section de l’UFN de Dogondoutchi, ville située à environ 200 km de Niamey.


Dans son compte rendu public, la secrétaire générale de l’UFN de Dogondoutchi a mis en relief ce qui était déjà acquis :


" La femme nigérienne commence à être considérée comme la collaboratrice de l’homme, sa compagne respectée et active ; des centres sociaux, des PMI, des maternités ont été créés ; des sage-femmes sont formées et vont professer dans tout le pays ; on encourage de plus en plus les filles à aller à l’école ; le mariage forcé est en train de disparaître du pays... "


Après avoir remarqué que tous ces succès contribuent à donner à la femme nigérienne le rôle auquel elle a droit au sein de la nation, elle demandait que la flambée de divorces soit arrêtée par un renforcement de la législation sur ce plan.


L’une des décisions prises durant cette réunion commune a été de " faire prendre conscience aux femmes de la région du Dallol Maouri de leur pouvoir économique puisqu’elles cultivent la terre comme les hommes et qu’elles se sont spécialisées dans le voandzou, appelé " arachides de femmes ".


En clôturant la réunion, Mme Aïssa Diori, épouse du président de la République, a tenu à rendre un vibrant hommage aux femmes du Dallol Maouri " pour leur courage, leur sens du travail et du devoir qui font l’admiration de tout le pays ".

L’ARMÉE ET LA POLICE


Dans le cadre de la Fonction Publique, les Forces Armées Nigériennes (FAN) et la police méritent une mention spéciale.


Les effectifs des FAN n’ont jamais été bien nombreux, puisque le nombre total des recrues incorporées depuis leur création, le 1er août 1961, s’élève à 4300 environ.


L’armée nigérienne est considérée comme l’un des creusets de la nation : les recrues venant de toutes les ethnies du pays non seulement cohabitent, mais

apprennent à s’estimer mutuellement et à saluer le même drapeau national. C’est aussi une école de formation de cadres en tous genres (constructeurs de camions, mécaniciens, infirmiers, spécialistes du bâtiment, frigoristes, radios, dépanneurs radios, etc.). Ainsi, bon an mal an, l’armée forme une centaine de techniciens fort prisés par les différents secteurs de l’économie qui les récupèrent dès leur démobilisation.


Depuis peu, les FAN s’occupent également de la construction et de l’entretien du réseau routier du pays. En effet, après un entraînement intensif en Allemagne d’une demi-douzaine de cadres nigériens, une compagnie du génie a été créée en octobre 1970. Elle est dotée de matériels lourds de génie offerts par l’armée allemande. Toujours sur le même plan, l’Armée a incorporé en novembre 1971 200 nouvelles recrues qui participeront à la construction de la route de l’Unité, financée par un prêt canadien, sous la direction d’une firme de Montréal.


Quant aux forces de police, leurs effectifs s’élèvent à un peu plus de 2000 hommes. Elles s’occupent aussi bien des travaux administratifs propres au service, que de l’émigration, de la police des frontières, de la garde des ministères et des préfectures et sous-préfectures, de la police judiciaire, de l’escorte des fonds, du service de la carte d’identité, du maintien de l’ordre en zones rurales, etc.


A titre de simple comparaison, il convient de relever là aussi, que les personnels de la police représentent 1,2 % des forces de police en France — pour un territoire 2,5 fois plus étendu que le territoire français — et disposent de moyens de communications plus que modestes.


Il est vrai que le nombre des délits signalés en 1970 s’est élevé à 574 seulement sur l’ensemble du territoire de la République, dont un seul cas d’homicide volontaire. En 1969, il y en avait eu deux.


A noter enfin le bel esprit de civisme montré par la fonction publique, en dépit du blocage des soldes entre 1963 et 1967, dans le cadre du plan d’austérité décidé par le gouvernement.

NOUVELLES BRÈVES


4.4. Signature à Niamey par des représentants du Mali, de la Mauritanie, du Nigeria et du Niger, des statuts de la SADIAMIL (Société Africaine de Développement des Industries Alimentaires à base de Mil et de Sorgho) dont le but est d’étendre l’expérience acquise par le Niger dans la fabrication industrielle de farine de mil réfractaire au rancissement.


10.4. Ouverture à Niamey, de la première session de 1972 du Conseil Économique et Social, par son président, M. Courmo Barcougné. Cette session devait durer jusqu’à la fin du mois d’avril.


10.4. Début d’une réunion d’experts de la Commission du Bassin du Lac Tchad. Le but de la réunion est d’élaborer une charte qui assurera à la commission et à chaque État membre une exploitation optimale des ressources hydrauliques du bassin, sans porter atteinte aux programmes en cours et aux plans de développement des autres États membres.


Le Tchad, le Cameroun, le Nigeria et le Niger, tous quatre riverains du Lac Tchad, sont les membres de cette commission.


18.4. Une loi porte création de l’Institut National de Gestion qui groupera et gérera les participations que détient l’État nigérien dans diverses sociétés de droit nigérien. Par ailleurs, cet ING aidera certaines sociétés mixtes à coordonner leurs activités et leur apportera une assistance pour améliorer leur gestion.


20.4. Départ pour Washington de deux officiers de police nigériens pour un stage de quatre mois environ. Dix-neuf autres policiers nigériens ont suivi jusqu’ici des stages similaires aux USA.


25.4. Fin des travaux du séminaire de formation syndicale. Ouvert le 20 avril le séminaire organisé par l’Union Nationale des Travailleurs Nigériens avec la collaboration de la Confédération Internationale des Syndicats Libres, a terminé le 25 avril ses travaux dans la salle de conférences du centre national audiovisuel.


29.4. Présentation par M. Andréa Sylvester Massiye, de ses lettres de créance l’accréditant comme ambassadeur de Zambie au Niger.


Édité par EURAFOR PRESS
Pour le Centre d’Information du Niger


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Rédacteur en Chef : J. Baulin


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